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 Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]

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Nelïya Fox

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MessageSujet: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Mer 28 Avr - 22:58

Petite illustation :



Montmartre, point culminant de Paris, une butte qui s’élevait à 130 m, et qui était le poumon artistique de la capitale. Picasso ou encore Van Gogh, avaient jadis foulé cette terre, sur laquelle Nelïya cheminait, sous une nuit sombre illuminée sous un croissant de lune, délaissé par les étoiles, cachaient derrière les nuages de pollution.

Montmartre avec ses galeries, et ses musées. La colline de l’art, en personne. Voilà celle que notre jeune voleuse visait aujourd’hui. A partir de ce soir, elle reviendrait ici la nuit, faire de ce terrain, le sien. Elle devrait apprendre chaque recoins, s’accoutumer à ses ruelles, connaître ses impasses, savoir s’y orienter, savoir s’y cacher. Car ce serait ici qu’elle ferait ses premières prises. Le Louvre attendrait. C’est ici qu’elle chaparderait en premier, s’amusant à déclencher les systèmes de sécurité, se laissant poursuivre, pour enfin échapper aux policiers, et se jouer d’eux, encore et toujours.
Mais pour cela, elle devait connaître, terre et toit de ce nouveau territoire. Voilà donc ce qui l’amenait si loin de son hôtel situé dans le sud de Paris.

Devant ses yeux, se dressait, la Basilique du Sacré-Cœur. Majestueuse, immuable depuis 1875, date à laquelle la première pierre avait été posée, elle surplombait la capital. Elle la dominait.
Malgré son aversion pour les lieux religieux, nature de vampire oblige, la jeune femme ne pouvait qu’être soufflée par la somptuosité, de cette Basilique.
Pour autant, elle ne s’éternisa pas 10000 ans à la contempler. Elle n’était pas venue pour cela.
Il était 22h30, et la vampire arborait une tenue de sport noire. Dans un mouvement elle rabat sa capuche sur son visage, puis change sa forme, délaissant, sa peau d’humaine, pour celle de vampire. Il n’était pas assez tard pour que les ruelles soient vides, et elle ne tenait pas à attirer l’attention par son physique. Elle savait déjà qu’un sportif en plein nuit intriguerait déjà assez la population, inutile donc d’en rajouter une couche.

Premièrement, elle n’utiliserait pas trop ses pouvoirs, pas avant d’être sur d’une certaine solitude. Il fallait être prudent, et un lieu si touristique à à peine 22h30, était encore peuplé.
Elle commença par un exercice facile, il s’agissait de gravir les marches qui menaient à la Basilique, le plus rapidement possible, humainement dans un premier temps. D’abord elle les gravit deux par deux. Elle en arriva essoufflée en haut, cela va sans dire, pourtant elle recommença, encore une fois, et même deux. Lorsque ses jambes lui indiquaient que l’effort était trop éprouvant elle s’arrêta, et reprit son souffle. Fit une pause d’une dizaine de minutes. Puis vérifiant, que elle se trouvait bien seule, elle reprit l’exercice, cette fois, elle usa de son pouvoir de vitesse accrue, pour gravir trois par trois les marches. Etrangement l’exercice lui sembla moins éprouvant.
Elle travailla ainsi son endurance pendant une bonne heure. Puis alors que 23h30 s’annonçait, elle décida, d’aller voir un peu plus en profondeur les rues de Montmartre.

Sa main alla chercher un plan du quartier, elle essaya de ne pas penser à la difficulté qu’allait être celle de retenir tous les noms de rues, et se décida pour un petit itinéraire, qui passait par les plus petites ruelles. S’étaient les plus intéressantes lors d’une course poursuite. Elle rangea le plan, faisant travailler sa mémoire pour se souvenir du chemin qu’elle avait choisit. Ses yeux sans le moindre mal, distinguaient le moindre détail des façades, et les imprimait dans son esprit. Plus elle progressait, plus elle aimait cet endroit. Les vieux bâtiments, que l’on avait conservaient, donnaient à l’endroit un esprit de retour dans le passé. Pas question de trouver ici des hauts immeubles vitrés, le cœur touristique du quartier était fait de bâtiments en pierre, et de rues pavées.

Elle s’arrêta alors face à l’un des bâtiments, elle voulait rejoindre la rue de derrière… Et si elle allait voir du côté des toits pour s’y rendre ?
L’escalade n’avait pas été le domaine où elle s’était montrée le plus à l’aise depuis sa « réorientation », mais les murs effrités par la pluie, et rongées par le vent étaient couverts de fissures, et de creux. Sans oublier l’architecture soignée des façades qui facilitait l’exercice ; ornement, et relief gravés dans la pierre, offraient assez de prises pour faciliter son ascension.
Cela lui ferait un bon entrainement ! Un coup d’œil dans la rue, elle était seule… Sa main chercha une fissure, et l’agrippa… Concentrée, elle commença à hisser ses 55 kilos, le corps collé contre la pierre, et les mains comme les pieds, fermement cramponné aux maigres prises. S’était toujours le début qui était difficile, à une certaine hauteur, les ornements étaient assez nombreux pour une progression plus efficace. Sans regarder sous ses pieds, et oubliant la distance qui devenait de plus en plus grande sous ceux-ci, elle grimpa, et arriva au toit.
D’un revers de main, elle essaya la sueur qui avait perlé sur son front, elle jeta un regard rapide vers le sol, puis reporta son attention sur les toits. Elle voyait à présent Montmartre, « de haut ». Un sourire étira son visage, rien que pour pouvoir sillonnait les toits, ça valait le coup d’être une chapardeuse !
Prudemment, elle progressa. Dans la nuit elle n’était à présent qu’une ombre sur un toit. Une ombre discrète, qui se fondait dans le noir.
Et si personne ne la voyait, ses yeux d’ambres eux ne perdaient rien du spectacle qui se passait face à elle, ou en dessous.
Bientôt, il lui fallut changer de toit pour continuer sa progression. Elle étudia soigneusement, la distance … Hum, une ruelle s’étendait entre les deux. Mais le toit sur lequel elle voulait se rendre était plus bas… Elle pencha la tête sur le côté. Il lui faudrait prendre sa forme de louve pour sauter et l’atteindre. Elle tâta ses poches … A part son plan elle n’avait rien dedans. Tant mieux. Si ses vêtement mutaient en même temps qu’elle, ses poches elles se videraient de leur contenu !Elle mit le plan dans le petit sac à dos qu’elle avait, et qui contenait ses autres affaires, elle resserra les bretelles de celui-ci, et se changea.
Sa prise d’élan était petite, mais avec sa vitesse accrue, elle serait suffisante. Du moins s’était à espérer si elle ne voulait pas s’écraser comme une merde, 10 m plus bas >.<.
La louve prit une inspiration, s’assura que le sac à dos était assez serré, pour ne pas la déranger. Puis elle bondit en avant projetée par un arrière train puissant, arrivé au bord du toit, son dos s’arqua, et elle détendit ses postérieurs, pour se projeter dans le vide… L’espace d’un instant, elle crue avoir des ailes, son cœur se serrait dans une sensation d’excitation intense, alors que son corps était suspendu dans les airs. Sans difficultés, et avec souplesse et discrétion, elle retomba de l’autre côté, après quoi elle reprit sa forme.
Un sourire satisfait sur le visage, elle jeta un coup d’œil à l’obstacle franchit, et continua.

Elle était déjà arrivée à la ruelle dans laquelle elle voulait se rendre. Elle parcourra le toit, cherchant un endroit propice pour une descente aisée. De nouveau son corps se collait contre le mur, mais pour cette fois descendre. Non sans un certain soulagement, elle retrouva bientôt le sol sous ses chaussures.

Son regard balaya la ruelle, c’est alors qu’elle le vit …Le monstre… Ses yeux jaunes brillant dans la nuit, comme deux flambeaux vicieux, et étaient braqués sur elle. Elle réprima un frisson de dégout, elle pouvait presque sentit d’ici son haleine de Whiskas mêlée au relent de souris morte, et d’oiseaux gobés. Son pelage court était roux, et il se détachait dans la pénombre.
Le matou, n’était pas à plaindre, il était gras, et ainsi couché sur le haut de son perchoir, on aurait dit une boule. Une grosse boule de graisse, avec des yeux pervers.
Elle essaya de l’ignorer. Mais, lui ne semblait pas vouloir qu’elle le fasse. Sa tête, ronde ornée de deux petites oreilles, pointues comme les cornes d’un démon, se tendit vers elle. Sa petite bouche s’ouvrit sous ses babines joufflues, laissant apparaître de petits crocs aiguisés, laissa échapper un terrifiant et ténébreux … « Miou », qui n’avait pas d’autre but que de rattacher l’attention de la vampire. Mais tout cela n’était qu’un stratagème, pour la piéger, comme il avait piégé les pauvres mortels qui l’avaient recueillit, et nourrit pour qu’il s’engraisse, dans l’abondance, et la fainéantise.
Mais Nelïya n’était pas dupe… Elle savait ce qui se cachait sous cette allure de peluche… Leurs douces pattes, n’étaient en faite que le repaire de leurs griffes rétractiles, redoutables épieux d'Alpha-kératine, qui labouraient sans précaution les bras, de leur propriétaire, pour une caresse de trop. Sans oublier leur petite bouille, adorable ? Qu’en apparence, croyez moi, car leur petit minois renfermait en réalité, de sacrées quenottes élimées comme ses aiguilles, qui vous laissez un très mauvais souvenir lorsque elles se retournaient contre vous au cours d’un « jeu ».
Non, les chats n’étaient pas mignons, ou chou… Ils étaient vils, malins et profiteurs. Ils avaient tellement bien arrangés leur plan que maintenant, il était presque vu comme signe de bonheur et d’harmonie dans un foyer. Pfff n’importe quoi !
Le félidé, bondit alors, et dandinant son ventre pendant de graisse, il trottinait vers la vampire, sans prendre garde au regard noir qu’elle lui lançait. Il se frotta à sa jambe… Elle le repoussa immédiatement. S’il croyait qu’elle était assez dupe pour se faire attendrir par des petits ronronnements…

- vas –t-en toi … Vas berner quelqu’un d’autre… Tu n’auras rien de moi sac à moustache !

L’animal ne se laissa pas démonter, apparemment trop sûr de ses capacités de séduction il revint à la charge. Cette fois, elle lui décolla un coup de pied, il se retrouva étourdit un instant, mais en plus d’être gras, il était apparemment aussi maso, car il trottina de nouveau vers elle, pour se frotter une nouvelle fois. La jeune femme perdait patience…

-Vas –t-en, sinon je te jure que tu ne va pas aimer ce qu’il va suivre …

Obstinément le felin, continuait à se frotter à elle. Alors, elle se changea en loup. Son corps se changea dans une harmonie, et une grâce qui aurait fait jouir les plus grands spécialistes d’effets spéciaux. Une louve haute de 85 cm au garrot, au pelage court, d’une couleur fauve clair ombrée d'un marron noirâtre, fine et élancée, avait replacé la jeune femme, et montrait les crocs, menaçante.

Le chat, releva la tête pour tomber nez à nez avec celle du canidé. Enfin ce comédien montra sa véritable nature, ses oreilles plaqués sur sa nuque, son poils hérissé, le laissant paraître encore plus gros qu’il ne l’était, ses yeux grands rapetissaient et lançant des éclaires, ses griffes sorties, et ses petits crocs dévoilés... Mon dieu qu’il était laid... mais voilà son véritable visage de démon. Un râle puissant sortit de sa gorge, et répondait au grognement de la louve.
Il ne perdit pas de temps pour attaquer le premier. Ses griffes déjà essayaient de percer les yeux de la louve, qui agilement avait prévu l’attaque, et avait bondit sur le côté …
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Alessa Van Henn

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Ven 7 Mai - 12:04

# La nuit est sombre, bercée par les nuages qui, du haut de leur piédestal, s'en viennent dissimuler la pâle lueur de la lune... #

Assise sur le rebord de sa fenêtre et adossé contre le cadre en bois, elle regardait Montmartre s'étendre sous ses yeux.
La journée avait été longue, et que trop peu agréable. Ça n'était pas seulement ce réveil brutal à huit heures du matin qui l'avait dérangée. C'était tout ; tout ce qui avait suivi.
C'était le risque pour bosser avec la mafia. Quand un imprévu survient et qu'il faut rendre les travaux plus tôt, on se retrouve sortie du lit par trois brutes armées qui ne connaissent ni le respect ni la délicatesse.

# J'suis une chatte, bordel ! J'ai besoin d'au moins onze heures de sommeil par jour ! #

Mais qu'en savaient-ils, eux ? A leurs yeux, elle n'était qu'une jeune femme célibataire qui ne vivait que pour et par son art. Peut-être auraient-ils été plus doux avec elle s'ils avaient su qu'elle était l'auteur des morts de la moitié des hauts gradés décédés ces huit dernières années. Mais après tout, s'ils l'avaient su... Elle ne bosserait plus pour eux, et aurait été forcée d'abandonner son quotidien paisible.
Alors, à huit heures, elle se contenta de suivre les directives, sans rechigner. Elle avait besoin de rester en bons termes avec ces salopiauds de mafieux, si elle voulait pouvoir atteindre son but. Sans compter qu'ils l'entretenaient... Elle avait beau avoir toutes les économies de ses parents, ça ne lui permettrait sans doute pas pour autant de survivre éternellement. Et puis, avoir de l'argent de côté, c'est toujours utile... Quand on travaille dans un tel milieu.

Elle avait passé toute la matinée à terminer sa reproduction de La Madonne d'Edvard Munch. Une commande envoyée deux jours plus tôt à peine, et qu'elle devait renvoyer pour la semaine suivante. Allez savoir ce qu'il s'était passé pour qu'on vienne la lui réclamer le surlendemain. Quoiqu'il en soit, ça devait être quelque chose d'important. Et Alessa s'était dit que c'était là l'occasion de monter en grade et de se faire un meilleur nom. Elle avait donc pris soin de bien s'appliquer, de ne pas mélanger trop inconsciemment les différentes couches et d'utiliser les bons matériaux.
En général, et elle le savait, les plus grands maîtres en matières d'art pouvaient, potentiellement, reconnaître ses oeuvres comme potentiellement fausses, et encore, il leur fallait du temps et de l'observation.


Alessa était douée, elle le savait. Mais cette Madone, celle-ci... Seul le Carbone 14 pourrait prouver sa fausseté.
Et c'était là que les substances chimiques apparaissaient... Particule Bêta pour empêcher le fonctionnement de ce procédé traître. Il était inclus dans le pseudo-vernis qu'elle utilisait pour vieillir les couches de peintures. Jusqu'à maintenant, on ne lui avait encore renvoyé aucun tableau.
Alors... Elle considérait que sa méthode était bonne, et qu'il était donc inutile d'en changer.

Ainsi contre sa fenêtre, à mirer les quelques passants défiler dans la rue, elle se surprit à sourire en pensant à cette Madone qu'elle trouvait si fascinante. Elle avait pris du plaisir à la peindre. Et elle espérait que personne ne viendrait se plaindre de son travail.
Relevant les yeux vers le ciel entravé de nuages sombres, elle repensa à son après-midi. Pas très glorieuse elle non plus, puisqu'elle avait dû rencontrer un des responsable du transfert de sa Madone. Un type pas franchement net, mais ça, c'était compréhensible. Son aversion pour les femmes, en revanche... Une après-midi longue et terriblement agaçante. Tout ça pour qu'au final on lui dise de ne rapporter le tableau que le lendemain, à huit heures et demi.
Encore un réveil qui ne sera loin d'être agréable.
Alessa détourna alors son regard de la fenêtre contre laquelle elle avait le visage, et avisa le tableau sur son chevalet.


" Un véritable chef d'oeuvre, que cette Madone-là... Tu étais bien doué, Edvard. Je crois que j'aurais adoré apprendre de toi. "

Et c'est alors qu'elle vit une ombre traverser son atelier. A la fois surprise et intriguée, son premier réflexe fut de tourner la tête vers l'extérieur, guettant la moindre menace. Mais il n'y avait rien. Juste une personne qui progressait prudemment sur les toits. C'était bien inhabituel de voir des gens faire ça à une heure si tardive... Et si Alessa n'avait pas d'excellents yeux, il allait sans dire qu'elle ne l'aurait certainement pas remarquée.
Elle suivit du regard cet étrange personnage, jusqu'à ce que celui-ci arrive au bord du bâtiment qu'il traversait et ne se transforme en loup pour sauter et rejoindre le bâtiment d'en face.
La surprise d'Alessa fut telle, qu'elle ne réagit pas immédiatement. En fait, elle faisait souvent l'acrobate sur les toits... Mais voir un loup le faire c'était assez... Horripilant. Comme si ces bestiaux pouvaient avoir la prétention d'être assez agile pour grimper aux toits et se la jouer Spiderman dans les rues !
Lorsque le loup disparut de son champ de vision, elle se releva de sa fenêtre et, passant la tête au dehors, chercha l'abject animal du regard.
Mais il n'était plus là. Comme évaporé.
Déposant ses mains sur ses hanches, elle grommela avant de descendre les deux étages qui la séparaient du plein-pied.


" Sale cabot... Je préfère largement les vampires en chauve-souris. C'est d'autant plus facile pour les gober... "

En réalité, elle n'avait rien contre les vampires... Si ce n'était leur satanée forme canine.
Enfilant une veste qu'elle referma sans même s'arrêter, elle quitta son appartement, bien décidée à retrouver cet étrange loup qui se croyait maître des toits.
Ici, les toits, c'étaient son terrain de jeu. Et il était inenvisageable qu'elle laisse un rapiat tel que ce loup y flâner impunément.
Son premier réflexe fut de suivre le trajet que le bestiaux avait emprunté, en suivant les bâtiments sur lesquels il marchait. Cependant, lorsqu'elle arriva à la ruelle qu'il était sensé avoir traversé sous sa forme "hybride", elle se trouva fort incapable de deviner quel miraculeux chemin il avait dû emprunter.
Il fallait l'avouer : elle n'avait aucune idée de l'endroit où ce stupide animal avait pu se rendre. Et pis encore, elle ne s'expliquait pas encore pourquoi elle avait décidé de le suivre... Qu'allait-elle faire une fois en face de cette abomination ? S'hybrider, lui mettre une raclée et une fois de plus devoir refaire sa garde-robe ? Très peu pour elle... Elle avait de l'argent, mais elle ne avait aussi relativement marre de le perdre dans des fringues.
C'est alors que soudain, elle fut tirée de ses hypothèses par un feulement sourd qu'elle connaissait bien: le feulement offensif.
Encore un combat de félins pour l'arrière-train d'une minette en chaleur ?
Non, pas cette fois... Car il n'y avait qu'un feulement. Et à moins que ce chat ne soit en train de se battre contre lui-même, il était en danger.
Alessa s'engouffra alors dans la ruelle que devait avoir traversé le loup, puis tourna à la suivante avant de retrouver, à quelques mètres de là, son vieil ami en train d'attaquer Pitz, le matou de la vieille Madame Rosa... Enfin "attaquer" était peut-être un peu prématuré comme terme puisqu'en réalité, il ne faisait qu'esquiver les sauvages griffes du gros chat roux. D'ailleurs... Ca n'était non pas un loup, mais une louve. Et avant même de décider d'aller sauver ce pauvre Pitz, Alessa se rappela que de tous, c'était bien la louve la plus calme... Mais aussi la plus violente quand elle est vexée.
Et ce Pitz qui s'entêtait. S'il continuait, il allait finir par se faire arracher la gorge. Et ça, Alessa ne le supporterait pas.


" Hey !! "

Elle savait très bien que crier ne changerait pas grand chose, mais elle voulait au moins détourner l'attention de ce maudit loup. Faisant plusieurs pas précipité pour se rapprocher des deux, elle s'arrêta finalement, ramassant à terre des cailloux traînant sur le pavés, et visant non sans force l'affreux canidé qui osait s'en prendre à son ami.

" Saloperie de bête, tu mériterais que la crucifixion ! "

Des termes bien peu appropriés pour un loup... Mais après tout... N'était-ce pas un vampire qu'elle avait devant elle ?
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Dim 9 Mai - 15:02

Le but premier recherché par Nelïya avait été de faire peur au chat, tout en lui faisant passer l’envie de revenir se coller à elle. Elle avait pensé que son allure canine et quelques grognements menaçants feraient fuir ce petit gêneur. Mais loin de se montrer apeuré, le minou se montrait plutôt téméraire… S’était bien sa veine, à Nelïya, ce crétin de chat l’avait d’abord prit pour un poteau contre lequel on se frottait, et maintenant voilà qu’il la prenait pour un punching-ball ! Ne s’en débraserait-elle donc pas sans violence ?

Habile et rapide, son corps se muait dans diverse positions, et cabrioles farfelues pour esquiver les coups, quand à ses grognements, sensés impressionner l’ennemi, ils n’avaient pas grand impacts, car le chat semblait s’en soucier autant que de sa première croquette ! Sans fuir, il agitait ses redoutables griffes, dans tout les sens, visant soigneusement les yeux, ou même la truffe, dans le but de prouver la supériorité féline, et de terrasser l’intrus au parfum de canidé.

Nelïya quand à elle, commençait à trouver un côté très enrichissant à ce petit affrontement. En effet, il constituait un parfait entrainement à l’esquive ! C’est qu’il fallait la voir cette petite boule furieuse qui poussait des feulements hystériques, en s’agitant comme un vers, et qui, dans toute sa combativité, gonflait son corps bedonnant, comme pour se mettre au même volume que la louve, se jetant dans le duel avec toute la hardiesse féline, pour perpétrer avec honneur la querelle ancestrale qui avait toujours opposée chien et chat.
Elle était très impressionnante, et plutôt amusante à regarder. Si les louves avaient eut des cordes vocales leur permettant de s’esclaffer, Nelïya serait surement partit en fou rire, devant ce petit machin très laid qui essayait en vain de la toucher, et qui s’agitait de façon démesuré et grotesque, devant sa passivité et son esquive hors paire.

*Loupé, loupé, encore loupé … try Again !*

La question qui restait été ; jusqu'à quand ce petit jeu allait continuer ? Un bruit de pas précipité dans le bout de la ruelle y mettrait bientôt un terme. Trop amusée à se moquer du chat roux, Nelïya l’entendit à peine, mais une voix féminine recouvra bientôt les beuglements du félin.

" Hey !!"

Trop appliquée à se préserver des attaques de la furie rousse, la louve n’y prêta pas attention. Peut être aurait-elle dût… cela lui aurait peut être évité de se manger un caillou en pleine tête !
Ahurit de cette attaque surprise, la canidé, secoua la tête, et la releva, daignant enfin porter une seconde d’attention à la silhouette humaine qui se dressait au fond de la ruelle et vociférait à son égard :

"Saloperie de bête, tu mériterais que la crucifixion !"

Profitant de ce renfort improvisé, qui avait détourné une fraction de seconde l’attention de la louve, le chat attaqua de plus belle. Du coin de l’œil, Nelïya, distingua les griffes crochues fendre l’air en sa direction, elle releva de justesse la tête, esquivant de très peu une attaque qui lui aurait couté une retine. Frustrée de s’être fait si facilement déstabilisée, elle décida que le jeu était terminé !Un grognement sauvage monta dans sa gorge, ses babines se retroussèrent à leur tour, dessinant un sourire furieux, sa patte fendit l’air et toucha le félin, l’étourdissant, puis, sa gueule ouverte fondit sur Pitz, l’obligeant à laisser de côté son offensive, au profit de la défensive qui lui fit faire un écart. Un claquement sec de mâchoire, et un grognement hargneux de la part de la louve plus tard, et le chat détalait comme un lapin disparaissant de sa vue.

Et un de moins !Nelïya, le corps encore agité de sa colère passagère, reporta son attention sur l’intrus ; Une silhouette fine et subtilement proportionné par les dieux, une chevelure brune, des yeux froncés qui lançaient des éclairs, une femme qui ne devait pas dépasser les 30 ans, se trouvait là et la provoquait d’un regard assassin.

Si elle ne s’était pas trouvée à Paris, Nelïya n’aurait pas eut trop de soucie à se faire. Lorsque elle prenait sa forme animale dans les autres villes, les gens la prenait pour un chien. Ce qui n’était pas si surprenant, imaginez qu’à Rennes, un homme affirme avoir vue un loup se balader en plein cœur de la ville, on l’aurait prit pour fou ! Plus facilement, on imaginait avoir vue un croisement entre un Husky et Berger Allemand, qui aurait donné un chien errant aux allures proches de son cousin sauvage qu’était le loup.
Mais dans la capitale, ce n’était pas si évident de se faire passer pour un chien. Ici, croiser un loup, s’était presque « habituel ». Disons que personne ne s’en choquait, puisque beaucoup connaissait cette capacité vampirique.

Nelïya se doutait donc que cette personne avait vue en elle le vampire. Et quand bien même, elle aurait une hésitation sur la race du canidé, le fait qu’il porte un sac à dos à la façon « humaine », lui avait surement mit la puce à l’oreille !
Pas de doute, Nel était grillée ! Intérieurement elle ragea, si cela n’avait pas été un entrainement elle aurait pu être sérieusement dans la merde ! Sa véritable nature ne devait pas être connue par ses futurs poursuivants !Ce manque de professionnalisme qui avait poussé l’adolescente à prendre son autre forme pour faire fuir le chat, et pour ensuite jouer avec lui, lui aurait été fatal hors entrainement !

Ignorant l’appartenance de la jeune femme au clan des hybrides félidés, la vampire comprit que la menace de crucifixion visait sa nature, plus que sa forme animal. Elle s’en sentit profondément agressée, alors que le souvenir douloureux du passage à tabac qu’elle avait subit quelques mois plus tôt par un groupe anti vampire refaisait surface. Elle ne supporterait plus l’intolérance dont elle avait été victime !
Ses oreilles se plaquèrent contre sa nuque…
Intérieurement, son caractère impulsif lui dictait de ne pas se laisser lapider, et humilier si facilement, quitte à dévoiler sa forme humaine, pour répliquer à la menace, alors que son côté plus raisonnable lui dictait qu’elle devait partir, pour éviter premièrement de continuer dans l’imprudence, quitte à laisser son honneur de côté, ainsi que pour agir comme elle devrait le faire si la situation se représentait lorsque elle serait en course poursuite.

Furieuse contre elle comme contre l’intruse et frustrée de ne pas trouver la bonne attitude à adopté, la louve renâcla, en envoyant des jappements contrariés en direction de l’humaine
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Alessa Van Henn

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Lun 24 Mai - 12:41

Alessa crut bien un instant que Pitz finirait par y passer. Non seulement, il cherchait la véritable bagarre, mais surtout, la louve qui lui faisait face, elle, n'en était encore qu'au stade du jeu ; et pourtant, elle lui donnait déjà du fil à retordre. Irritée par cet orgueil que bien trop de félins arboraient, elle se retint de hurler à Pitz de dégager avant qu'elle ne s'énerve pour de bon.
Mais fort heureusement, elle n'eut pas à réprimer sa colère bien longtemps, car, dès lors que la louve eut dévoilé ses crocs aiguisés, la boule de poil détala dans le sens inverse, en quête d'un refuge plus sain.
Alessa se surprit à se féliciter d'avoir aussi bien visé avec ses cailloux. Cependant, maintenant qu'elles n'étaient plus que toutes les deux face à face, elle se demandait ce qui allait se passer.
Car après tout, elle préférait ne pas avoir à changer de forme... Surtout face à une simple louve alpiniste. Et puis, si cela pouvait lui éviter d'avoir à retourner faire du shopping, elle qui détestait ça...

La louve, faisant désormais face à Alessa, la fusillait d'un regard à la fois haineux et sur l'offensive. Il était certain qu'elle l'avait échauffée, et la jeune femme se demandait encore de quelle façon elle allait pouvoir lutter si la bestiole devant elle décidait de se jeter sur elle.
Cependant, c'est à cet instant précis que la louve en question aplatit ses oreilles sur sa nuque, et montra les crocs avant de se lancer dans une série de jappements aussi désagréables qu'ils n'étaient ridicules.
Alessa, alors sur ses gardes, se permit de se relâcher, avisant la créature avec à la fois une once de mépris, et d'amusement.
Elle s'était attendue à ce que la bête lui saute dessus et cherche à lui arracher la gorge à coup de crocs acérés, mais à la place, comme craintive, elle s'était contenté de lui aboyer dessus.
Alessa laissa alors échapper un petit rire mesquin avant de manifester un signe de mépris en rejetant sa main vers l'avant, à l'intention de l'animal.


" Ri-di-cule. "

Tout dans ses manières trahissaient de l'amusement et de la moquerie. Elle trouvait cet animal tellement... cocasse.
Mais avant même que la bestiole n'ait pu se décider à changer d'attitude, elle, passait du tout au tout.
En quelques secondes à peine, elle avait perdu de son sourire railleur, et arborait désormais un air froid, arrogant, et profondément exacerbé.


" Tu oses venir conter fleurette aux tuiles de MON territoire !! Et comme si ça n'était pas assez pour toi, tu portes préjudice aux habitants, comme si tu y étais chez toi !! J'ai rarement vu les basses gens de ta race courir sur les toits. Tu n'es pas la bienvenue ici, sale chienne... Alors dégage !!! "

Au départ, son ton tenait plus de la froideur que de l'agacement, mais plus ça allait et moins elle parvenait à contenir sa colère. Elle ne supportait pas ces animaux... Elle ne supportait pas qu'ils s'en prennent aux siens... Et encore moins qu'ils viennent souiller son territoire de leurs déjections putrides et nauséabondes.
Elle ne cherchait en rien la paix, en cette sombre nuit. Elle ne désirait qu'une chose: que cet abomination quitte les lieux, et n'y reviennent jamais.
Elle ne doutait plus désormais que si c'était nécessaire pour cela, elle prendrait sa forme hybride.
Le règne canin devait cesser. Leur idiotie, leur candeur, tout cela était répugnant.
Il était loin le temps où les chats étaient élevés au rang de dieux... Les moeurs avaient changées. Mais ça ne voulait pas dire pour autant qu'elle laisserait ces monstruosités se pavaner la queue en l'air sous ses fenêtres.
Elle les exécrait... Tous. Tous. Pour toujours. Et à jamais.
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Jeu 27 Mai - 21:21

Comme si il n’avait pas suffit à la jeune femme de lapider Nelïya, et de la menacer de crucifixion, elle s’octroya le droit de rire d’elle. Mesquin et méprisant, le roucoulement de son amusement fit dresser d’avantage les poils de la louve le long de son échine.
Sa poitrine se soulevait au rythme d’un énervement croisant… Etait-il réellement possible de rencontrer telle, immonde intolérance dans ce bas monde ? Ou cela faisait partie des « bonus » de la vie, pour lequel Nelïya semblait avoir souscrit à un abonnement, sans avoir rien demandé ? A croire qu’elle avait vraiment le chic pour tomber sur les mauvaises personnes à tout moment. S’en était presque fatiguant…
Au fond d’elle, elle entendait la voix de James qui la prévenait « Les humains ne nous comprendront jamais, ils sont bien trop orgueilleux, pour reconnaître notre valeur qui se situ au dessus de la leur… Par n’importe quel bout, ils finiront par te blesser… Crois moi … » Pour cette phrase elle lui avait décoller une gifle qui avait résonné jusqu’au Japon, elle lui avait dit qu’il était le seul dont l’orgueil était bien trop enflé, et que les humains valaient mille fois que lui… S’était il y 5 ans ou peut être moins… Avait-elle changé d’avis depuis, à propos des mortels ?Elle voulait se persuader que non, qu’elle avait toujours des traces de l’affection qu’elle leur portait, en elle, malgré les cauchemars qui la réveillaient parfois la nuit, lorsque les chants de ses bourreaux refaisaient surface, pour lui rappeler les paroles de James, malgré le fait les belles femmes qui se mettaient à lui jeter des cailloux en pleine tête, en la menaçant de crucifixion. Il fallait passer outre, penser aux autres exemples…

Toujours partagé entre l’envie de se jeter sur la jeune femme pour lui graver à jamais la marque de ses crocs, et lui prouver qu’on ne pouvait pas se permettre de s’adresser à elle de façon se méprisante, et s’en aller pour mettre fin à cette mascarade puéril, car après tout ne disait-on pas « La plus belle trace de mépris est le silence ? », et n’était-ce pas ce que cette donzelle condescendante méritait le plus : le méprit de Nelïya ? La vampiresse fut scotché sur place par les paroles que venaient d’articuler la protectrice en chef des chats du quartier
:

« Tu oses venir conter fleurette aux tuiles de MON territoire !! Et comme si ça n'était pas assez pour toi, tu portes préjudice aux habitants, comme si tu y étais chez toi !! J'ai rarement vu les basses gens de ta race courir sur les toits. Tu n'es pas la bienvenue ici, sale chienne... Alors dégage !!! »

Son territoire ? Elle parlait presque comme un animal … Ou comme un extrémiste nationaliste.

Nelïya en perdit ses grognements
.

*Non mais là ça prend des proportions stupides … C’est pas possible … On vient d’atteindre le point zero, planqué dans les bas fond abyssale de la connerie humaine … Mais elle est totalement fada !*

Porter préjudice aux habitants ? Tout de suite les grands mots ! Elle l’avait même pas effleuré son matou mal léché !Si elle lui avait noué la queue à un pétard, ce qui aurait pu être fun, là elle aurait comprit, mais même pas !
Quand au fait qu’elle n’était pas le bienvenue, ça, s’était pas la peine de préciser, elle avait comprit >.<. Plus question à présent de s’en aller, même si l’humaine semblait totalement irrécupérable, Nel avait bien l’intention de dire son mot sur l’histoire. Si ce ne changeait pas la jeune femme dans son étroitesse d’esprit, ça aurait au moins le mérite de la faire chier !

Et puis d’ailleurs elle n’était pas une chienne, mais une louve, louve !Pas chienne, ils ne parlent la même langue ![je te laisse trouver la référence x)], et elle dirait même pas une louve, mais une vampire qui pouvait en prendre la forme, grande nuance !
Elle était bien dans la merde si elle commençait à se prendre pour une louve, déjà qu’elle galérait à savoir si elle était une vampire ou une humaine, alors elle n’était sortie de l’auberge si elle commençait à s’identifier à un canidé !

La louve haussa la tête et jugea son vis-à-vis, elle était passée d’un état de grand énervement, à un état calme, et pausé. Puis doucement, elle dévoila sa véritable forme, son mufle régressa, ses poils se résorbèrent au profit d’une peau blême, ses yeux se reprochèrent, ses prunelles sombres prirent un couleur ocre, alors ses iris étaient à présent fuselé, ses vêtements réapparurent, et sa chevelure bi colore, jailli du haut de son crane pour encadrer son visage ovale. Sous ses lèvres, ses dents de vampires étaient immaculés, et ses mains ornés de griffes.
-Bon Miss France, faudrait voir à investir dans des substances tranquillisantes, parce que là tu es un peu grave

Commenta la vampiresse, en se redressant.

-Quand au fait que je conte fleurette sur ton … territoire… Bha écoute, fallait pisser dessus, si tu voulais indiquer aux « bas gens » de ma race de ne pas entrer !

Railla Nelïya, même si entre nous elle était bien incapable de comprendre les messages olfactifs laissés par les animaux… Evidemment ils lui évoquaient quelque chose, au fond d’elle, peut être qu’avec un effort, elle aurait pu les comprendre, mais elle n’avait jamais considéré que ces marquages de territoires, lui étaient adressés, car comme je l’ai dit plus haut, elle était loin de se prendre pour une louve.

Pour continuer dans le registre de l’effronterie, Nelïya enfonça ses mains dans ses poches, et haussa un sourcil, l’esquisse d’un sourire provocateur sur les lèvres. -Maintenant, sache que je dégagerais, quand je l’aurais voulut… Je n’ai pas d’ordre à recevoir des bas esprits équipés d’un ego surdimensionné. Et la saloperie de bête que je suis, emmerde bien profond, l’aggloméra de crétinisme que tu es !
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Alessa Van Henn

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Mar 1 Juin - 11:51

Alesse se délectait du sentiment de colère qu'elle avait éveillé en la personne de cette louve. Pourtant, hélas, cela ne dura guère longtemps, car, très vite, elle sembla se calmer, prenant un air posé et serein, tandis que, petit à petit, elle reprenait sa forme "humaine" sous les yeux de la féline demoiselle.
C'est à ce moment-là, sans doute, que naquit le sourire pernicieux au coin des lèvres d'Alessa. Enfin, cet immondice dévoilait sa véritable forme. Et si elle exécrait les canidés, les vampires, eux, elle les portait plus dans son coeur.
Il était tellement dommage que leur race soit forcée d'être liée soit aux chauves-souris soit aux loups... Elle était persuadée qu'ils auraient pu faire parfaits amis le cas échéant.


-Bon Miss France, faudrait voir à investir dans des substances tranquillisantes, parce que là tu es un peu grave … Commenta la vampiresse, en se redressant. Quand au fait que je conte fleurette sur ton … territoire… Bha écoute, fallait pisser dessus, si tu voulais indiquer aux « bas gens » de ma race de ne pas entrer !

" Amusant. , se contenta de répondre Alessa. Mais le déchiffrage olfactif des déjections animales, ça n'est pas vraiment ma tasse de thé, alors jamais on ne me verra m'abaisser à agir de manière aussi bestiale. Même mon animosité a ses limites. "

Elle s'était contentée de cela comme unique réponse. Aurait-elle dû se rabaisser aux qualificatifs comme sa charmante camarade vampire l'avait fait avec elle en la désignant de "Miss France" ? Non, sans rire, Alessa n'aimait pas cela du tout... Si c'était de l'ironie, c'était fort désagréable, et si c'était de la jalousie ou du complexe c'était d'autant plus ridicule qu'insupportable.
Et tandis qu'Alessa remettait un peu d'ordre dans ses idées et déposait ses mains sur ses hanches, son incrédule adversaire posa une dernière remarque que la jeune féline traduisit par de la mesquinerie basse, abjecte et surtout aussi rocambolesque qu'elle n'était absurde.


- Maintenant, sache que je dégagerais, quand je l’aurais voulut… Je n’ai pas d’ordre à recevoir des bas esprits équipés d’un ego surdimensionné. Et la saloperie de bête que je suis, emmerde bien profond, l’aggloméra de crétinisme que tu es !

Laissant de côté son sourire pernicieux, elle se contenta d'afficher un air calme et réfléchi. Pour une gamine - car c'est ce à quoi elle ressemblait - elle était bien arrogante. Alors, sur un ton totalement posé, elle rétorqua :

" Je sais bien que ton apparence ne doit certainement pas refléter ton âge véritable mais - et excuse-moi si ça te vexe - je te trouve bien puérile et irréfléchie. Ou sinon, ta susceptibilité dépasse toutes les limites de mon imagination. Enfin quoiqu'il en soit... Tu sembles plus enfant que vampire. "

Dans cette remarque, Alessa n'avait plus rien d'hostile, comme si le simple fait que la vampiresse soit passé de son statut animal à sa véritable forme ait fait oublié à la féline qu'elle était louve quelques instants plus tôt. Bien qu'en vérité, ce ne fût pas le cas le moins du monde...
En fait, il y avait tout simplement quelques interrogations qui la titillaient et sur lesquelles elle aurait voulu faire la lumière.
Et tandis qu'elle sortait de sa poche son paquet de cigarette et qu'elle s'en allumait une à l'aide de son zippo d'argent, elle posa la question qui l'intriguait le plus à cette étrange vampiresse-canidée qui lui faisait face.


" Dis voir, petite... Je me demandais ce que tu faisais à courir sur les toits, valsant entre forme humaine et forme animale. Tu sais que les loups n'ont pas franchement la morphologie nécessaire pour jouer à ce genre de jeu dangereux, mh ? Elle tire une première latte sur sa cigarette, puis juste après en avoir recraché la fumée âcre, termine : Enfin j'imagine que tu sais ce que tu fais... Quoiqu'il en soit, si tu te mets à agir aussi ouvertement de manière si louche, y a pas que moi qui vais finir par me poser des questions. "
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Dim 6 Juin - 23:13

Les prunelles fuselées de la vampire, n’avaient pas quitté celles aux teintes nuitées de « Miss France ». Elle avait espéré y lire de la colère, un début d’énervement, une trace de fureur. Mais elle ne vit rien de tout ça. Au contraire son regard trahissait une certaine sérénité, et ses lèvres rosées étirèrent leur commissure par une tournure entre la mesquinerie et le mépris.
Il y avait quelque chose chez cette créature, sans que Nelïya sache d’où elle venait, qui incitait à la suspicion… Peut être ce calme, trop évident. A moins que ce soit cet étrange tempérament que l’on pouvait qualifier de lunatique, et qui avait fait passé la jeune femme de la froideur, et au jet de cailloux, au calme et au ton franc mais sans pour autant agressif.
Le fait que Nelïya ne puise pas manipuler, ni même anticiper ses réactions, lui indiquait que cette femme, la, avait un potentiel, qui quand il appartenait à l’ennemi pouvait s’avérer dangereux. Elle ne regretta pas d’avoir opté pour la parlotte, pour délaisser la bagarre, quelque chose lui disait que cela lui avait évité une mauvaise surprise. La vampiresse tacha de ne pas se laisser surpasser par ses sentiments. Si elle se laissait emporter la première, elle savait que cela aurait un goût de défaite.


« Mais le déchiffrage olfactif des déjections animales, ça n'est pas vraiment ma tasse de thé, alors jamais on ne me verra m'abaisser à agir de manière aussi bestiale. Même mon animosité a ses limites. "

Au moins elles étaient d’accord sur un point. Par la suite, la jeune femme posa ses mains sur ses hanches, et répliqua avec calme à l’attaque verbale que Nelïya lui avait lancée. Il fallait reconnaître qu’il y avait du niveau … La vampire, lui concéderait au moins ça ; un certain talent qui la faisait rester calme, et répondre avec tact, aux attaques envoyées.

« Tu sembles plus enfant que vampire. »

-Plus enfant que vampire ?

Répéta alors la jeune femme avec un sourire malicieux. Alessa savait-elle qu’elle venait de lui faire l’un des plus beaux compliments qu’il soit ? Du moins, du point de vue de Neliya.
En effet, entre être considérait comme un enfant, ou être considérait comme un vampire, entre innocence et vermine, le choix était vite fait ! D’une habile courbette, la «femme louve », courba l’échine, à la façon dont un artiste saluait et remerciait son publique.


-Merci bien pour le compliment !

Quand au fait que, le véritable but de cette parole était de souligner que Nelïya faisait preuve d’immaturité, celle-ci s’en fichait pas mal. Bien au contraire … Voilà exactement l’aspect d’elle qu’elle voulait donner. Les gens baissent si facilement leur garde, lorsque ils se pensent plus sage que vous …
Qui prendrait garde à une adolescente ? On s’imageait tellement plus facilement, qu’elle n’avait que l’effronterie, et pas d’autres armes à son service.
Ce qui était faux. Mais si Nelïya était la seule à le savoir, alors elle pourrait user de ses talents, au moment où on ne s’y attendrait pas. Puisque ce bas monde était un territoire, où la confiance était un trésor, qu’il fallait confier aux bonnes personnes, en évitant les pirates qui vous poignard dans le dos, Nelïya avait opté pour la réserve.
Pouvoir, et savoir se protéger… Règles indispensables à la survie solitaire que sa nature particulière lui imposait, et qu’elle n’avait pas mit longtemps à comprendre, et à applique
r.

« Dis voir, petite... Je me demandais ce que tu faisais à courir sur les toits, valsant entre forme humaine et forme animale. Tu sais que les loups n'ont pas franchement la morphologie nécessaire pour jouer à ce genre de jeu dangereux, mh »

Sans relevait l’appellation, Nelïya se contenta d’un sourire moqueur. Les loups qui n’ont pas la bonne morphologie…

*Ca ma grande, c’est toi qui le dit, mais pas toi qui pourras le prouver*

Songea-t-elle, gardant cette réflexion pour elle. Ses capacités de loups étaient des choses qu’elle ne dévoilait pas. Toujours pour ces mêmes questions de sécurité. Sans oublier que l'arme principale de Nel n'était pas la prétention, mais la surprise...


« Enfin j'imagine que tu sais ce que tu fais... Quoiqu'il en soit, si tu te mets à agir aussi ouvertement de manière si louche, y a pas que moi qui vais finir par me poser des questions. »

Cette fois Nelïya eut un air plus adulte, à l’écoute de cette phrase. Puis elle haussa les épaules.

- Qu’importe que les gens se posent des questions, l’important est qu’ils trouvent pas de réponses -

Répondit-elle.
Il lui semblait étrange que cette personne si premièrement hostile se mette à fumer tranquillement, en lui posant des questions, alors que quelque minutes plutôt, elle s’était montré très hostile à sa présence et l’avait vigoureusement chassé. A croire qu’à la voir humaine, elle n’éprouvait plus la même réticence.


-J’peux savoir ce qu’il te dérange chez moi ? Questionna alors a vampiresse.
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Alessa Van Henn

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Mer 16 Juin - 19:04

Les yeux clos, Alessa sa délecta de la fumée âcre qui brûlait sa gorge avec âpreté. Puis, la recrachant presque avec sensualité, elle fixa son regard couleur de nuit sur celui de son interlocutrice. Perçante. Insistante.
Elle l'avisa, de haut en bas, de droite à gauche, détail après détail, sans en oublier un seul.
Elle avait tout d'une môme à peine passée adulte. Pourtant, Alessa savait que son statut de vampire ne pouvait la conforter dans cette impression. Depuis quand l'était-elle... Un siècle ? Deux ? Ou quelques années seulement, peut-être... Et pourquoi, après tout, ne serait-elle pas tout nouvelle dans le milieu ?
C'était une question à laquelle il était assez difficile de trouver réponse seule. Peut-être aurait-elle pu tout simplement demander à l'intéressée directement... Mais pourquoi perdrait-elle son temps à lui répondre, et sans mensonges, qui plus est ?


-Merci bien pour le compliment !

Aux yeux de la féline demoiselle, ça n'était pas censés en être. Cependant, ça n'était pas non plus un reproche. Mais si cette étrange jeune fille le prenait de la sorte, alors qu'il en soit ainsi... Peut-être voulait-elle dire par là que finalement, elle était peut-être beaucoup trop vieille pour qu'Alessa ne puisse jauger seule de sa force et espérer en sortir indemne.
Pourtant... Elle n'avait pas l'odeur de la vieille peau défraichie et abîmée par l'usure, et elle semblait encore loin d'avoir atteint son point de maturité... A moins bien sûr, que cela ne soit qu'un jeu pour elle... Alessa hésita, l'espace de quelques secondes, à lui demander si elle appréciait ce jeu auquel elle jouait et qui consistait à abuser les gens sur sa véritable nature en les figeant à la première image qu'elle donnait d'elle. Alessa était partagée entre cette impression que la gamine en était vraiment une, et celle qui la poussait à croire qu'au contraire, elle savait parfaitement à quoi elle jouait, à un art subtil de manipulation et de tromperie.
Étirant ses lèvres en un sourire vague et énigmatique, elle tendit alors son paquet de cigarette en direction de la jeune fille.


" T'en veux une, gamine... ? "

Les appellations fusaient d'elles-mêmes, sans qu'Alessa ne les commande réellement. Et si cela déplaisait à Nelïya, et bien tant pis.
Jaugeant encore l'enfant quelques secondes, Alessa se demanda si celle-ci avait mis de côté la rancune qu'elle avait pu attiser en elle lorsqu'elle l'avait provoquée, ou si elle ne faisait que cacher son ressentiment.
Quoiqu'il en eut été, elle répondait aux remarques de la gracile demoiselle, et pour ce faire, Alessa lui en aurait presque été reconnaissante. C'est qu'avec tout ce qu'elle avait pu lui jeter à la figure, la jeune fille aurait tout aussi bien pu décider de se taire ou de continuer au jeu de la provocation.
Puis, finalement, à la remarque d'Alessa concernant les inquiétudes et interrogations que la louve pourrait susciter si elle était vue, celle-ci répondit de manière presque surprenante.


- Qu’importe que les gens se posent des questions, l’important est qu’ils trouvent pas de réponses.

" Mh ! "

Un sourire vague, une latte à sa cigarette, et un nouveau volute de fumée s'échappant de ses lèvres pourpres.

" Je savais bien que tu n'étais pas si immature, au fond... Petite joueuse, vouloir tromper les gens qui t'entourent... "

Elle marqua un silence, puis, alors que son sourire se mitigeait entre le carnassier et l'énigmatique, elle s'avança vers la gamine, sans peur qu'elle ne lui saute à la gorge.
Puis, une fois arrivée à sa hauteur, et après l'avoir avisé quelques instants encore, elle ajouta en la fixant avec insistance :


" Je me demande bien quels peuvent être tes secrets et tes intentions pour que de la sorte tu te sois tournée vers la tromperie et l'anonymat... Ne jamais montrer sa véritable nature. C'est une des premières règles de celui qui enfreint les lois, les moeurs ou les promesses... Je me trompe ? "

Esquissant un fin sourire, elle porta à nouveau sa cigarette à ses lèvres, puis glissa une main subtile sous le menton de l'adolescente. Rien dans le regard d'Alessa ne trahissait un quelconque désir d'hostilité ou d'offense. Il y avait au contraire, presque comme une sorte de compassion, de fraternité, mêlée peut-être à une certaine rancoeur.
Tenant le visage de la gamine dans sa main, elle l'avisa, puis, dans un souffle, répondit à sa dernière question :


- J’peux savoir ce qu’il te dérange chez moi ?

" Rien de plus que ton aspect canin ", acheva-t-elle avec indifférence et insouciance.
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Sam 19 Juin - 18:44

De combien de centimètre la féline demoiselle pouvait-elle bien la dépasser ? La question turlupinait Nelïya depuis quelques secondes. C’était certes, sans grande importance … Mais la jeune vampire essayait de comprendre d’où pouvait bien venir le sentiment que cette femme éveillé en elle. Ce mélange, de suspicion, d’appréhension, auquel ce mêlé quelque chose comme une trace d’admiration.

Etait-ce parce que Miss France la dominait d’un point de vue physique, que quelque chose en elle craignait d’être surpassé intellectuellement ? Cela semblait peu probable … Le plus vraisemblable était d’inculper le charisme dont la jeune femme faisait preuve, pour cette naissance confuse de sentiment chez la fille louve. Il y avait son regard… Sombre … Si incertain, si mystérieux. Une porte ouverte sur une salle noire. Ce regard qui s’était posé sur Nelïya, et qui la dévisageait, la déshabillait presque. Sous ce regard là, Nelïya craignait de se sentir dénudée.

Beauté et mystère semblaient être les maitre mots qui auraient servit à désigner cette femme.

Chaque détail, qui la composait, attirait l’attention sans pour autant s’afficher dans l’extravagance. Pas de hauts talons, pas de décolleté plongeant, pas de double couche de maquillage … Rien de cela. Une beauté à l’état pure. Créature voluptueuse, sans le moindre artifice.

Fascinante, sans aucun doute par ce physique. Mais autre chose avait attiré l’attention de Nelïya. S’était l’assurance de la jeune femme. Une impudente assurance, qui imposait le respect. La jeune vampire ne pouvait qu’envier, et jalouser ce trait là… Elle qui faisait preuve d’effronterie, sans que cela ne puise réussir à chaque coup de lui assurer la tranquillité et le respect. Cette femme était d’un degré supérieur. Celui que Nelïya voulait atteindre !

Pour autant, la jeune femme louve ne voulait pas se tasser sous ce regard, cette assurance, cette grandeur. Aussi énigmatique était cette créature là, il ne fallait pas se laisser submerger par le doute
.



»t’en veux une, gamine ? »



Proposa courtoisement alors la féline hybrid, lui tendant un paquet de cigarette. La demande, dérouta Nelïya qui ne comprenait toujours pas d’où venait ce changement de comportement.

L’appellation, ne la dérangeait pas outre mesure. Mais qu’on lui offre une cigarette après lui avoir balancé des cailloux, voilà quelque chose qui la dérangeait.

Doublement suspicieuse, elle laissa voyager son regard, du paquet à celui de son interlocutrice. Cherchant peut être la faille, le piège, tendu par celle-ci. Mais il ne semblait pas en avoir.




-Non … j’ai arrêté … Ca abime trop les poumons.




Répondit-elle, cette fois laissant paraitre comme une hésitation, une méfiance. Pourtant, elle avait réellement décliné pour les raisons évoquées. Avec ses courses qu’elle voulait de plus en plus rapides, elle se devait d’avoir deux poumons en forme. L’envie était encore trop présente en elle, pour qu’elle en accepte une sans courir le risque de replonger totalement. Elle carburait encore au patch de nicotine, pour tenir l’engagement fixé.



La vampire n’aurait pas imaginé que le cran dont elle avait fait preuve jusque là, pouvait s’effriter d’avantage… Ce fut pourtant le cas.


« Je savais bien que tu n'étais pas si immature, au fond... Petite joueuse, vouloir tromper les gens qui t'entourent... Je me demande bien quels peuvent être tes secrets et tes intentions pour que de la sorte tu te sois tournée vers la tromperie et l'anonymat... Ne jamais montrer sa véritable nature. C'est une des premières règles de celui qui enfreint les lois, les mœurs ou les promesses... Je me trompe ? »


Les jambes de Nelïya avaient refusé tous mouvement, alors qu’Alessa avait réduit à néant la distance qui les avait jusque là séparé, protégée l’une de l’autre. Il n’y avait pourtant pas de trace d’hostilité dans son regard nuitée. Mais ses paroles glacèrent Nelïya. Elle sentit alors le
contact doux d’une main qui vient à la rencontre de son menton... Elle déteste qu’on la touche.


Rien de plus que ton aspect canin


Pendant une seconde, elle ne bouge pas. Puis, brutalement, elle se dégage. Oubliant l’engagement de tenir tête, elle recule. Remet de la distance… Il le faut … Voilà un, deux mètres, elle se sent mieux.


-Oui …S’entent-elle répondre à la première .Sa voix est ferme .Elle sait qu’elle a reculé, qu’elle a sentit la crainte un instant, mais ses yeux n’ont pas quittés ceux de l’autre, pas une seule fois ils ne se sont baissées sous leur insistance. Quand à la deuxième réponse donnée par la jeune femme, elle l’a plus que dérouté. Quelque chose au fond d’elle se sent soulagé de cette réponse inattendue. Elle qui avait cru qu’on en avait contre sa nature de vampire … Elle s’était trompée… Même si quelque part sa faculté de métamorphose était directement liée à sa nature. Ses sourcils se crispèrent dans une expression d’incompréhension.


-Mon aspect canin ? Répéta-t-elle… Ce qui te dérange, ce juste que je puise me changer en louve … C’est tout ? Mais c’est … Débile !

Il ne lui semblait avoir mal interprété les propos énoncés, ce qui la rendait de plus en plus incrédule. On avait reproché, et imaginé beaucoup de chose contre les vampires. Mais s’était bien la première fois qu’on lui faisait un « reproche » sur l’un de ses pouvoirs !


Dernière édition par Nelïya Fox le Lun 28 Juin - 14:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Lun 28 Juin - 12:48

- Non … j’ai arrêté … Ça abime trop les poumons.

Alessa fut bien surprise d'entendre pareille remarque de la bouche d'un vampire. Craignait-elle la maladie ? Il ne lui semblait pas que cela puisse les affecter... Alors quoi ?
Sourcil arqué, elle avisait la jeune fille, incrédule, et pourtant, intriguée.
Rangeant le paquet de cigarette encore aux trois-quart plein, elle tira une nouvelle latte sur sa cigarette avant de rétorquer, non sans une pointe de moquerie cependant peu condescendante.


" Il ne me semble pas que les vampires soient affectés par la dégénérescence cellulaire... J'imagine que tu dois être une coureuse ou une athlète quelconque pour craindre les pouvoirs néfastes du tabac. Puisque vous, vous ne mourez pas de maladie. "

Peut-être y avait-il aussi une pointe d'amertume dans ces quelques propos. Car après tout, pourquoi les vampires avaient-ils droit à être aussi... Puissants ? Pourquoi, eux, pouvaient-ils être épargnés par toutes ces ignominies qui abattaient sans scrupules les êtres vivants de classe inférieure ?
Il n'y avait aucune justice en cela. Il n'y en avait jamais eu de toute façon, ni ici, ni nulle part ailleurs dans le monde. Pouvait-elle se plaindre alors qu'elle-même bénéficiait du gêne hybride, faisant ainsi d'elle une personne bien moins quelconque que tant d'autres ? En aucun cas elle ne disposait de ce droit. Si Dieu existait, alors c'est qu'il avait choisi que ce genre de personne existe. S'il n'existait pas, alors il fallait s'en prendre à la fatalité ou je-ne-sais quel autre phénomène à affubler de cette faute.

# On parle de justice partout... Mais la balance penche toujours plus d'un côté... #

Un léger soupir s'échappa d'entre ses lèvres pourpres, puis, tandis que sa main glissait sous le menton de la douce demoiselle, celle-ci, d'abord immobile, se dégagea, sans sommation, presque avec brutalité et crainte.
Son regard sombre porté sur celui de l'enfant, elle la fixait, avec une insistance qui en disait long sur les nombreuses pensées qui défilaient désormais dans sa tête. Dans ses yeux couleur de nuit, on pouvait lire ce qui semblait être de la dureté, de la franche déception et, bien entendu, de l'incompréhension.
Laissant redescendre ses deux bras le long de son corps, elle permit au silence de s'imposer quelques longues secondes durant. Impassible, immobile, elle attendit que la jeune vampire fasse un mouvement, ou ne dise quelque chose. Mais comme rien ne venait, elle fit montre de sa vexation. D'un geste sec et rapide des doigts, elle dégagea la cendre qui s'accumulait au bout de sa cigarette, et sans même porter attention au milliers d'étoiles couleur de feu qui s'en laissaient tomber au sol et virevolter au vent, elle lâcha à la jeune demoiselle d'un air qui se voulait à la fois tranchant et offensé :


" Est-ce que je t'effraie ? Ou bien est-ce simplement de la révulsion à mon égard... "

L'espace d'un instant, l'idée de réellement tenter de l'effrayer traversa son esprit, mais sans vraiment s'y accrocher. Après tout, que savait-elle de cette vampire ? Que connaissait-elle de ses capacités à part celle de métamorphose ?
Le visage toujours aussi froid et impassible, elle se recula d'un pas, laissant entendre de la sorte à la jeune vampire qu'elle n'était pas là pour s'en prendre à elle.
Au bout de ses doigts, sa cigarette, lentement, se consumait d'elle-même, sans qu'Alessa ne juge important de s'en soucier plus que de la vampire qui lui faisait face.
La nuit les englobait de son manteau sombre, pourtant, cela n'introduisait aucune gêne en ces charmantes demoiselles nocturnes.
Lorsque la vampire demanda à la féline ce qui la dérangeait chez elle et que cette dernière lui offrit sa réponse, la damnée sembla comme prise de court, confuse, et amusée à la fois.
Le ton qu'elle employa fut des plus méprisants, mais Alessa ne se formalisa pas car, et elle s'en doutait, c'était la première fois qu'on lui répondait chose pareille.


-Mon aspect canin ? Répéta-t-elle… Ce qui te dérange, ce juste que je puise me changer en louve … C’est tout ? Mais c’est … Débile !

Alessa, le visage toujours impassible d'émotions, se laissa aller à un vague sourire indéchiffrable, avant de hocher la tête sans conviction aucune.

" Débile. C'est absolument cela... Tu t'attendais à quoi ? "

Son ton n'avait plus rien de froid ni d'oppressant. C'était désormais posé, calme, sombre. Peut-être trop sombre...
Les questions sonnaient déjà presque comme des affirmations simples, et, aussi saugrenu que cela puisse paraître, Alessa ne semblait pas le moins du monde affectée par cette appellation qui lui avait été donnée par la vampire.
Débile ? Elle savait qu'elle était loin de l'être... Et en vue des réactions qu'elle suscitait chez son interlocutrice, elle doutait que celle-ci le pense réellement.


" Ne pas aimer les canidés... Qu'est-ce que cela a-t-il de plus débiles que l'aversion des vampires, ou des hybrides ? "

C'était évident... Des personnes qui n'aimaient pas les chiens, il y en avait toujours eu, et en tout temps... Ça n'était pas de la discrimination, c'était simplement quelque chose d'incontrôlable...
Mais haïr les vampires, les hybrides, ces autres races supérieures ? C'était simplement du racisme, de la jalousie, et du complexe d'infériorité...
Puis, tandis que d'un coup elle esquissait à nouveau un fin sourire entendu, elle rajouta :


" N'y a-t-il pas en ce monde des gens qui exècrent les araignées, les serpents ou les insectes de toutes sortes... ? "

Sourire en coin, elle porta sa cigarette à ses lèvres. Une grande inspiration, la fumée qui enveloppa la gorge, et les poumons de son apreté, puis qui, dans une ultime expiration, s'échappe de ce sordide habitacle pour à nouveau fuir par de fines lèvres rosées et retrouver la liberté du beau monde enveloppé de son manteau couleur de nuit...
Un regard sur la vampire.

# Le félin a toujours haït le chien. Et trop souvent, la réciproque fut vraie. #
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Mar 29 Juin - 13:32

« Il ne me semble pas que les vampires soient affectés par la dégénérescence cellulaire... J'imagine que tu dois être une coureuse ou une athlète quelconque pour craindre les pouvoirs néfastes du tabac. Puisque vous, vous ne mourez pas de maladie. "

Ce n’était surement pas faux… Les vampires ne semblaient pas être les victimes favorites de la « maladie ». James lui avait dit un jour « je ne tombe jamais malade ». Sur le moment l’image avait été très claire. Mais à présent, Nelïya était bien incapable de dire quelles étaient les prouesses dont pouvait faire preuve son système immunitaire !
Si on lui injectait le venin du plus venimeux des serpents, allait-elle en ressentir le mal ? En mourir même ? Etre affaiblit plus négligemment que les humain et survivre quand même ? Ne rien ressentir du tout ?
Elle n’en savait foutre rien … La question était de savoir si son corps était capable de résister à tout mal extérieur, quel qu’il soit, ou si il était plus performant que celui des humains normaux, et donc moins sensible à de nombreux maux atteignant les humains, sans pour autant la protéger de tout.
Elle avait vite comprit que son corps était moins enclin à se faire du mal à lui-même, que lorsqu’il était simplement celui d’un humain. Plus d’allergie, pas de mutation génétique, ni de maladie auto immun. Mais pour ce qui était de sa performance contre les facteurs extérieurs, s’était moins évident de faire la part des choses. Après tout, il lui arrivait d’avoir des maux de tête, de tousser, d’éternuer… C’était certes, très rare, sans fièvre, et souvent court dans le temps, mais c’était là quand même !
Elle ne s’était jamais vraiment posé la question … Mais quand elle avait commençait à devoir courir sérieusement, elle s’était dit que peut être, il valait mieux éviter de jouer « dangereusement », et que ses poumons seraient plus performants si elle ne les agresserait plus à grand coup de fumée toxique.

Expliquer tout ça à l’hybride, elle aurait pu le faire… Mais autre chose lui passa par l’esprit… C’était le ton que la jeune femme avait employé. La façon dont elle avait tourné la phrase…
Elle pouvait y sentir une sorte de rancœur. Justifiée sans aucun doute.
« vous, vous ne mourrez pas de maladie »
C’était vrai. Les vampires avaient ce « don » la. Ils ne mourraient ni de vieillesse, ni de maux de santé.
Résistants et éternels.
On pouvait les envier et les jalouser pour ça. Quelque part, ils étaient bien plus préservés, que l’étaient les autres créatures.
Nelïya inclina légèrement la tête, mordant timidement sa lèvre inférieur. Qu’aurait-elle pu répondre à ça ? « Je n’ai rien demandé moi ! » ? Peut être oui, mais elle l’avait quand même. Elle avait cette immunité, qui l’a conservait d’une grande partie de la douleur physique, traversée par les autres humains.
C’était comme ça. Elle courrait vite, pouvait se changer en loup, gagnait de la puissance la nuit, garderait sa jeunesse éternelle, et n’était plus affectée par les problèmes de santé. C’était un fait qu’elle ne pouvait pas nier. Certes, il y avait de nombreux autres désavantages : Pas d’enfant, pas de famille, rester et voir les autres partir, et dans son cas, le fait d’avoir était changé à l’âge de 18 ans ne lui permettait presque aucune crédibilité aux yeux des autres.
Mais elle jouissait d’une « puissance », qui n’était pas négligeable. Et au fond d’elle, elle en ressentait de la culpabilité, que la jeune femme avait fait remonter par la tournure de son ton.
Elle sentait les yeux de la féline créature se posaient sur elle avec insistance, sans trouver la force de se redresser sous leur pression.

" Est-ce que je t'effraie ? Ou bien est-ce simplement de la révulsion à mon égard... "
Gloups ! Question à la con ! Si Nelïya répondait sincèrement,que le charisme et l’assurance de cette gracieuse damoiselle lui inspirait de l’incertitude, elle avouait par la même occasion sa crainte, et donc sa perte d’assurance. Plutôt rouler une pelle à un mistigri ! Je vous le dis !
Nel avait bien trop d’orgueil, pour avouer qu’elle puise ressentir de la frayeur. Et encore plus, si celle-ci était inspirée par une autre personne !
Mais elle ne pouvait pas non plus mentir en répondant oui à la deuxième question. Vue que c’était totalement faux, et en plus cela l’aurait passer pour pire qu’une froussarde !


-C’est pas contre toi …J’aime pas quand on me touche …C’est tout.

Répliqua-t-elle, en relevant la tête. Ce qui n’était pas tout à fait faux à vrai dire. Elle avait toujours eut besoin d’un certain espace vital, que la féline demoiselle avait violé en la touchant. Cela pouvait sembler exagérée, mais Nelïya s’était souvent sentit agressée lorsqu’on la touchait sans prévenir, et sans la connaitre.
Ce n’avait jamais été quelqu’un de très physique. Pas qu’elle n’ait jamais été d’un naturel câlin ou affectueux, mais n’ayant jamais reçu beaucoup de marque d’affections, elle avait finit par dresser autour d’elle une forteresse qu’elle n’ouvrait qu’à ceux qu’elle désirait. Ce qui expliquait parfois son manque de loquacité, et sa sauvagerie.
La demoiselle recula, comme pour lui montrer qu’elle ne voulait pas lui faire de mal. Mais son visage n’était plus aussi doux que précédemment. Plus froid, il exprimait une certaine irritation. Avait-elle été blessée par le recul de la fille louve ? Cela paru bien étrange aux yeux de la celle-ci…
« Débile. C'est absolument cela... Tu t'attendais à quoi ? Ne pas aimer les canidés... Qu'est-ce que cela a-t-il de plus débiles que l'aversion des vampires, ou des hybrides ? N'y a-t-il pas en ce monde des gens qui exècrent les araignées, les serpents ou les insectes de toutes sortes... ? »

L’insolente fronça les sourcils à cette écoute. Puis elle secoua la tête…[ /i]
-On s’est mal comprises …[i] Dit-elle.

-Je ne voulais pas dire que ton aversion envers les canidés était stupide… Je serais mal placée pour juger étant donner que j’éprouve, moi, une aversion contre les chats… Que t’aimes pas les loups ?Rien à foutre. On est dans un pays libre après tout. Ce que je trouve débile, est que tu puises te mettre à me jeter de la caillasse en pleine tête tout en souhaitant la crucifixion, quand je suis sous forme de animal, et me proposer une clope quand je suis sous forme humaine. Ca paraitrait plus logique que j’te débecte parce que je suis une vampire, et non parce que je suis capable de me changer en louve !
C’est comme si tu te mettais à détester quelqu’un parce qu’il est capable de cligner de l’œil. C’est stupide … Un œil ou deux, d’ouvert, ça n’en change pas la personnalité d’en dessous !

Renchérit-elle. Puis après un silence elle ajouta :
-Mais pour répondre à ta question, je suis loin de penser qu’il y a le même niveau de stupidité entre le fait de détester les canidés et celui de détester les vampires et hybrides
Cela ne voulait pas dire qu’elle ne serait pas choqué d’apprendre qu’on maltraitait un animal juste par dégout de celui-ci, mais comme beaucoup d’humain elle avait toujours été plus sensible à l’injustice dont été victimes les « humains ».
-Enfin ça dépend des raisons de l’aversionSe rattrapa-t-elle, songeant à l’histoire de Ian. Les vampires et les hybrides ne sont pas toujours les vraies victimes… ‘Fin bon …
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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Jeu 15 Juil - 10:59

-C’est pas contre toi …J’aime pas quand on me touche …C’est tout.

Des propos peu avenant mais justifiant pourtant ce soudain recul qu'avait pris l'insolente enfant face à l'approche de l'hybride.
Elle n'avait rien contre elle, c'était déjà un bon point. Mais au fond, en quoi cela pouvait-il réellement affecter Alessa, elle qui venait tout juste de rencontrer cette vampire. Qu'elle l'apprécie ou pas, elle s'en lavait les mains. Elle ne savait rien d'elle, et inversement. De fait, elles n'avaient en rien besoin d'être en bon ou mauvais terme avec elle.


" J'espère que ce ressentiment ne s'applique pas non plus aux gens que tu affectionnes. Ta vie en serait bien triste et ennuyeuse dans ce cas. "

Ce que voulait dire Alessa par là c'est que le contact était quelque chose de non seulement utile mais d'agréable à la fois. Être vampire comprenait beaucoup d'avantages, mais aussi, hélas, de nombreux désavantages. Celui de ne pas mourir en faisait partie. Voir les êtres chéris passer l'arme à gauche, parfois après moult souffrances, et être toujours celui qui reste, c'était une chose. Déplorer par la suite de n'avoir pas su leur montrer assez son affection pour eux, c'en était une autre.
Mais à elles deux, ces choses pouvaient revenir à vivre un véritable enfer.
Alessa avisa le regard de la jeune fille. Elle savait qu'elle comprendrait ses propos, d'une manière ou d'une autre. Et en fonction de sa réaction, elle savait qu'elle pourrait jauger de son ancienneté parmi les damnés à survivre. Et, de fait, de sa potentielle puissance...

Puis la conversation dériva sur leur aversion l'une pour l'autre, aversion ne visant, bien sûr, que la moitié féline d'Alessa, et le quart louve de son interlocutrice.
Cette dernière avançait des arguments qui tenaient bien la route. Elle ne comprenait tout simplement pas pourquoi Alessa lui en voulait d'être canidée plus que vampire, ni pourquoi elle l'exécrait uniquement sous sa forme animale, et se montrait agréable lorsqu'elle en changeait.
Pourtant, cela paraissait évident. Mais peut-être pas aux yeux de la damnée.


Ce que je trouve débile, est que tu puises te mettre à me jeter de la caillasse en pleine tête tout en souhaitant la crucifixion, quand je suis sous forme de animal, et me proposer une clope quand je suis sous forme humaine. Ca paraitrait plus logique que j’te débecte parce que je suis une vampire, et non parce que je suis capable de me changer en louve !

Alessa ne disait mot, respectueuse des propos qu'avait à avancer son impromptue interlocutrice.
Ce qu'elle trouvait à en redire ? Beaucoup de choses... Surtout en vue de ce qui arrivait par la suite.


C’est comme si tu te mettais à détester quelqu’un parce qu’il est capable de cligner de l’œil. C’est stupide … Un œil ou deux, d’ouvert, ça n’en change pas la personnalité d’en dessous !

C'est à ce moment, enfin, qu'elle daigna rappeler sa présence à l'autre jeune femme. Étirant un narquois sourire sur ses lèvres qui, pourtant, n'inspirait nulle hostilité, elle leva les mains en signe d'incompréhension, tandis que son regard trahissait presque une sorte d'amusement.

" Vampire ou pas... Ta personnalité reste aussi la même, je me trompe ? Alors pourquoi n'aurais-je des scrupules à haïr ta nature... "

Avisant la jeune fille un court instant, elle finit par détourner les yeux, portant sa cigarette à sa bouche.
S'enivrant d'une profonde inspiration, elle pris tout son temps pour recracher la fumée qui brûlait sa gorge. Puis, la voix grave et le ton peut-être un peu plus bas, elle ajouta :


" Ma nature féline, hait ta nature canine. Les choses sont ainsi faites. "

Le sujet était clos. Il était inutile de s'attarder plus en explications vaines, si la vérité avait déjà été mise à jour.

# Tu ne devrais pas exposer ta nature aussi aisément, même si tu sais qu'elle n'est que vampire... On trouve des fous n'importe où
(HEIN DEREK !!) #

Levant les yeux au ciel, elle avisa les façades des immeubles anciens qui se présentaient dans la rue où toutes deux s'étaient arrêtées. A une époque qui lui paraissait très lointaine déjà, une amie à elle vivait ici. Elle s'en souvint, car elle se rendait chez elle tous les samedis après-midi, après la Capoeira. C'était le seul jour où elle n'avait pas à étudier l'art avec son père. Son petit jour de repos à elle.
Lointaine époque que celle de la douce candeur de l'enfance.
Songeuse, la cendre s'accumulait au bout de son mégot qui, déjà, n'offrait plus grand chose à aspirer.
Elle entendait la vampire parler, mais ne l'écoutait presque déjà plus. Que pouvait-elle avoir de si important à dire après tout... Alessa se fichait bien de tout ça. Pourtant, une phrase - de mots, même - la sortirent de sa lointaine rêverie. Des propos qu'elle ne comprenait pas ni n'acceptait.


Les vampires et les hybrides ne sont pas toujours les vraies victimes…

Avec une lenteur presque exagérée, elle avait à nouveau tourné la tête pour aviser la vampire. Le visage impassible, énigmatique, elle laissa tomber sa cigarette terminée au sol.

" Ne te considère pas comme une victime, et sois fière de ta nature. Nous ne sommes en rien persécutés, même si tout le monde semble penser le contraire. Les seules victimes que Dieu ait faites, ce sont les Chasseurs, pour les avoir aveuglé de son amour et rendu idiots.
Nous ne sommes pas des victimes... Tu crois qu'on a besoin d'être plaints, alors que notre situation nous confère des capacités dépassant toute imagination ?! Tu crois qu'on a besoin d'être plaints, alors qu'on peut parfois aller jusqu'à défier la mort elle-même ? La nature nous a fait contre-nature. Et ça n'est en rien une faiblesse ou un affront.
Les victimes sont ceux qui engendrent le mal, et ceux qui le subissent sans n'avoir rien à faire dans le conflit. "

Ses propos étaient prononcés avec rudesse et froideur. Son ton était sec, et les traits de son visage mêlaient vexation à frustration. Alessa n'avait rien contre la vampire. Mais ses paroles la heurtait comme les vagues claquant sur les coques des navires.
Il y avait des choses qu'elle ne considérait pas de la même manière que les autres. Ceci en faisait partie.
Puis, sur baissant d'un ton et s'exprimant de manière plus posée, elle ajouta, comme justification à ses derniers mots :


" Combien d'humains ont perdu la vie en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment, mêlés aux combats qui sont les nôtres... Combien d'hybrides ou de vampires n'ayant jamais rien demandé d'autre qu'une vie paisible et normale...
Tout le monde n'a pas fait le choix de se battre. Pourtant, tout le monde paie le prix de cette guerre insensée.
... Et je me laisse à croire que peu importe ce que nous faisons, il y aura toujours un Xander pour nous refuser le droit de vivre. "

Les yeux plongé dans le regard de l'enfant, elle le soutenait avec une insistance et une profondeur à en faire pâlir les plus faibles. En avait-elle trop dit sur ses pensées ? C'était fort probable... La Miw'a qui sommeillait en elle venait de faire son discours, et Alessa espérait que sans faire mouche elle repartirait s'endormir au fond de sa tête.

Esquissant un las soupir, elle baissa les yeux sur son mégot incandescent, puis, d'un coup de talon, l'écrasa et l'éteignit à jamais.
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]   Lun 19 Juil - 14:51

hrp : Désolé, je ne voulais pas faire un truc trop long, mais emportée par mon inspiration je t’ai fait un peu plus de 3 pages =.= ‘. J’espère que tu ne seras pas trop découragée d’avance Smile .

" J'espère que ce ressentiment ne s'applique pas non plus aux gens que tu affectionnes. Ta vie en serait bien triste et ennuyeuse dans ce cas. "

Un boa … Long… Puissant … Envahissant… le voilà qui s’enroule autour de sa gorge, qui mord dans sa chaire cardiaque, et qui siffle de contentement, alors qu’elle faiblit sous son emprise. Viser, toucher, couler … Trio gagnant que la féline demoiselle venait d’expérimenter avec un franc succès.
Les gens qu’elle affectionne … Zack … Vicky. Voilà les deux noms qui lui sont venu en tête à la seconde même où elle a entendu ces mots.
Le torse large de son frère se dessine devant elle. S’en suit ses bras, ses bras qu’il refermerait sur elle pour la serrer, si fort et si doux à la fois comme aucun autre homme au monde ne saurait le faire.
Et puis il lui semble qu’elle distingue le parfum de Vicky. Un arôme suave, aromatisé avec une goutte de whisky, que la jeune vampire n’avait pas du tout apprécié au premier abord. Elle qui haïssait l’alcool … Puis à force d’habitude, elle s’était mise à mieux le découvrir, à l’apprécier. Si bien qu’aujourd’hui ce parfum familier lui manquait.
Non elle ne ressentait pas la moindre peur à se blottir au creux de ceux qu’elle aimait. Volontiers, elle ne rechignait pas à se faire câline avec eux.
Se jeter dans les bras de son frère, insatiable de l’amour fraternel débordant qu’il savait lui donner par une simple étreinte.
Effleurer la joue de Vicky pendant son sommeil, s’approcher pour humer à plein poumon l’odeur de sa chevelure, puis glisser sa main dans la sienne, le sourire aux lèvres et le sommeil léger d’avoir quelqu’un à qui parler…

Mais ils étaient si loin à présent… Si loin …
Et elle était si seule à présent … Si seule…

Elle se sentir blêmir autant que son épiderme déjà assez blanchâtre le lui permettait. Aussi fébrile qu’une brebis venant de mettre bas. Tout ça à cause d’une phrase… D’une simple phrase. Et voilà qu’elle se retrouvait à hésiter entre l’envie de se jeter à la gorge de cette femme tant elle était furieuse, et celle de lui vider le contenu bileux de son estomac sur les pieds tant elle était bouleversée.

Fortiche la donzelle !

Pour laisser passer le malaise, Nelïya rompit le contact visuel. Ferma ses paupières un instant plus longuement que les autres, et laissa ses poumons se gorger d’air alors qu’elle faisait dévier son esprit vers un autre sujet, afin d’oublier la douleur. La première chose à laquelle elle pensa, fut un bateau. Un bateau mouche pour être précis, comme ceux qu’elle voyait régulièrement glisser sur la Seine, lourd et gonflé de touriste. Elle le laissa voguer dans son esprit, pour qu’il noie sous les petites vaguelettes qu’il soulevait, le souvenir désagréable de sa solitude Elle ouvrit de nouveau les yeux, alors que nous retombions sur un sujet moins « glissant ».


" Ma nature féline, hait ta nature canine. Les choses sont ainsi faites. "

Nelïya comprit immédiatement la vérité de cette phrase. Elle n’en fut même pas choquée, ou surprise… C’était comme si elle l’avait toujours sut. « Ma nature féline » ces quelques mots expliquaient bien des choses sans les expliquer vraiment… Cette dame là, était une hybride. Féline certes ? Mais de quel type ? Chaton de rue ou lionne, reine de la savane ?
Cela avait-il vraiment de l’importance ? Pas pour Nel, elle se foutait bien de savoir à quel type de minette elle avait à faire. De toute façon, elle avait décidé qu’elle allait se barrer sous peu. Elle perdait son temps ici …

"Les choses sont ainsi faites … "

Quel Fatalisme vomitif…Mais C’était des conneries… Aux yeux de Nelïya cela n’avait pas d’autre valeur. Chat et chien avaient déjà montré qu’ils pouvaient vivre ensemble…
Ne pas aimer les canins, parce qu’on est félin, ce n’était qu’une excuse. C’est si facile de détester. C’est pratique, parce qu’on n’a pas besoin de faire l’effort d’essayer de connaître l’autre. Pas besoin de faux sourires, pas besoin de niaiseries, pas besoin de « merci », « non après vous », pas besoin de « comment ça va aujourd’hui ? ». On avait juste à se contenter d’un « toi j’t’aime pas, sale canin ». Quel gain de temps de détestait !

La fille louve se laissa tomber, pour mieux s’assoir sur le bord du trottoir. A rester debout, elle commençait à avoir sérieusement mal aux guiboles. Puis à cette révélation, elle ne répondit que :


-Je vois … D’un air las. Elle voyait… Mais quoi donc ? Tout et rien à la fois. Elle voyait cette hybride, et ses idées bloqués, armée de sa sensualité naturelle, et d’une assurance hors paire. Elle voyait comment elle avait put survivre jusque là en étant une hybride… Surement n’était elle pas un morceau auquel les chasseurs voulaient se frotter.
Mais elle ne voyait pas le nom de cette femme, ni sa puissance, ni sa famille, ni ses amis. Couleur préféré ? Chanson favorite ? L’artiste, le dessert, l’acteur qu’elle affectionnait le plus ? Ca elle ne le voyait pas. Et cette femme, en dépit du fait qu’elle lui ait dévoilé sa nature féline restait un inconnu à ses yeux.
Une rencontre d’une nuit, d’un soir… Comme elle en ferait tellement d’autre… Pourquoi se pencher avec attention sur celle plus que sur une autre ? Il n’y aurait aucun intérêt à ceci. Lorsqu’elle passerait la porte de son petit hôtel, Nelïya était sûre qu’elle aurait déjà oublié l’obscure de ses prunelles accusatrices…
En effet l’hybride semblait avoir été irritée par les propos que la fille louve lui avaient exposé, et à présent, elle lui jetait un regard sévère, en déliant sa langue avec dureté. Pour la première fois, elle sembla bavarde… Elle venait de prendre son tour, pour lui jeter un sermon en pleine figure…
« sois fière de ta nature » qu’elle lui disait, et Nel avait envie de rire… Un rire sans joie … Un rire jaune … Etre fière ? La blague … Assumer, d’accord, mais être fière, fallait pousser ma toute belle !
Redevenir un humaine s’était impossible. Elle le savait bien… Et si on lui proposait, elle savait qu’elle refuserait. A quoi bon ? Cela ne lui rendrait pas ce qu’elle avait perdu. Ce qu’on lui avait arraché… Elle ne pourrait pas plus se représenter devant ses parents. Elle se ferait jeter quand même… Alors, fallait continuer à être une « suceuse de sang », parce que les pouvoirs n’étaient pas si nazes, et qu’elle commençait à s’y accoutumer. Mais être fière … Comment pouvait-elle s’y résoudre ? Elle était née humaine… Elle avait grandit humaine, avec des rêves d’humaines… « Un jour maman sera fière de moi, et elle ne me criera plus dessus », quel âge avait-elle quand elle avait formulé cette promesse ? 7, 8 ans, peut être ? Elle l’avait formulé tout bas, sous sa couette, avec sa petite voix d’enfant, en serrant avec toutes ses forces Justin, sa peluche lapin. Et elle n’avait jamais oublié cette promesse. Même quand elle avait mordu dans l’adolescence…Quand elle avait mit les pieds sur la table juste pour l’énerver, quand elle était rentrée après le couvre feu, pour la faire hurler, quand elle s’était fait virer du cours d’espagnol et qu’elle l’avait fait beugler plus fort encore. « Crie-moi dessus maman … Comme ça au moins, tu me regarde. Regarde moi … Encore … »
Et James était arrivé et la promesse ne serait jamais tenue… Nelïya avait dut fuir. Et surtout ne rien dévoiler. Avec son frère, il avait peaufiné le scénar… Parfais. « Maman, je me barre, je vais vivre avec James. Je suis amoureuse… Lui et moi on s’en va, j’en peu plus de cette baraque de merde ! ». Tout ça, c’était faux, évidemment, elle haïssait James, et elle aimait cette maison, trop pleine de bons et mauvais souvenirs. Mais il fallait mentir. Il le fallait parce que la vérité aurait tué sa mère… Elle était bien trop dépressive, superstitieuse et croyante, pour supporter ce que sa fille était devenue. Mentir, et être odieuse, pour que sa mère ne veuille plus jamais d’elle sous son toit, qu’on ne la cherche pas. Et ça avait marché… Très bien… Trop bien. « Tu n’es qu’une sale trainée ingrate ! » s’était étranglée sa génitrice alors que Nelïya hissait son sac sur son épaule. « C’est ça vas t’en ! Casse-toi avec ton amoureux de merde !! Mais vient pas pleurer quand il t’aura largué !! Je ne veux plus de toi sous notre toit ! Quand je pense à tout ce qu’on a fait ton père et moi, et voilà comment tu nous remercie… Ingrate … Vas t-en je te dis ! Tu ne nous auras jamais rien apporté de bon toi ! Faut bien le dire ! ».
On dit que le temps efface tout. Pourtant Nelïya avait la certitude qu’elle n’oublierait jamais ces paroles. Les toutes dernières, que sa mère avait eut pour elle...

La jeune vampire ferma les yeux une nouvelle fois, et fit revenir le bateau mouche, qu’il noie tout ça aussi. Elle écoutait la suite du discours, pendant qu’il finissait son petit ménage.


" Tu crois qu'on a besoin d'être plaints, alors que notre situation nous confère des capacités dépassant toute imagination ?! Tu crois qu'on a besoin d'être plaints, alors qu'on peut parfois aller jusqu'à défier la mort elle-même ? La nature nous a fait contre-nature. Et ça n'est en rien une faiblesse ou un affront "


Etre plaint ? Nelïya n’avait jamais dit qu’elle en avait besoin… Elle n’avait aucune envie de l’être. Qu’ils gardent leur pitié ou compassion à deux francs, elle n’en avait pas besoin, car ça ne changerait en rien les choses.
Pour les hybrides, peut être cette femme avait-elle raison. Eux qui étaient capables de prouesses surprenantes, fallait-il s’apitoyer sur leur sort de martyr? Peut être pas … Mais pourtant Nelïya doutait fortement que beaucoup d’homme puisent les envier, ou désirer leur place. Car quoi qu’on en dise, naître hybride voulait aussi dire devoir se battre contre les chasseurs pour gagner le droit de vivre …
La guerre était bien là, et elle déchirait ces deux camps, happait ceux qui n’avaient rien demandé, dans les combats qu’elle engendrait… Cette guerre là, Nelïya aurait bien voulut dire qu’elle n’était pas la sienne. Mais pourtant, elle avait aidé Alicia, et sauvé cette petite hybride… Elle y avait mit le pied, et ne pouvait pas fermer les yeux.


"Tout le monde n'a pas fait le choix de se battre. Pourtant, tout le monde paie le prix de cette guerre insensée."

La jeune femme, semblait être enflammée par les propos qu’elle exposait. Pas une seconde Nelïya avait pu sentir dans son discours une quelconque l’hésitation. Elle semblait en tenir une sacré couche, contre les chasseurs… Surement cela était légitime.
Dans le regard qu’elle avait posé sur la vampire, celle-ci pouvait y lire la sincérité de son discours, conjuguée à une froideur qui aurait fait frissonner notre ami l’ours polaire.


*C’est ça fissile moi du regard Miss France, si tu savais comme ça me passe au dessus de la tête… Si tu savais le nombre de regard comme ça que j’ai essuyé depuis que je suis terre… J’ai vue pire… J’ai vue tellement plus terrifiant que tes prunelles, ma belle…*

Malgré l’insistance de ce regard, Nelïya ne baissa pas les yeux. Et bien au contraire, elle lui répondit :

-Tss tss la nature t’as fait contre nature … Moi elle m’a fait tout ce qu’il y avait de plus conventionnel dans le genre humain. Et c’est le contre nature qui m’a fait devenir contre nature… Je ne pense pas être la plus mal placé pour pouvoir faire une véritable comparaison entre la situation humaine et celle vampirique… J’ai vécu les deux. Toi tu ne sais qu’être une hybride… Etre plaint, j’ai jamais dis que c’était ce que je voulais… Néanmoins, ne nous fout pas dans le même sac. Non seulement c’est faux, mais ça pourrait devenir vexant.

Elle clôtura sa prise de parole, en se relavant. Elle épousseta l’arrière de son pantalon, rehaussa son sac, enfuit ses mains dans le fond de ses poches, et s’éloigna sans un au revoir.
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Entre chat et loup [pv la minette qui se reconnaitra]
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