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 Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]

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Derek Jackowski
Hybride Requin -- Dessinateur de BD et écrivain
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MessageSujet: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Mar 1 Mar - 20:17

Sous la faible lueur des réverbères, deux silhouettes cheminent côte-à-côte dans la rue.
Dans une rue dans Paris. Dans Paris dans la nuit.
Le couple s’arrête en face d’un immeuble à la triste et grise façade.
D’aucuns disent qu’à Paris, tout est triste et gris, surtout quand il fait nuit.
Tout, même les gens.
Comme dans les vieux films en noir et blanc.
L’homme ouvre la lourde porte cochère, et invite la femme à pénétrer dans le hall.
Lui aussi est gris. Son imper est gris, son chapeau est noir mais ses cheveux sont blancs, ses yeux sont gris.
Et même si parfois (voir plutôt souvent) il lui arrive d’être noir, ce soir-là il semble gris.
La femme, elle n’est pas grise.
Elle est belle.
Vêtue d’une robe rouge sombre, son teint clair contraste curieusement avec les boucles noires de sa chevelure aussi noire que le ciel de cette nuit.
Oui car ici le ciel est entièrement noir la nuit, vu qu’il n’y a pas d’étoiles dans le ciel de Paris.
Juste des réverbères.


Plus haut dans l'immeuble, Madame Yvette Grosjenec, veuve de feu Monsieur Albert Grosjenec, résidait au troisième étage deuxième porte à gauche. Elle devait bien se l'avouer, son voisin de palier_ Troisième étage première porte à gauche_ était un homme fort étrange. Non pas qu'il était grossier, désagréable, ou malhonnête, M. Derek Jackowski, la quarantaine, était un homme plutôt discret. Un noctambule qui rentrait souvent à des heures impossibles, et qui pourtant n’avait rien d’un gai luron de fêtard. Il n’invitait jamais d’amis. C’est ce qu’avait noté la veuve Grosjenec, à laquelle aucun détaille de la vie des autres résidents de l’immeuble n’échappait. Jamais elle n’avait eu à se plaindre auprès de lui de tapages nocturnes semblables à ceux du jeune couple du dessus. Du plus loin qu’elle pouvait se souvenir, depuis qu’il avait emménagé, Monsieur Jackowski avait toujours vécu seul.
Cela expliquait certainement le regard stupéfait qu'elle lui lança quand elle l’aperçut ce soir là, au sortir de la cage d’ascenseur: Le taciturne célibataire ramenait une femme chez lui.
Et pas n’importe quelle femme. Élégante, jolie, et surtout considérablement jeune.
Jackowski avait pour usage de préférer les escaliers à l’ascenseur, et empruntait ce dernier seulement lorsqu’il n’était pas en état de gravir les marches. Seulement ce soir il avait tout l’air d’être en état de monter à pied, et la seule raison capable de justifier ce choix semblait être la séduisante perspective de passer un moment dans l’étroite cabine en compagnie de cette petite jeunette.
Madame Yvette fronça les sourcils, leva les yeux au ciel, et laissant échapper un soupir de mépris, s’en retourna chez elle en marmonnant entre ses dents des paroles inaudibles. Inaudibles, mais pas pour toutes les oreilles, car un sourire insolent, un rien victorieux, se dessina sur les lèvres de l’homme au feutre noir.


Au moment d’enfoncer la clé dans la serrure, un léger doute l’assaillit. La main ganté de cuir posée sur la poignée, Jack se tourna vers son invitée du soir tandis qu’il ouvrait lentement la porte.

« Attendez un instant… Je dois vérifier si les lieux ne sont pas trop en désordre. Pour une fois que je reçois du monde dans mon humble demeure. Je ne voudrai pas que vous preniez peur. »

Brève inspection des lieux. Ça pouvait aller… Pas de vêtements déchirés et maculé d’hémoglobine à l’horizon. Du moins pas visible d’ici. Il ramassa au passage une bouteille de whisky aux trois quarts vides qu’il rangea dans le buffet, et s’empressa d’aller ouvrir les fenêtres dans le vain espoir de dissiper l’odeur de clope froide qui hantait le séjour. Alors qu’il tenait encore dans ses mains le cendrier qu’il s’apprêtait à vider dans la corbeille, il vit la gracieuse silhouette se profiler au seuil de la salle.

« Veuillez m’excuser… hum Le manque d’ordre est sans doute un de mes nombreux défauts, et pas le moindre. »

Son regard se posa sur les deux pupilles, billes noires luisantes cerclées de vert, dont le va-et-vient continu semblait passer son salon au peigne fin. Il se doutait bien que certains détails n’échapperaient pas la fine observatrice qu’était sa charmante convive, et que son vif esprit de déduction formulait déjà quelques suppositions quand à la vie que devait mener celui qui occupait ces lieux.

« On a tous nos petits vices… »

Ce n’était pas sans risque qu’il l’avait amené ici. Sans risque… mais pour qui ?

« Installez-vous, je vous prie. Faites comme chez vous. »

Après avoir débarrassée la belle Ephylie de son manteau, d’un geste de la main il désigna le divan de cuir, puis alla pendre son imper et son chapeau dans le vestibule, à coté du vêtement de la "jeune femme". Enfin, laissant choir sa veste sur le dossier d’une chaise, il ôta la cravate qu’il avait mise à l’occasion de cet assommant vernissage.

« Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? » S’enquît-il, en achevant de dégrafer trois boutons du col de sa chemise.


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Ephylie Buron

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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Jeu 3 Mar - 5:02

La nuit le ciel de Paris était noir, complètement noir.
La voute moucheté d’étoile était masqué par les lumières de la ville, et quelle lumières … L’éclairage artificiel un plongeait la Capitale dans une douce pénombre au reflet jaune orangé. Dans cette ambiance la vampire et son compagnon d’un soir avançaient côtes à côtes, presque insouciant du monde extérieur. Jackowski avait une certaine allure avec son feutre et son trench il aurait pu sortir d’un thriller des années trente que ça n’aurait étonné personnes. A côté de lui la dorure de la peau de la jeune créature et de rouge sombre de sa robe semblaient encore plus intense.
Cette nuit semblait de plus en plus hors du temps et hors du monde, est-ce pour cela que Mademoiselle Buron se sentait si sereine ?
Peut-être, seul elle aurait pu le dire, même si à vrai dire elle n’en savait rien elle-même.

Seul rythme dans cette nuit qu’on aurait souhaité interminable : le pas du couple qui résonnait dans les allées presque vide.

L’immeuble devant lequel ils s’arrêtèrent avait une triste mine.
Le dessinateur poussa l’imposante porte pour laisser pénétrer la vampire dans l’antichambre a son antre. Encore quelques pas, puis il y eu la cage d’ascenseur. Le petit espace clos n’avait pas été pour déplaire a la demoiselle qui avait eu tout loisir d’observer de près son acolyte du soir. Il n’avait rien de si plaisant, du moins il n’avait plus, quelque chose disait a la vampire que si elle l’avait croiser une vingtaine d’année au part avant il en aurait été autrement. Mais là il avait un certain charme, un je ne sais quoi de mystère qui donnait du corps au personnage. Derek Jackowski était une énigme et c’est ce qui le rendait plus vivant que n’importe qui aux yeux de la créature qui l’accagnait, et ce même si il était malade.

A la sortie de l’ascenseur ils firent a peines deux trois pas avant de croiser le regard réprobateur d’une voisine. Une vielle femme, le genre de commère que l’on trouve dans tous les immeubles. Ces femmes son redoutables elles savent tout, sur tout, et sur tout le monde, elles sont également en constante recherche de chaire fraiches, de scoop fait a pouvoir déformer pour salir un peu plus la réputation des résidents.
Triste réalité que celle de ses mégères, tellement seule qu’elles en viennent a épier la vie des autres pour se sentir un peu exister. Accepté d’être insipide n’a jamais été dans la nature de l’Homme…
Ephylie jeta un regard un peu sévère cette petite vielle quand elle la vit marmonner d’ai ai dédaigneux en rentrant chez elle. Colporter des ragots était une chose, juger sans savoir en était une autre, elle aurait sûrement réagit différemment si elle avait su que la femme semblant si jeune au bras de son voisin avait plus l’âge d’être sa fille à elle, que sa petite fille.

Derek ouvrit le porte et passa le premier, il voulait vérifier que ce n’était pas trop en désordre. Mais s’était sans compter sur le naturel de sa « jeune » invitée, sa curiosité la poussa a n’attendre que quelques instants avant de passer le seuil de l’appartement.
Ce qui frappait tout de suite quand on arrivait s’était l’odeur de cigarette froide. Pas vraiment surprenant, juste un peu trop présent peu être. Dans un ultime espoir de faire partir l’incommode odeur l’habitant des lieux avait ouvert la fenêtre.
La détective posait son regarde dans tout le salon se demandant si il n’y avait pas quelque chose qui aurait pu élucider le mystère Jackowski. Mais rien a part quelque maigre preuve que le dessinateur aimait la boisson, néanmoins cela n’était pas vraiment une surprise.


On a tous nos petits vices…

Cette simple phrase reporta l’attention de la vampire sur son compagnon. Cet enchaînement de mots semblait si anodin et pourtant…
La manière de la dire avait quelque chose d’un peu malsain, qui collait avec le personnage du dessinateur, mais Phyl avait l’impression que ça allait bien au-delà de ça.

Jackowski fini de s’activer à remettre un peu d’ordre dans son appartement, puis débarrassa son invitée. Le temps qu’il aille accrocher les affaires dans l’entré, la détective avait déjà repéré le coin qui servait d’atelier a l’artiste.
Elle n’osa pas ouvrir les vieux carnets de croquis qui traînait entasser la comme le vieux souvenir, néanmoins elle laissa son regard s’attarder sur les esquisse qui trainaient sur le plant de travail. Toujours le même genre de dessin, toujours cette même force dans le trais de crayon. Sentir a nouveau le mort de si près donna un frisson à Ephylie
.

Puis-je vous offrir quelque chose à boire ?

Demanda-t-il en achevant de défaire un troisième bouton à sa chemise, découvrant ainsi d’étranges cicatrices dans son cou.
Elle ne les avait pas vus à l’hôpital, et le col de la chemise les avaient plus ou moins dissimulées. Pourtant elles étaient étrange, parfaitement symétriques surtout.


Non, merci.

Elle avait répondu un peu machinalement toujours aussi intrigué par ses marques dans le cou du dessinateur.
Sans vraiment réfléchir elle s’approcha de Derek pour effleurer du doigt une des petites imperfections de la peau.


D’où viennent-elles ?

Puis finalement sembla réaliser que son geste était parfaitement déplacer, et retira vivement sa main.

Veuillez m’excuser, je n’aurais pas dus…

Pourtant dans son regard on ne lisait pas d’excuse, a peine un peu de gène de s’être laisser gouverner pas son instinct. Par contre en fond brillait de l’envie, l’envie d’en connaître de plus en plus sur l’homme qu’elle avait en face d’elle.
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Derek Jackowski
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Lun 14 Mar - 21:52

"Non, merci."

Il sourit.

« Comme vous voudrez. Enfin... Si vous changez d'avis...»

Toujours le même sourire au lèvre, silencieux, il la vit s’approcher de lui. Soudain toute trace de rictus disparût de son visage quand les doigts délicats de la vampire vinrent effleurer son cou à l’endroit même où il avait enduré une trentaine d’années au par avant la caresse mordante d’une lame.

"D’où viennent-elles ?"

Elle ôta sa main et fit mine de reculer.

"Veuillez m’excuser, je n’aurais pas du…"

Dans un surprenant réflexe il la saisit au poignet. D’une main qui ne tremblait pas, il caressa avec précaution ce visage à la douce peau halée. Attardant son regard dans les profondeurs verdoyantes de ses iris, il songea que ces deux traîtres là en avait dû faire craquer plus d’un.

# Et si je te le disais? Si je te le disais, d'où elle viennent? De ce jour maudit qui m'a marqué le cuir et l’âme pour le restant de mes jours. Ou plutôt de te le dire.... Si je te le montrais?#

Tout aurait put prendre fin à cet instant.

#Un cri déchirerait la sourde quiétude de ce banal immeuble. Alors je devrai te faire taire. Ton corps, parfait et féminin se débattant au sol dans les drapés de ta robe rouge. Bientôt le charmant pléonasme carmin se rependrait sur les lattes de bois usées : ton sur ton dessus mon parquet, le rouge de ton vêtement et le rouge de ton sang.#

Yeux clos, Jack prit une profonde inspiration, s'emplissant au passage les poumons d'un air chargé de l’enivrant parfum de cette femme.

« Ce n’est rien… »

Il fallait qu'il se reprenne. Un peu de contrôle que diable! Un peu de tenue!


#Bien sûr, durant ce sensuel carnage, le vacarme engendré par nos mortels ébats glacerait d’effroi mes chers voisins.
Au travers de la fine cloison je pourrai même entendre les doigts crochues de la vielle fouine à langue de vipère pianoter sur les touches du bigophone, composant en toute hâte un numéro. Mais je ne fuirai pas... Pas cette fois. Bientôt, au loin, les échos plaintifs d’une sirène feraient suite à tes mélodieux hurlements d’agonie.#


Jackowski se détourna de cette femme dont la redoutable aura lui aurait fait perdre pour peu ce qu'il lui restait de raison, et se dirigea vers le buffet.

#La porte défoncée aurait vomit un flot de flicards armés. Les canons des flingues braqués sur moi. Infernales bouches d’acier prêtes à vomir sur le monstre que je suis leurs flots de plombs en rafales.#
Il ouvrit le meuble et parcouru de ses yeux ternes l’assemblée de flacons qu’il renfermait.
# J’en massacrerai peut-être un ou deux… Juste pour la forme. Puis cesserai de me battre.#
S’empara d’une bouteille de vodka et se versa un verre.
#Enfin… Le cuir criblé de ferraille. Epuisé. Les entrailles déchirées par la mitraille, je m’effondrerait près de ton divin cadavre. Gisant côte à côte dans leurs sangs mêlés, l’Eternelle et le Monstre unis dans la Mort sur le plancher.#

Un léger rire, à peine perceptible, lui échappa.

# Crise passagère de romantisme à deux balles… T’as pas honte à ton âge Jack ? #

Puis il se laissa choir sur le canapé, et but une gorgée de son verre.

« On va dire que je suis un habitué des interventions chirurgicales. »

Rien de plus. Il ne dirait rien de plus. C’est ce qu’il se promit.

#Une fois le masque tombé je n’aurai d’autre choix que de vous tuer exquise demoiselle. Tuer parce qu’on y est contraint. Par obligation. Que c’est bas. Que c’est commun… Cela vous ôte tout le plaisir. Or Jack Walker ne tuera pas une aussi sublime créature sans plaisir. Peut-être cela arrivera-t-il ce soir. Mais il ne faut jamais précipiter les choses. Bâcler la besogne comme un malpropre, un novice du crime, un iconoclaste de l’assassinat? Non messieurs-dames : Le meurtre d’une immortelle ça s’exécute dans les règles de l’Art. Et le votre, succulente rose à l'éternelle splendeur, sera sans conteste la pièce maîtresse de toute mon Œuvre! #

L'artiste tueur vida son verre et le posa sur la table basse, ne quittant pas une seule fois cette nouvelle égérie du regard.
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Ephylie Buron

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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Jeu 17 Mar - 15:30

Ephylie eu un tressaillement quand Derek attrapa son poignet. Était ce l'allure un peu inquiétante du personnage qui avait fini par agir sur la vampire? Sans façon...
Elle se fit rien pour se libéré de l'emprise de l'artiste, rien non plus pour chasser sa main quand elle vint effleuré la jeunesse de son visage. Cette douce caresse aurait pu duré des heures, qu'elle lui aurait paru encore trop courte.

La vampire posa sa main sur celle de cet homme si intrigant, appréciant du bout des doigts tout les petits défaut de la peau. Ces dégât de l'âge qui donne du charme, du corps et du caractère aux Hommes. Toute ses imperfections ne la toucheraient, elle resterait a jamais lisse, se trouvant parfois insipide.

Jackowski retira sa main, il semblait pensif. La simple question de sa compagne du soir avait sembler le plonger dans ses pensées, pourtant elle n'avait rien de compliquer.
Ce silence éveillait de plus en plus la curiosité de la détective, comme quoi le naturel pointe toujours son nez même quand il ne devrait pas. Elle ne quitta pas du regard le dessinateur tendis qu'il alla de servir un verre.


* Qui êtes-vous Derek Jackowski? Un simple dessinateur de BD noire un peu taciturne, mais sans grande histoire, ou un homme qui cache foules de secrets comme on cache des cadavres dans les placards ? *

Il se servit un verre de Vodka, s'était presque prévisible. Cette pensée arracha un esquisse de sourire a la jeune vampire.
Elle détacha ses cheveux ,laissant ses boucles toujours aussi indisciplinées lui donner un air encore plus juvénile. L'objet de son intérêt, ne l'avait pas quitté des yeux en allant s'assoir sur le canapé et elle ne tarda pas a le rejoindre.

La réponse de Derek était plus qu'évasive, être habituer des intervention chirurgical n'expliquait pas pourquoi il avait des cicatrices aussi symétrique, surtout dans un endroit tel que le cou. Cet homme semblait être plein de promesses, celle de découvertes qui semblaient aussi intéressante que dérangeante. Tout sauf un homme quelconque...

Ephylie hésita quelques instants avant de prendre la main de l'artiste dans la sienne. Elle n'était pas vraiment coutumière des élans de romantisme fleur bleu, généralement elle était plus rationnelle Néanmoins il lui semblait plus dur de garder la tête complétement froide devant un homme dont elle ignorait presque tout, Jackowski était une énigme.


Qu'est ce qui vous à donner l'envie de devenir dessinateur de BD ?

La question était anodine mais elle pouvait en apprendre tant sur son compagnon.
La curiosité était un vilain défaut, mais comme il l'avait si bien dit, on a tous ne petits vices. Et la détective n'avait aucune envie de réprimer les siens.
Elle posa la tête sur l'épaule Jack, puis chassa une petit mèche.

Ephylie aurait tellement voulu que le temps s'arrête a cet instant, comme il s'était arrêter de passer pour elle.




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Dernière édition par Ephylie Buron le Mar 31 Mai - 17:45, édité 2 fois
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Derek Jackowski
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Sam 16 Avr - 3:45

L'élégante silhouette vêtue de rouge sombre vint le rejoindre sur le divan dont le cuir plissa à peine quand elle s'y posa.

Qu'est ce qui vous à donner l'envie de devenir dessinateur de BD ?

Il ne répondit pas tout de suite. Sourire était presque devenu un réflexe devant ces charmants interrogatoires.

« Je ne sais pas. Je… »

Elle venait de caler sa tête contre son épaule gauche.

« Je dirai juste que… ça s’est un peu imposé.»

Contre lui. Après tout, qu’elle lui pose toutes les questions que sa langue brûlait de formuler, pourvut seulement qu’elle reste contre lui. Dire quelque chose. Parler. N'importe quoi. Juste gagner du temps. Du temps avec elle.

« Je dessinais pas mal étant jeune. Mais pas seulement des personnes ou des paysages. Enfin un peu puisque je dessinai ce que je voyais… mais je ne dessinais pas les choses parce qu’elles étaient "belles à regarder". Attendez-voir… »

A ces mots il se leva pour revenir quelques instants plus tard tenant une chemise en carton dans ses mains. Se rasseyant auprès d'Ephylie, il passa un bras autours de ses épaules fines et disposa sur ses genoux le contenue de la précieuse chemise. Il s'agissait des vieilles esquisses réalisées durant son enfance. Sur certaines, on pouvait lire, écrit en tout petit en bas à droit de la page: Kielce marzec 2008 J. , Kielce Luty 2008 J. ... Alors que d'autre étaient datées et signées : Sydney june 2007 JW, Sydney may 2007 JW etc...

« Moi ce qui me plaisait, c’était de dessiner la beauté là où elle ne se trouvait pas.
_Il s'arrêta sur un dessin qui ne pouvait être vu sans susciter le dégoût chez son observateur. Y était représentée avec détail la carcasse d'une petit mammifère, chien ou renard, atrocement mutilée._
Oui, même dans le cadavre en putréfaction de ce pauvre animal…_Il ajouta en riant_Il est vrai qu’on s’est posé quelques questions sur ma santé mentale. D’ailleurs à l’époque mes pa…
_ Comme pour être dispensé de finir sa phrase, il changea de croquis, changeant par là même de sujet_
Bref… Baudelaire nous a bien prouvé qu’on pouvait encore tirer un magnifique poème d’une charogne, non ? La beauté n’existe plus dans notre monde, elle est bouffée par la morosité de notre quotidien. De la crasse… les humains ont tout détruit. Jusqu’à la vraie beauté de nos paysages. Dehors, la guerre, le crime, ou pire : l’ennui. Mais dans cette crasse humaine on peut encore la faire apparaître. Je voulais qu’en les mettant face à... même à une scène de meurtre, devant le sauvage et sanglant spectacle du massacre d’un ou d’une de leur congénères, ils restent le souffle coupé, les yeux grands ouverts, la bouche béante de stupeur et le cœur qui après avoir manqué un battement s’emballe à tout rompre. Je voulais qu’ils trouvent ça beau… Terrifiant, sombre, dégueulasse… mais beau.»

Il avait dit tout ça très calmement. Ce n'était pas là le discours enflammé d'un de ces pseudo-grands-artistes-incompris, qui tenaient des propos incohérents destinés à choquer ou impressionner leur public. Non. De manière très posée et sincère il avait dit tout cela. Et tout en parlant pas une seconde il ne l'avait as quitté du regard. Il l’avait assez dévoré des yeux, s’était imprégné de son parfum jusqu’à l’extase, et sa perception tactile s’était pleinement délecté du grain pur de sa peau et de la soie de sa chevelure. Le timbre de sa voix, même lorsqu'elle se taisait, raisonnait à ses oreilles comme mélopée envoutante. Il fallait qu’il la goûte… Tout ses sens devaient entièrement être repus d'elle. Il allait s'enivrer de cette femme jusqu'à n'en plus pouvoir.
Les lèvres du dessinateur vinrent effleurer le cou lisse de sa séduisante convive quand il lui susurra:


« Ça va vous paraître cliché et fleur bleue à souhait mais...

Il faut que je vous dessine… Puis-je ? »


Cette "proposition" laissait bien sûr sous-entendre quelque chose qui allait bien au-delà de la simple séduction.

« Vous êtes belle. Savez-vous pourquoi ? »

Sans prendre même le temps d’écouter la réponse de cette créature de songes, il poursuivit, le regard animé d’une flamme de démence et d'admiration.

« Je vais vous le dire : Ce n’est pas votre jeunesse factice et impérissable, ni votre sublime visage, ou bien votre corps aux courbes frisant l’absolue perfection. Non… C’est parce que vous n’êtes pas aussi banale que vous voudriez le paraître. Parce que vous sortez de la médiocrité humaine. Vous êtes bien au-dessus...»

Ses lèvres brûlantes de désir, avides de s’unir aux siennes, s’en approchèrent.

« Et c’est pour ça que je vous veux… »

S'en approchèrent jusqu’à enfin les toucher.
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Ephylie Buron

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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Dim 17 Avr - 15:00

Elle l’écoutait simplement fasciner par sa vision du monde. Jackowski devenait de moins en moins « banal » à chaque nouvelle phrase.
Et c’était peu dire… Il l’avait quitté quelque instants pour revenir sur le canapé avec une pochette emplie de dessin de quand il était jeune. Elle ignorait quel âge il avait exactement en 2007 mais, au vu de ses croquis il devait déjà à voir beaucoup de talent pour un jeune homme. Pourtant ce n’étais pas l’effroyable beauté du dessin de cadavre en putréfaction qui l’intriguait le plus mais bien la signature qui se trouvait en bas des pages.
En effet ce n’était pas D.J, comme on aurait pus en tout logique s’y attendre, mais J.W… Sans compté l’indication géographique : Sydney. Ephylie n’avais jamais une craque de la géographie mais pas au point de situer Sydney en Pologne.

La détective en était là dans sa réflexion quand les lèvres de Derek virent effleuré son cou, stoppant net toute pensée. Avoir l’impression d’avoir seulement 20 ans cela n’était pas arrivé depuis tellement longtemps à Ephylie, mais c’était exactement ce qu’elle ressentait face a cet homme. Il était secret, cultiver, un peu taciturne, et pas déranger par le fait qu’elle ne soit plus humaine… que vouloir de plus ?
Elle n’en voulait pas d’avantage.


Ça va vous paraître cliché et fleur bleue à souhait mais...
Il faut que je vous dessine… Puis-je ?


Il lui avait susurré ces mots, une demande qui appelait a quelque chose de beaucoup moins innocent qu’il n’y paressait.
La vampire ne savait pas trop quoi répondre, tirailler entre la curiosité, le désir, la prudence et la raison. Elle n’eu pas vraiment a répondre car il continua, dans ses brillait un lueur proche de la folie mais teinté d’admiration.


Vous êtes belle. Savez-vous pourquoi ?

Elle aurait bien répondu quelque chose de très scientifique, un reste de son ancienne vie. Quelque chose comme, avoir hérité des « bon » gène. Il y avait toujours une contrepartie à un avantage, certes on lui avait donné la beauté physique, mais avec ceci on lui avait donné une maladie qui allait la tuer. La nature à toujours penser a préservé un équilibre à chaque avantage sa plaie… A nous de savoir si il est possible ou non de ce fardeau.

Je vais vous le dire : Ce n’est pas votre jeunesse factice et impérissable, ni votre sublime visage, ou bien votre corps aux courbes frisant l’absolue perfection. Non… C’est parce que vous n’êtes pas aussi banale que vous voudriez le paraître. Parce que vous sortez de la médiocrité humaine. Vous êtes bien au-dessus...

Dans d’autres circonstances, avec d’autres personnes et à d’autres heures, elle aurait sûrement éclaté de rire devant un tel portrait d’elle. Elle se vautrait dans sa propre médiocrité, ne souhaitant pas corriger ses défauts en cultivant même certains pour son travail. Comment se sortir de l’imperfection quand on la cultive ?

Le dessinateur se rapprocha de plus en plus, Ephylie le laissait faire avec un air un peu provocateur.


Et c’est pour ça que je vous veux…

Derek s’approcha encore, jusqu'à toucher les lèvres de la vampire.

Qu’importe le temps qu’aurait pu durer ce baiser il aurait été trop court. Quand il prit fin, il laissa un goût amer à Ephylie, amer comme la penser qu’elle était en train de s’enticher d’un homme qui allait forcément mourir un jour, et si on en croyait son état de santé, ce jour viendrait plus tôt que pour la plupart des mortels.
Mais il fallait de rien en laisser paraître.
Dans un geste souple elle se leva arborant un petit air espiègle.


Etes-vous sûr que c’est moi tout entière que vous désirez M.Jackowski ?
Peu être que contrairement a ce que vous avez dit, mes trais que vous trouver si parfait son votre seul motivation ?
Il y a tellement de chance pour que ce ne soit qu’un caprice. Contrairement a ce que vous penser, vous n’êtes pas si âgé que cela, c’est dans la nature des jeune gens de faire des caprices. J’ai vécus cela tellement de fois, qu’à la fin ça ne faisait plus rien…
Je vous assure, au début je parais intrigante, séduisante, avec un arrière petit goût de danger, les vampires ont toujours mauvaise réputation, c’est bien dommage…
Au premier abord, il semblerait que j'ai tout pour les rendre heureux, ce qui crée cette envie.


Elle marqua une brève pose pour s’assoir sur le dossier du canapé, son expression taquine était toujours là.

Mais voyez vous, c’est dans la nature de l’être humain de se lâsser…
Même si ma « beauté » ne se fane pas, ils en apprennent forcément sur mon compte, et ce n’est pas toujours très reluisant. De plus ils doivent faire face a mon caractère qui est souvent détestable, pas tout le temps, mais assez fréquemment.
Et tout ça fini inéluctablement de la même manière, un regard froid, des adieux secs et chacun chez soit…


Ephylie s’arrêta a nouveau. Sa main vint caresser doucement la joue du dessinateur.

Etes-vous toujours sur de ce que vous voulez ?
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Derek Jackowski
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Sam 23 Avr - 17:57

Dix années d'existence innocente et insouciante dans le cocon familiale idyllique. La fraction de seconde où un être encore chaud, tout palpitant, bascule de vie à trépas. Le temps qu'il faut pour échanger un baiser. Au fond peu importe sa réelle durée, un instant de bonheur est toujours trop court.
La sensation de laisser échapper une proie. Voilà ce que Jack éprouva quand elle se leva. Sauf qu'il avait le sentiment que cette proie la lui échappait en emportant comme une partie de lui même.


Etes-vous sûr que c’est moi tout entière que vous désirez M.Jackowski ?
Peu être que contrairement a ce que vous avez dit, mes trais que vous trouver si parfait son votre seul motivation ?
Il y a tellement de chance pour que ce ne soit qu’un caprice. Contrairement a ce que vous penser, vous n’êtes pas si âgé que cela, c’est dans la nature des jeune gens de faire des caprices. J’ai vécus cela tellement de fois, qu’à la fin ça ne faisait plus rien…
Je vous assure, au début je parais intrigante, séduisante, avec un arrière petit goût de danger, les vampires ont toujours mauvaise réputation, c’est bien dommage…
Au premier abord, il semblerait que j'ai tout pour les rendre heureux, ce qui crée cette envie.


Lui assit, elle debout. Lui comme hypnotisé par ses jambes graciles, quand elle s'éloignait de lui pour se percher sur le dossier du divan. Ce qu'elle disait n'était pas sans fondement. Comment ne pas être fasciné par ce corps aux charmes surnaturels? Surnaturel pour ne pas dire surhumain, ou non-humain...
Il rit lorsqu’elle sembla le mettre dans la catégorie des "jeunes gens". Une personne d’une soixantaine d’années n’est pas plus adulte qu’une autre approchant de la cinquantaine.


Mais voyez vous, c’est dans la nature de l’être humain de se lâsser…
Même si ma « beauté » ne se fane pas, ils en apprennent forcément sur mon compte, et ce n’est pas toujours très reluisant. De plus ils doivent faire face a mon caractère qui est souvent détestable, pas tout le temps, mais assez fréquemment.
Et tout ça fini inéluctablement de la même manière, un regard froid, des adieux secs et chacun chez soit…


Se redressant à son tour, il lui adressa un regard amusé. Pourquoi lui disait-elle tout ceci ?
Alors qu'il s'approchait de nouveau son visage du sien, les doigts fins de la demoiselle virent effleurer sa joue.


Etes-vous toujours sur de ce que vous voulez ?

Jackowski recouvrit de la sienne la main qu'Ephylie avait posée sur sa figure terne et creuse.
« Honnêtement… Je ne pense pas avoir le temps de me lasser de vous. »
Puis il l’attira à lui et la serra contre son torse.

« Je crois qu’il y a une chose que vous ne comprenez pas encore. Notre "rencontre" ne s’achèvera certainement pas dans l’indifférence. »
Son étreinte se fit plus forte, mais pour une raison qu'il n'arrivait pas à s'expliquer, ses mains tremblaient sensiblement. Pouvait-elle pleinement saisir le sens de ses propos?
« Mais avant qu’elle ne s’achève, il faudra bien qu’elle commence…
Et sachez-que les histoires "pas très reluisantes" sont mes favorites. Celles où tout se passe à merveille ne présentent pas un grand intérêt pour le scénariste que je suis. »


Le rictus carnassier du dessinateur, demi-sourire ironique que ses lèvres avaient pris l'usage de former sans qu'il ne s'en rende compte, disparut enfoui dans la noire chevelure ondulante de la vampire. Il ferma les yeux et resta un moment silencieux, pour ensuite reprendre sur le registre légèrement railleur et provocateur qu'avait employé sa plaisante invitée.

« Mais mis à part le fait que vous me trouvez trop jeune pour vous… Si vous craignez tant la déception, autant tout se raconter tout de suite. Pas de secrets, pas de mauvaises surprises. Vous êtes franche avec moi. Vous ne prétendez pas être exempte de défauts et à vous entendre parler, votre beauté même vous desservirait.
Je vais être franc à mon tour : Je ne vous vaux même pas…
Ma beauté, si j’en ai toutefois un jour possédé une, est à présent bien plus que fanée, disons réduite en cendres. Quand à mon caractère, il est bien au-delà du "détestable". Je suis souvent ivre, grossier, cynique. Et ce qu’il y a à apprendre sur mon compte ferait blêmir votre teint délicieusement halé.
Alors My Perfect Lady, voulez vous réellement poursuive ce petit "jeu de la vérité" avant de tenter quoique ce soit d’autre ?»


Cédant à la tentation de dévorer le cou d'Ephylie de ses baisers audacieux, Jack espérait que sa délicieuse convive ne se dégagerait plus de cette douce emprise, préférerant cette fois-ci les caresses aux aveux.
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Dim 8 Mai - 14:28

Honnêtement… Je ne pense pas avoir le temps de me lasser de vous

Même la douce étreinte du dessinateur ne pu réprimer le malaise de la vampire. Encore et toujours cette immortalité qui revenait, ce n'étais pas une malédiction mais il y a des moment où l'on aurait pu le croire... S'était simplement un prix à payer.

Je crois qu’il y a une chose que vous ne comprenez pas encore. Notre "rencontre" ne s’achèvera certainement pas dans l’indifférence.
Mais avant qu’elle ne s’achève, il faudra bien qu’elle commence…
Et sachez-que les histoires "pas très reluisantes" sont mes favorites. Celles où tout se passe à merveille ne présentent pas un grand intérêt pour le scénariste que je suis.


Il l'avait serré plus fort, laissant Ephylie ressentir complètement l'instant, du léger tremblement des mains de Derek au battement de son coeur.
Encore une fois elle aurait espéré que le temps suspende sa course. Mais malheureusement il n'en en ferait jamais rien, ils allaient forcément être séparé, il fallait juste espéré que ce soit le plus tard possible.
Le silence du moment fut rompu par l'artiste lui même, se laissant aller lui aussi au petit jeu des "confidences".


Quand à mon caractère, il est bien au-delà du "détestable". Je suis souvent ivre, grossier, cynique. Et ce qu’il y a à apprendre sur mon compte ferait blêmir votre teint délicieusement halé.

Ce passage arracha un bref sourire amusé a la vampire. Elle avait largement pu contaté son cynisme et ce n'était pas pour lui déplaire, elle n'avait jamais été charmer par les hommes à personnalité trop lisse, ce qui pouvait paraître "parfait".Pour ce qui était d'être grossier, ce n'était pas vraiment un problème, Phyl n'avait jamais été très regardante sur le langage des gens, surtout depuis que Neva était entré dans sa vie...
Et ivre... Vu la quantité d'alcool qu'il avait déjà pris ça ne semblait pas si étonnant et tant qu'il n'était pas beurré à ne plus se souvenir de ce qu'il s'était passer, ça ne posait pas vraiment de problème.


Alors My Perfect Lady, voulez vous réellement poursuive ce petit "jeu de la vérité" avant de tenter quoique ce soit d’autre ?

Lui n'avait pas vraiment envie de continuer ce petit jeu, et finalement la détective non plus. Elle alla chercher les lèvres du dessinateur pour un baiser agrémenté d'un brin de passion.
Un peu hésitante sa main descendit le long de son cou, en sentant à nouveau les cicatrices, pour finir par défaire un nouveau bouton de la chemise de Jackowski, puis un autre...
A lui de l'arrêter si il le désirait.



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Derek Jackowski
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Mar 21 Juin - 19:21

Pour rien au monde il aurait empêché les doigts délicats de cette femme de dégrafer sa chemise, ni les baisers ardents ou les soupirs langoureux que lui dispensait sa bouche suave.
La goûter. Parcourir sa peau et en couvrir la moindre parcelle de l'avide caresse de ses lèvres, sans succomber à la tentation de la mordre jusqu'au sang.


#Si mes baisers te traversaient la chair tu hurlerais de douleur. Mais pour le moment je veux t'entendre gémir de plaisir, ma divine, mon immortelle...#

A son tour, Jack entreprit de défaire la robe de la vampire avec une gaucherie surprenante pour un homme de son expérience. Ce qui d'ailleurs le surpris lui même. Était-ce le fait de l'empressement, de la fatigue, de sa trop longue solitude, de l’alcool ou bien était-ce Elle, tout simplement?

#Pourquoi ma main si sûre lorsqu’il s’agit d’ôter la vie, devient si peu fiable quand j'ôte votre habit?
Elle naguère si preste à donner la mort, peine sur l'écrin du joyau de votre corps.#

C’était comme tuer. Mais différent. Était-ce mieux ? … non peut-être pire. C’était comme la tuer et mourir à la fois. Il avait l’impression que le corps nue de cette déesse lui brûlait la peau tant son désir de la mettre en pièce était intense et paradoxalement, il n’avait jamais autant désiré l’avoir vivante au près de lui qu’à cette instant.

. . .

Calme. Silence. Ou presque.
Quelle heure était-il ?
Juste un léger bruit de respiration dans le silence.
Et le calme, comme après un carnage.
Le drap blanc du lit défait, tombant sur le sol. Désordre un peu partout.
Des vêtements d’homme gisant épars sur le sol, et parmi eux une flamboyante étoffe carmin…
Comme après un carnage.
Ou tout comme… excepté l’absence d’odeur de sang remplacée par celle d’un non moins suave parfum féminin.
L’homme ouvre les yeux, et se demande s’il est bien un Homme. Il regarde ses mains: humaines.
L’atmosphère de la chambre encore plongée dans la pénombre est lourde.
Il déglutit et respire avec difficulté, et a comme un poids sur sa poitrine.
Malgré la chaleur ambiante et son corps couvert de sueur, il se sent tout à coup glacé.
Elle dort, paisible, la tête sur son torse en guise d’oreiller au milieu des mèches ébènes de ses cheveux défaits.
En fait il ne sait pas si elle dort.
Il ose à peine regarder. Il ne sait pas pourquoi, il pense même que c’est ridicule...
Mais pourtant il ne bouge pas.
Le rythme de sa respiration est calé sur la sienne.
Il se sent épuisé, le souffle court, la tête lourde. Mal
Mal, et pourtant étrangement bien.
Comme après un carnage…

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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Lun 27 Juin - 14:55

Le calme après la tempête, un paisible silence après une folie.
Seul témoin de ce qui venait de se passer, le joyeux bordel de la chambre, au milieu des draps gisant à moitié au sol les vêtements était éparpillé un peu partout. Le peu de lumière qui filtrait dehors donnait l’impression d’être dans une vielle photographie en noir et blanc.

Peu importait l’heure qu’il était.
La vampire était confortablement blottie contre le dessinateur, sa respiration calée sur la-sienne, les yeux clos. Elle se sentait si bien et pourtant l’impression d’avoir fait une idiotie sans nom ne voulait pas la quitter.
S’était trop compliquer, s’était trop bête, il était mortel, il allait fatalement être visité par la faucheuse et d’ici assez peu de temps … enfin si on en croyait l’état assez lamentable quand lequel elle l’avait vu a l’hôpital. Ephylie ne pourrait pas supporter de perdre encore quelqu’un d’aussi proche d’elle qu’il aurait pu le devenir. Elle aura très bien pu faire illusion que ça ne l’affectait pas, mais ça allait la ronger constamment. Ses souvenirs allaient doucement mais sûrement entretenir et intensifier cette peur de la mort des autres, se n’était pas supportable.
Egoïste comme pensée, mais malheureusement vraie.
L’apparente tranquillité de Phyl n’était donc qu’une apparence, un nouveau masque… encore.

Derek bougea vaguement, d’un coup il avait semblé avoir plus de mal à respiré. Partageait-il cette idée que ce qui venais ce soir n’était qu’une folie que ça n’aurait pas du arrivé. Ça allait être trop compliqué.

La détective attendit que la respiration de son si plaisant oreiller se fasse plus régulière, plus calme. Il était de nouveau allé rejoindre les bras de Morphée.
Avec une infinie précaution elle s’était glissée hors du lit, récupérant sans bruit ses affaires pour les enfiler dans un silence religieux.
Il ne fallait surtout pas le réveiller.

Elle attrapa un papier et un stylo et gribouilla vaguement un « Je suis désolée… », puis défit son collier qu’elle laissa avec le bout de papier. Elle aurait tellement aimé que ça puisse marcher mais son passer la hantait encore trop pour ce que soit possible. Ephylie quitta la chambre non sans avoir déposé une dernière fois ses lèvres sur cette de l’artiste.
Il allait se réveiller. Rapidement elle sorti de l’appartement et de l’immeuble.

Seule dans la rue, elle ne pu retenir une larme qu’elle laissa rouler le long de sa joue. De la rage ? De la tristesse ? Du regret ?
Sûrement tout cela et bien plus encore…
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MessageSujet: Re: Dans l'Antre du Requin [suite de la soirée avec ma chère Phylie]   Sam 17 Sep - 17:37

La porte d’entrée se ferma. Elle venait de se fermer comme elle s’était ouverte quelques secondes plus tôt. Doucement, discrètement… sans aucun bruit qui ne fut perceptible par une oreille humaine. Les paupières closes du dormeur s’ouvrirent sur cet imperceptible clac. Apparemment pas imperceptible pour sa fine ouïe de prédateur. Il ne dormait pas. Rien de toute cette scène ne lui avait échappé.

D'une démarche lourde et malaisée il passa dans le salon où il se laissa choir sur le divan de cuir.


Citation :
« Je suis désolée... »

C’est ce que disait le mot. Il avait bien entendu la mine le gratter en toute hâte sur le papier.


Pas autant que moi, j’en ai bien peur…

Au creux de sa main, reposait le collier encore chaud du corps de sa propriétaire. Tiède et dérisoire consolation, il refroidirait.
Ses doigts se refermèrent sur le bijou, et son poing rageur s’abattit sur la table basse en bois sombre, faisant trembler le verre vide qui s’y trouvait encore. Son regard se porta alors sur l’objet qui lui sembla être d'un prompt secoure.
Il se versa à boire.


Peut-être aurait-il pu la rattraper ? Dans quel but ? A quoi bon…

«Pitoyable… tu es pitoyable …. »

L'artiste fit tourner le liquide dans son verre.

Comment avait-il put croire qu’elle s’intéresserait à lui ?


Qu’est-ce que tu t’imaginais ? Une magnifique et tragique histoire d'Amour? A ton âge? Tu t'imaginais peut-être qu'elle prendrait soin de toi et resterait à ton chevet jusqu'à que tu claques de ta belle mort? Alors peut-être aurait-elle demandé à ce que tu l'achèves avant de partir, mettant de tes propres mains fin à sa pénible vie d'immortelle qu'elle n'aurait put poursuivre sans toi?

Brusquement, l'homme fut en proie à un violent fou-rire.

Non.


Il n'y avait pas cru une seconde bien sûr. Mais n'y avait-il pas secrètement rêvé ne serait-ce l'espace d'un instant? Si cela fut, jamais il ne pourrait se l'avouer. Une histoire pareille, même dans une de ses plus mauvaises Bd, il n'en aurait pas voulu pour scénario!

Votre Histoire ne se terminera pas dans l'indifférence, mon pauvre Jack, comme tu le lui avais si bien dit ... Non, car votre histoire n'aura jamais lieux d'être! Elle t'a effacé de sa vie à l'instant même où elle a franchit pour la seconde fois le seuil de ta porte, mon pauvre pauvre vieux Jack!


Elle lui avait tout simplement échappé.


Jackowski porta le verre à ses lèvres et en vida le contenu d'un trait. Puis fermant les yeux, il déposa ensuite sur ces mêmes lèvres encore trempées d'alcool, le bijoux: Unique présent d'adieu encore imprégné du parfum et de la chaleur du frustrant objet de son désir. Vague souvenir de la sensation qu'il éprouva lorsqu'elle appliqua, avant de disparaitre, sa bouche suave sur la sienne en un ultime baiser.



My perfect Lady, my immortal, my goddess...
We should be gathered by the death.




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