Forum RPG futuriste se déroulant dans la ville de Paris.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Nuage en détresse. [Raph]

Aller en bas 
AuteurMessage
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Nuage en détresse. [Raph]   Sam 5 Nov 2011 - 1:00

Ce qu'il y a de bien avec les grandes berlines allemandes dans un premier temps c'est l'efficacité des amortisseurs, et dans un deuxième temps la place qu'on à dans le coffre, et comme je voyage dans ce dernier je peux vous dire que j'en sais quelque chose. Comment j'ai atterris ici...Difficile à dire, ma mémoire c'est comme les galeries Lafayette quand viennent les soldes, tout se bouscule, tout se marche dessus et il est impossible de mettre la main sur quelque chose sans le payer d'une douleur que je ne voulais pas expérimenter. La seule information que je pouvais me fournir malgré le noir c'était le goût ferreux du sang dans ma bouche. Je me passa la langue le long de des mâchoires pour voir s'il ne me manquait pas une dent, ou s'il n'y en avait pas une qui bougeait dangereusement. Je sais, c'est une piètre et peut être pas urgente préoccupation...Mais comme il m'était impossible de sortir de cette voiture je pouvais au moins prendre le temps de faire l'inventaire de tout ce qui m'aurait été gênant de perdre. L'inventaire fut vite fait, visiblement j'étais en un seul morceau sauf si c'était au visage qu'on m'avait mutilé au quel cas il allait falloir que j'attende de voir un miroir.

Le célèbre voleur fantôme baladé dans un coffre de voiture, ca pouvait prêter à rire et si ca n'avait pas été moi le voleur alors je serai sûrement en train de me prendre les cotes pour rigoler. Mais vu que la j'étais dans la merde jusqu'au coup j'avais peur que m'esclaffer ne m'enfonce un peu plus. Alors bon une fois l'inventaire de mon corps fini je tournais les yeux vers le petit objet qui faisait que je n'étais pas encore sorti de cette foutue voiture. Je ne comprenais pas encore comment cela fonctionnait, par quelle magie ou technologie. Mais l'objet brillait fort, à tel point que j'avais même du mal à le regarder, et cette lumière plus que désagréable semblait m’empêcher de bouger. Le moteur se coupa, nous avions tourné 27 fois à gauche, 32 fois à droite et fait 17 demi-tours et tours de rond point, et à ce stade la je pouvais affirmer ne pas savoir du tout ou est ce que je me trouvais. Il se pouvait même qu'on est juste fait le tour du pâté de maison mais que mon, ou mes ravisseurs trouvaient plaisant de me faire mariner avant de me finir dans une ruelle sordide. Une chose était sur une fois sorti de ce coffre ils auraient le droit à quelques remarques sur leur humour vraiment pourri. Le coffre s'ouvre et d'après la fraîcheur de l'air j'étais toujours dehors.

-Ca tombe bien que vous ouvriez les mecs car la j'ai une furieuse envie de me soulager et...

Une main à la poigne digne d'un modèle T-1000 me souleva tel un sac de vide pour me sortir du sac, et je me rendis compte que mon examen corporel avait été bâclé, sinon je me serais appercu que j'avais visiblement plus grand chose de solide sur l'abdomen. Ce qui me poussa à pousser des petits cris étouffés alors que les larmes me montaient aux yeux sans que j'y puisse quoi que ce soit.

-...Et tu sais pas lire ou quoi doit bien être marqué fragile quelque part sur mo...

Notre relation partait sur de mauvaises bases si à chaque fois que j'ouvrais la bouche en plus de ne pas me laisser finir il m'arrivait quelque chose de désagréable. Je fus jeté au sol contre un mur mon visage se déforma douloureusement, visiblement ils avaient aussi du me passer un savon sur le visage car même grimacer me donner envie de grimacer de douleur. Ma tête me semblait si lourde et ca ne devait pas être faute de tout ce que je mettais dedans, je fis quand même un effort pour regarder mes bourreaux. Des vêtements banals tout noir, des gants en cuirs de méchant de série américaine et ils avaient aussi les têtes. Le seul point commun qu'on pouvait imputer au géant chauve balafré et au p'tit nerveux roux c'était sûrement les croix qu'ils portaient épinglés sur leur cravates. A leur vue je ne pus m’empêcher de sourire et Dieu seul sait pourquoi cette phrase partie toute seule.

-J'le crois pas...J'viens de me faire rosser par deux hommes de Dieu...Si j'avais su j'aurai donné plus à la quête. Et d'ailleurs...Votre truc a vous c'est pas les mineurs techniquement ?

Le coup de taloche que je reçu dans le ventre à ce moment la m'indiqua qu'en plus de ne pas avoir un humour top niveau, ils semblaient pas avoir d'humour du tout en fait. Ma tête fonctionnait à toute vitesse et bien entendu il n'y avait rien de cohérent qui en sortait, et je m’efforçais de rester ainsi car je me savais incapable de penser qu'ils allaient me trucider. Monsieur Propre me souleva a nouveau comme une poupée de chiffon, et mon corps hurlait de douleur partout la ou il y avait des muscles et j'en avais visiblement plus que je ne l'imaginais. Et pendant qu'il me maintenant à une certaine distance du sol son copain m'accrocha au mur comme si j'étais crucifié à ce dernier à coup de pieux a travers mon manteau et le mur. Foutus fanatiques religieux ! Je ne m'en étais pas assez méfié et aujourd'hui j'allais payé, et bizarre de penser à ça j'en fus d'un coup apaisé. C'était comme si en réalité je payais pour mes fautes de ma vie encore une fois. Je n'avais plus besoin de faire le mariole pour cacher ma peur, on m'avait appris à ne pas avoir peur de ce qui est mérité et de l'accepter.

-Cris pour appeler ton maitre !

-Pardon ?


Cette fois je n'avais pas feint l’ignorance, je ne voyais pas du tout de quoi ils voulaient parler. Surtout que rien que l'idée d'avoir un maître aujourd'hui me paraissait risible, je faisais cavalier seul dans tout les aspects de ma vie alors je ne voyais pas à qu'il voulait me voir rendre des comptes. Leurs visage se tordirent de manière effrayante et j'en déduisis qu'encore une fois j'allais regretter de ne pas avoir crier au secours bien gentiment. Et pour le regretter, j'allais le regretter. Sans ménagement aucun il enfonça sur mon flan un pieu de petite taille qui s'enfonça dans ma peau avec un horrible bruit et une horrible odeur de chair calcinée. Plus fort encore que la douleur je pense que c'est la surprise qui m'arrache cet hurlement, long et puissant je crus même que mes cordes vocales n'y survivrai pas. Les larmes se remirent à couler stoppées par mes lunettes bancales, et je ne pus étouffer tout mes sanglots. Leurs sourires me donnèrent des envies de meurtres comme encore jamais je n'en avais eu. Il l'arracha d'un geste vif, et cette fois je ne pus qu'hoquetais de douleur, douleur qui commença doucement à m'arracher à mon corps.

-Fais le crier encore une fois Harry, mes sens accrues nous préviendrons quand il faudra partir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Sam 19 Nov 2011 - 14:54

La milice de Raphaël et d'Isis patrouillait depuis quelques nuits dans le quartier du Midnight. Certes, ses membres n'étaient pas encore très nombreux, une dizaine tout au plus, et exclusivement des vampires si l'on mettait de côté la femme-scorpion. Mais ils étaient déjà bien organisés, tournant par groupe de deux dans le quartier et se relayant pour tenir une surveillance accrue tout au long de la nuit. Pour le moment, il n'y avait rien eu de particulier à signaler, et leur mission consistait essentiellement à continuer de placarder les fameuses affichettes que l'on voyait dans tout le quartier depuis deux semaines :
Citation :
Nous, R et I, annonçons que ce quartier devient dès à présent notre territoire. Les règles en sont simples : toute action de violence, tout combat, toute altercation sera strictement interdite dans tout le quartier. Nous allons faire de ce quartier un havre de paix. En conséquent, quiconque sera pris en ces lieux à commettre des actes violents sera très sévèrement puni, et ce, quelle que soit sa race. Pour que la paix règne !
Raphaël patrouillait seul, tous ses sens en alerte, impatient de rencontrer quelques curieux venus tester la véracité de ses affiches. Enfin, quelqu'un sembla répondre à son voeu. Plusieurs protestations de douleur parvinrent à ses oreilles. Ils n'étaient pas très loin... Le vieux vampire fila à toute allure dans la nuit, à travers ces ruelles qu'il connaissait par coeur.


" Cris pour appeler ton maître ! "

Il les avait dans son champ de vision. Un grand chauve aux allures de brute, un petit rouquin rappelant un hargneux roquet, et un jeune albinos bien amoché. Une odeur forte de brûlé émana de l'albinos quand la brute lui enfonça une pointe de bois dans le flanc. Un pieu béni. Raphaël n'avait plus besoin de vérifier leurs auras. Deux chasseurs, un vampire. Deux bourreaux, une victime. Un exemple ? Qui se retournerait contre eux.
Était-ce Raphaël qu'ils attendaient ainsi en torturant l'un de ses petits si près de
son établissement ? Les inconscients ! Ils ne savaient pas que le vieux vampire avait changé ses principes...

On passe en mode "combat". Activation des pouvoirs. Une petite bulle de silence pour commencer : l'ouïe aiguisée du rouquin ne servirait plus à rien. Invisibilité totale : il ne le verrait pas venir. L’exécution du petit sadique passerait totalement inaperçue de la brute trop occupée à maltraiter le vampire albinos.
En effet, les chasseurs ne virent rien venir. Seul Alexandre, qui avait le rouquin dans son champ de vision, put voir son sourire se décomposer en expression de surprise, sa bouche s'ouvrir pour pousser un hurlement que personne n'entendit. Sur son cou, un sourire pourpre se forma, et du sang perla tandis qu'il tombait au sol, toujours sans aucun bruit.
Alors Raphaël apparut devant lui, sa main gauche salie du sang qui coulait de ses griffes pointues. Ses yeux luisaient d'une lumière dorée, surnaturelle. Son autre main s'embrasa alors, des flammes jaunes dansaient tout autour de son bras lorsqu'il rompit la bulle de silence pour s'adresser à la brute :

Le maître est là et se demande ce que tu comptes faire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Lun 21 Nov 2011 - 0:11

-Harry fait le crier encore une fois...

Je pense que je que jamais le sourire qui déforma le visage de l'homme à ce moment la ne quitterait ma mémoire. La méchanceté, le mal, tout ceci avait été totalement dépassé pour paradoxalement quelque chose de plus simple. Quelque chose comme du plaisir, comme s'il avait attendu qu'on le lui ordonne avec impatience. Comment fallait il voir ceci, la folie d'un seul ou la folie cachée dans la multitude ? Il me regardait avec une avidité dévorante et déjà j'avais l'impression de n'être plus rien d'autre qu'un morceau de viande quelconque qu'il devait charcuter pour consommer. Consommer ma douleur. Je me pris à baisser la tête pour échapper à ce regard plus que dérangeant, j'aurai voulu pouvoir arrêter mes yeux n'importe ou ailleurs, mais je n'avais rien d'autre à regarder que ce foutu pieu.

-J'espère au moins qu'il est propre...J'aimerai pas attraper le tétanos.

Il me regarde l'air grave, baisse les yeux sur son arme déjà maculée de mon sang. Puis il me jeta à la figure.

-Qu'est ce que ça peut te faire, de toute manière tu vas mourir ?

Ma bouche s'affaissa d'elle même, j'avais connu des hommes sans humour, mais la...La c'était quelque chose, il avait même cherché un bon moment avant de comprendre l'absurdité de mes propos...En un mot : affligeant et c'était ça que le destin avait envoyé mettre fin a mes jours. J'étais prêt à demander à Harry de bien vouloir laisser à son pote le plaisir de me tuer histoire que je parte par quelqu'un d’à peut prêt aussi évolué que moi, mais sans que je puisse voir pourquoi l'autre en question venait de mourir. Sa gorge c'était ouverte en même temps que l'apparition d'un nouveau bonhomme difficile de dire grand chose de plus, ma vision était brouillée par le sang et les larmes. Était ce "mon maître" qui venait me chercher ? J'avais déjà revêtis ma forme vampirique depuis un petit moment comme si cette dernière pouvait me permettre de mieux tenir la douleur, je tiens à préciser que ca ne fonctionna pas du tout, et ce fut sous cette forme que je laissai sortir ce petit éclat de rire nerveux. Je n'avais pas de maître, ou tout du moins plus de maître mais visiblement ca ne faisait pas grande différence, je fis brusquement tomber ma tête en avant pour me défaire de mes lunettes et regarder de mes yeux couleur sang mon agresseur. La suite serait sûrement trop plaisante pour que je la regarde filtré d'une quelconque manière.

-Ne me regarde pas avec ses yeux la dé...

-Le maître est là et se demande ce que tu comptes faire.

Le chasseur se retourna d'un geste brusque, presque un bond, il ne put totalement étouffer son exclamation de surprise. Il était vrai que techniquement il aurait du être prévenu de l'arrivée de la cavalerie. Il tourna son pieu vers moi comme pour me prendre en otage, toutes traces de plaisir venait de quitter son visage. Visiblement la nouvelle situation ne lui paraissait plus aussi plaisante.

-T'as vu à quel point c'est désagréable de se faire couper la...


-J'ai un message pour Raphaël ! Il brandit l'une des affichette qui fleurissaient en ce moment dans le coin. Il faudra plus que des morceaux de papiers pour nous empêcher de faire notre œuvre. Si c'est la paix que vous voulez vous n'avez qu'a retourner dans les flammes qui vous on vu naître !

Il avait craché sa avec une telle conviction que j'en eu une boule au ventre, ou alors c'était la pointe de son arme. Faillait il louer son courage de proférer ce genre de dernières paroles, ou louer sa folie de croire que son Dieu allait le sortir de ce merdier ? Dans tout les cas j'avais vraiment envie qu'on en finisse, et ceux quelle que fut la fin. Bien entendu j'avais une petite préférence pour la fin ou je reste envie et ou Harry Lemoche fini par crever la bouche ouverte sur le trottoirs.

-A la base son corps seul devait servir de message...Mais...Mais le tuer devant...tes yeux ne sera pas plus mal...

-C'est vrai...Pourquoi se contenter d'un mail ou d'un sms quand on peut placarder un cadavre sur un mur...

La peur l’empêchait de parler correctement et sa main armée tremblait légèrement, je ne le sentais que par la pointe de son arme qui tremblait contre mon tee-shirt. Visiblement j'avais un allier de taille en face, et rien que cette pensée regonfla mon corps meurtris d'énergie. Enfin plutot il m'aida à canaliser ce qui me restait pour une ultime transformation de courte durée en fumée. Je ne savais pas ce qu'était le truc brillant qui tournait autour du bras de mon sauveur, tout ce que je savais c'était qu'il en ferait usage sur l'autre vilain. Alors je pris le temps qu'ils mirent à se toiser pour lentement me changer et glisser le long du mur sous la forme d'un humanoïde nuageux. Je repris ensuite ma forme douloureusement en toussant et en crachant du sang ce fut ma quinte de toux, qui enclencha peut être le dernier mouvement du chasseur, il tourna le dos à Raphaël pour contempler la dernière chose qui venait d'échapper à son contrôle. J'aurai donné cher pour le voir mourir, mais dans un engourdissement progressif et malheureusement très rapide je perdis connaissances.


-Where is your god...now...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Lun 21 Nov 2011 - 23:56

Le chasseur s'était retourné. Le vrai duel allait pouvoir commencer.
Sauf que pour le moment, il tenait en joue son otage qui ne semblait pas en mesure de se défendre... Ce qui laissa le temps au chasseur pour déblatérer ses inepties. Quand il lui proposa de retourner dans les flammes qui l'avaient vu naître, Raphaël haussa les sourcils d'un air sceptique et montra sa main enflammée avec un sourire, l'air de dire "j'y suis déjà".

Il nota que le vampire albinos ne manquait pas de cran, ni d'humour, ou alors il était complètement fou. Mais il s'avéra plus utile que prévu, puisqu'il parvint à échapper à l'emprise de son agresseur en s'évaporant le temps nécessaire pour le décontenancer. Le chasseur avait détourné les yeux du vampire : ce fut la dernière erreur de sa vie.

Raphaël commença par envoyer un jet de flammes sur la main qui tenait le pieu, pour le faire lâcher prise. Le temps que sa proie pousse un hurlement, et il était déjà sur lui, l'enserrant avec une force suffisante pour l'immobiliser. Il lui murmura à l'oreille :


Ne peut-on donc pas vous empêcher de faire votre oeuvre ?

Puis, d'un mouvement sec et particulièrement brutal, il enfonça sa main dans son corps, lui broya le coeur, et laissa le cadavre tomber à terre.

Bien, l'albinos maintenant... Ah, il est inconscient...
Raphaël attrapa à sa ceinture un talkie-walkie et appela ses hommes en patrouille. Généralement il n'affectionnait pas ce type d'engins, mais il fallait avouer que c'était bien utile pour coordonner des troupes. En attendant que ses deux congénères arrivent, il s'occupa du corps de la brute. S'agenouillant auprès de lui, il déchira sa chemise pour découvrir son torse, puis il commença à graver, à l'aide d'une de ses griffes, un petit message à l'attention des chasseurs.
Quand la patrouille arriva, il venait de terminer. Il se releva et donna ses ordres :


Emmenez-moi ça (il désigna d'un geste dédaigneux les deux chasseurs gisant au sol.) Vous les déposerez sur l'un des ponts qui relient Paris à l'île saint Louis. N'allez pas sur l'île. Je gage que les corps seront bien vite récupérés.

Les deux hommes acquiescèrent et chargèrent les corps dans une voiture.
Raphaël, laissé seul avec l'albinos, se pencha sur lui et lui donna des petites tapes sur la joue pour le réveiller, réalisant un peu tard que sa main était pleine de sang...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Mar 22 Nov 2011 - 21:37

J'avais toujours eu le sommeil bien lourd après un passage à tabac, certains préfèrent se réveiller en sursaut prés à en découdre a nouveau ou a morfler a nouveau. J'avais toujours eu dans l'idée que si je devais me réveiller pour reprendre une nouvelle série de coup, ou pour voir que tout était fini dans le premier cas il valait mieux ne pas être trop pressé, et dans le deuxième savourer comme il se doit la petite pause.

-Hum...Pas encore...Nan...En plus t'as les mains crades mum...

Ca par contre j'avoue que c'était peut être prendre un peu trop mon temps pour me réveiller. Les claques ne s’arrêtant pas je finis par m'éveiller, à environs vingt pour cent de mes capacités. Pour tout dire j'arrivais à peine à entre ouvrir les yeux, alors prendre appuis contre le mur pour me redresser dans une position assise à moitié convenable. Pourtant il me fallut faire cette effort, le peu d'amour propre que je me portais m'ordonnait de bien me tenir devant celui qui venait de sauver mon beau visage.

-Tch si j'avais su j'aurai sûrement pas arrêté de fumer...Et j'aurai acheté un chien...En fait j'serai sûrement resté chez moi !

J'avais parlé pour moi dans un souffle, pour ne rien dire c'est sur avec des "et si" les chasseurs nettoieraient Paris comme j'aimais le dire. Même si ce soir j'avais bien cru qu'ils avaient réussi à nettoyer la ville de ma présence. Je fis aller l'une de mes mains à taton sur le sol pour trouver mes lunettes, que je remis à l'intérieur de ma veste une fois trouvées. J'avais la bouche pleine de sang, un bon nombre de cotes en miette et les blessures qu'ils m'avaient faite avec le pieu en plus de sentir le brûlé me faisait encore mal. Au pris d'un effort survampiresque (surhumain n'aurait peut être pas été bien choisi) je passais ma main sur l'une de mes joues.


-Hum...Du jus de fanatique religieux, rien que son odeur me pique les yeux...J'espère au moins que ca va pas resté imprégné sur mes fringues...Enfin celles qu'il est encore possible de sauver.


Je fis mon possible pour rattraper ma tête qui était partie sur le coté en même temps que le force de ma voix avait plongé. J'avais l'impression que toutes les cellules de mon corps m'ordonnaient de prendre un temps de repos. Mais j'avais encore ne serait ce qu'une chose à faire, j'ouvris aussi grand que possible les yeux pour voir le visage de "mon héros". J'eus un petit sourire, en plus de m'avoir tiré les miches d'un mauvais pas il était encore plus beau que moi. Ce monde n'a pas de justice, mais pour une fois j'étais prêt à le lui pardonner sans trop demander mon reste. Le rouge des mes yeux trouvaient échos dans le doré des siens à peut être la différence qu'il ne devait pas voir la nécessiter de les cacher...Lui. Je réussi enfin à articuler.

-Merci...

"Ca t'arracherait la gueule de dire merci ?" Finalement j'avais trouvé le sens de cette phrase, cela devait bien faire trente ans que je n'avais plus eu à dire merci à qui que ce soit. Trente ans que je ne devais plus rien à personne, et ce merci sonnait comme une dette. J'étais maintenant redevable à quelqu'un, chose qui n'étais plus arrivait depuis l'époque de mon humanité. Celui que j'avais décidé d'être après ma vampirisation ne se serait jamais encombré d'une dette. En même temps celui que j'ai été avant aurait tout fait pour honorer sa dette. Hors je ne pouvais plus être ni l'un ni l'autre selon le cas de figure actuel.

* Mort encore une fois...Alors mon petit Alexandre qu'est ce que tu vas nous pondre comme nouveau personnage ultra-charismatique. *

J’eus la fugace idée de me sauver malheureusement en rampant je n'aurais pas été bien loin surtout sans cotes. J'avais l'impression d'avoir été rattrapé par quelque chose que j'avais fuis depuis si longtemps que j'en avais oublié le visage. J'avais vécu comme un gosse durant 30 ans, en jouant, en faisait tout ce qui me plaisait sans contrainte quelle qu'elle soit. Et aujourd'hui j'étais en face d'une situation ou j'avais effectivement quelque chose à faire...Que cela me plaise ou pas.

-J'ai toujours cru qu'en me tenant loin de tout ça je serai l'un des derniers sur la liste, que si je laissai les autres jouer à la guerre je vivrai assez longtemps pour voir le dénouement tranquillement. J'aurai préféré que celui qui vit la haut trouve un autre moyen de me prouver que non. Vo...Vous êtes Raphaël n'est ce pas...

Vouvoyer quelqu'un encore une chose que je n'avais plus fait depuis que j'étais un vampire, mais comment aurai-je pu tourner la phrase autrement alors que j'avais devant moi quelque chose entre la légende vivante et une sorte de Dieu ?

-...Ca peut paraître gonflé de la part de celui qui doit déjà la vie, mais je vous serai grès de me donner asile le temps que je sois en état de trouver comment vous être utile...

J'eus un sourire douloureux pour mes zygomatiques.

-Je tiens aussi à préciser que même si vous partiez maintenant, alors on se retrouverait une fois que je serai en état de vous montrer à quoi je peux servir. Je ne sais pas si vous regardez souvent les actualité, mais j'ai ma petite spécialité.

J'en aurai bien dis plus mais dans un soucis de suspense à l'Américaine et peut être aussi à cause de la douleur si atroce que j'avais l'impression qu'a tout moment mon squelette allait se faire la mâle sans moi, je perdis à nouveau connaissance de manière bien plus sérieuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Lun 28 Nov 2011 - 17:47

Enfin le petit albinos reprenait conscience... Enfin plus ou moins. Il semblait divaguer à moitié, énonçant des phrases sans grand sens ni utilité pour Raphaël.
Puis il ouvrit ses yeux en grand, ses beaux yeux... rouges ?! Et le remercia. Il semblait faire un effort énorme pour pouvoir simplement prononcer ce mot. Raphaël resta silencieux. Les formules banales du type "pas de quoi" n'étaient plus dans son vocabulaire courant depuis longtemps.

C'est alors que le vampire se livra à une sorte de confession. Pour la première fois il semblait parler sérieusement. Il expliqua qu'il avait toujours pensé pouvoir mener une immortalité tranquille s'il ne se mêlait de rien, s'il restait à l'écart du conflit.
Il évoqua Dieu.
Raphaël retint un rictus.
Ce n'était pas vraiment le moment idéal pour débattre religion et théologie. Ce n'était jamais le bon moment pour lui.
L'albinos l'avait reconnu. Ou tout du moins, avait deviné qui il était. Ce n'était pas bien difficile : ils étaient tout prêts du Midnight, il avait dévoilé très rapidement son appartenance raciale, et avait utilisé, quoi ? Cinq pouvoirs en deux minutes ? Forcément, il n'y avait pas grand monde à Paris qui pouvait correspondre à tous ces éléments. Aussi se contenta-t-il d'acquiescer, toujours silencieusement. Pas la peine de lui retourner la question en lui demandant son nom, il était sans doute trop amoché pour tenir une conversation claire.

Avant de sombrer à nouveau dans l'inconscience, l'albinos lui demanda de l'aider, de l'accueillir le temps qu'il se remette. Ce qui répondait d'avance à la seule question que Raphaël s'apprêtait à poser, à savoir s'il savait se soigner tout seul. Donc, de toute évidence, non.

Le vieux vampire soupira. Qu'allait-il faire de ça ? Avec le lancement de l'OPUR, il avait clairement autre chose à faire que de s'occuper d'un blessé grave. Mais c'était un vampire... Mais il ne le connaissait absolument pas, et il n'était pas intervenu uniquement dans le but de le sauver, si par la suite il ne savait pas se débrouiller tout seul c'était son problème. Mais c'était un vampire...

Raphaël soupira à nouveau. Il passa l'une de ses mains sous la tête de son nouveau "protégé", son autre main sous ses genoux, et le souleva aussi facilement que si l'albinos avait eu le pouvoir "poids-plume" activé en permanence. Direction : le Midnight.
A cette heure de la nuit, le bar serait certainement bondé. Raphaël passa donc par la porte extérieure, inconnue de tous, qui donnait directement dans son bureau.
De là, changeant la position de son "paquet" pour pouvoir le tenir d'une seule main, il utilisa l'autre pour attraper un livre sur sa bibliothèque. Le livre émit un petit "clic". La bibliothèque pivota, laissant apparaître une porte avec un écran. Raphaël tapa une combinaison de chiffres et la porte s'ouvrit, donnant sur un escalier qui montait, dans le noir total.

La chambre de Raphaël... C'était la première fois, depuis qu'il était installé ici, que quelqu'un d'autre que lui y pénétrait. Il installa l'albinos sur son lit, puis s'assit dans un fauteuil et se plongea dans un livre en attendant que son hôte se réveille.



[ hrp : bienvenue chez moi ! juste pour info : la chambre de Raphaël est plongée dans une complète obscurité. ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Lun 5 Déc 2011 - 0:01

Boom ! Ce fut de cette manière que je repris connaissance dans la chambre de mon sauveur. Il fallait dire que je ressortais du même rêve toujours aussi dérangeant dans lequel j'étais plongé à chaque fois que je m'endormais la conscience loin d'être tranquille. Ce qui en soit me faisait le plus travailler à chaque fois étant encore le fait qu'il y est encore chez moi une conscience à titiller. Mais ce rêve avait toujours de quoi me retourner au réveil. Une femme, un lit, une femme, moi enfin mon moi humain d'autrefois., ensuite la fille prenait la forme de celle qui m'avait dépouillé de mon humanité...Et bien souvent elle avait un ou deux reproche a me faire avant de me revampiriser. Et bien souvent le réveil arrivait à ce moment précis. Enfin ce qui arrivait plutôt c'était la chute du lit qui elle entraînait le réveil. Et malgré l'état de plusieurs des os de ma poitrine, malgré le fait que ce sommeil était la résultante d'une perte de conscience du à la douleur, mon réveil fut immédiat. Ce fut sûrement ma tête qui claqua la première contre le parquet laissant échappé une exclamation étouffée entre le "putain" de rigueur et le grognement. La chute avait réveillé toutes les douleurs de mon corps à ceci près que le temps ayant passé certaines c'étaient très légèrement calmées. Mais je sentais toujours la douleur de respirer à cause des cotes, et la brûlure que m'avait infligé le pieu.

Voilà j'étais maintenant bien réveillé et mon tout premier constat fut assez alarmant. En même temps à qu'auriez vous fait à ma place tabassé à mort et au réveil tout est noir. J’eus un haut le cœur, fort douloureux, en me demandant durant un instant si je n'étais pas devenu tout simplement aveugle suite à mes blessures. J'entrepris de me remettre sur le lit, sans trop avoir recourt à ce qui me faisait mal sans réussir bien entendu. Et pour récapituler la situation j'étais le corps brisé, dans une pièce sans la moindre petite lumière sans savoir si j'étais seul ou accompagné. Encore heureux que j'avais mes lunettes sur moi, un petit réglage sur les branches pour savoir si une autre source de chaleur était présente dans la pièce m'appris qu'il était toujours avec moi. Devais-je m'en sentir plus rassuré je n'en savais rien mais je l'étais tout de même. Il m'avait sauvé et ramené en sécurité même si je ne savais pas ou.

-J'aurai bien voulu entamé un semblant de discussion sur la beauté de la décoration...Mais je n'y vois rien du tout alors...

Étais-je vraiment obligé de commencer de cette manière, de parler comme si j'étais totalement à l'aise alors que j'étais mort de trouille. Je ne voulais même pas croire qu'il eut pu croire que j'étais à l'aise en ce moment même. Mais c'était toujours pareil ce bluff avant même de le faire pour quelqu'un je le faisais d'abord pour moi. J'avais toujours été la première personne à subir mes petits mensonges pour passer pour plus cool et a l'aise que je ne l'étais. J'aurai bien repris une position couchée sur le lit, mais j'aurais sûrement tourné de l'oeil à nouveau en sollicitant mes abdominaux. Je me résolu donc à rester en position assise. Je ne voyais plus que de Raphaël qu'une forme lumineuse blanche en son centre, rouge, orange, jaune et verte aux endroit ou il était le plus froid et ça n'en rendait pas le personnage moins impressionnant.

J'étais un tout jeune vampire, à peine cinquante ans mais mon isolement de mes semblables ne m'avait pas épargné des bruits qui courraient sur le propriétaire du Midnight. Vampire d'un autre âge dont d'ailleurs les commentaires à ce sujet pouvait le daté de l'époque de Jésus comme d'il y a peine 100 ans. Mais tous s'accordait pour dire par contre que sa force n'avait rien a voir avec ce qui était connu aujourd'hui. C'était peut être pour cela que le Midnigth jouissait d'une aura de tranquillité, même si très peu était ceux qui pouvait se vanter de l'avoir vu lui. J'avais donc devant moi une sorte de légende vivante, était il vraiment le premier des vampires comme certains le prétendent ? En temps normal j'aurai sûrement eu tellement de questions que j'aurai posé sans me poser moi même de questions. Mais la j'étais absorbé par le surréalisme de la situation, s'il se tenait au courant des informations du monde humains alors il devait me connaître de réputation. Mais était ce une bonne chose que de lui avouer que jusque la j'avais utilisé ma vie de vampire et mes pouvoirs pour des choses comme le vol, même si c'était les plus beaux vols de l'histoire de la France.

J'étais donc pour la première fois depuis plus de 30 ans réduit au silence devant quelqu'un, et ce blanc m'oppressait. Le peu de chose que me faisait voir la vision thermique de mes lunettes m’empêchait de distinguer s'il me regardait ou s'il ne se préoccupait pas de moi. J'aurai très bien pu les couper de toute manière le voir ou ne pas le voir ne changeait pas grand chose dans son cas. Mais cela m'évitait de me retrouver totalement à sa merci. Car si je voulais donner l'impression d'être à l'aise avec tout le monde, en réalité j'avais surtout la méfiance de tout le monde.


-Merci de m'avoir ramener...Ici. Je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Alexandre Lepreux.

Je n'avais plus vraiment envie de me répandre en parole. S'il voulait apprendre quelque chose de moi je n'avais nul doute sur le fait qu'il saurait me le demander.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Mar 6 Déc 2011 - 14:40

Raphaël avait lu quelques pages, puis il avait fini par s'endormir à son tour. Le jour s'était levé à l'extérieur, il l'avait senti, et cela l’affaiblissait suffisamment pour qu'il se laisse aller à un petit somme. Il ne doutait pas de toute façon que le réveil de son blessé provoquerait le sien... En effet.
Boom. Le vieux vampire fit un bond dans son fauteuil, en lâcha presque son livre. Il vit l'autre étalé sur le parquet, qui tenta laborieusement ensuite de se hisser sur le lit pour s'y asseoir. Il avait peur. Il avait mal. Il se retrouvait dans un lieu inconnu, plongé dans l'obscurité totale, après une lutte difficile où il avait failli y laisser la vie. Et pourtant, il plaisantait. Raphaël sourit : décidément, ce jeune vampire lui rappelait quelqu'un...

Ah, oui, la lumière. Donc, il n'était pas nyctalope non plus.
Une lueur chaude éclaira le vieux vampire assis dans son fauteuil. Il venait d'allumer une petite flamme au bout de son index levé, qu'il dirigea ensuite vers Alexandre... La flamme partit, pour atteindre en fait un point situé sur le mur derrière l'albinos. La torche accrochée au dessus du lit s'alluma, permettant d'éclairer légèrement la pièce d'une lumière vacillante, donnant une atmosphère encore plus surnaturelle. Une pièce sobre, assez petite, sans fenêtre, sans autre mobilier que le lit, le fauteuil où Raphaël était assis, et une étagère emplie de livres et de bibelots. Et une porte en métal blindée, à l'autre bout, qui détonnait sérieusement avec les murs et le sol en bois. Le plafond était en pente, laissant penser que cette pièce se situait juste sous les toits.


Un vampire qui a peur du noir... C'est triste.

Difficile de savoir s'il se moquait de lui ou s'il était sérieux.
Il l'écouta le remercier encore une fois, pour l'avoir ramené en ce lieu. Qu'aurait-il pu faire d'autre ? Le laisser doucement mourir, à la vue de tous, à quelques mètres de chez lui ?
Même si concrètement, Raphaël ne voyait pas bien ce qu'il allait pouvoir faire de lui. Il avait de sérieuses blessures, et s'il ne pouvait pas se soigner tout seul, ça n'allait pas guérir par l'opération du saint esprit.


Alexandre...

Il répéta le prénom sur un ton pensif, laissant traîner la fin du mot. Puis il reprit :

Inutile de te donner mon nom, tu l'as deviné tout seul.

Il laissa un nouveau silence.
Il aurait pu ensuite lui souhaiter la bienvenue chez lui, ou lui assurer qu'ici il était en sécurité, toutes ces phrases banales qui auraient eu pour but de rassurer l'albinos. Mais Raphaël avait un sens pratique plus développé que son humanité et son côté émotionnel. Pour le moment, il fallait aller à l'essentiel, et trouver des solutions pour le plus urgent.


Il va falloir trouver quelqu'un capable de t'aider pour tes blessures, elles sont sérieuses. Connais-tu un soigneur digne de confiance ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Mer 7 Déc 2011 - 1:17

Si on m'avait dit qu'en ramassant j'avais aussi réussi a faire sursauter Raphaël...LE Raphaël je pense que je serai mort de douleur d'avoir rigolé les cotes en miettes. Malheureusement ma propres douleur m'avait empêché de prêter attention à lui à ce moment la. De toute manière ne sachant pas ce que j'avais raté je ne pouvais pas vraiment le regretter, et avec un peu de chance j'aurai un jour une autre occasion. Il ne fit pas de remarque tout de suite vis a vis de ma petite remarque sur la noirceur abyssale de la pièce. Je n'avais pas non plus pu suivre son sourire après tout la vision thermique n'était pas la meilleur pour l’appréciation des visages. Par contre ce que je ne pus rater et qui manqua presque de m'arracher les yeux ce fut la boule de feu. D'un geste tellement vif que j'eus moi même du mal à l’appréhender j’ôtais mes lunettes pour regarder la petite boule de feu avancer doucement vers moi.

Le feu ça brûle, c'est une vérité pourtant cette petite flammèche qui avançait vers moi exercer une telle fascination de ma part. J'avais envie de la toucher de la prendre dans mes mains comme pour savoir si elle était aussi brûlante que ses consœur un peu plus...Naturelle. Mais une autre voix me disait à plus juste titre que vu la signature thermique elle devait être aussi brûlante que les autres. Aussi je ne fis que la suivre des yeux jusqu'à ce qu'elle arrive derrière moi pour allumer une torche. Une torche...Cet appartement était éclairé par une torche, rien que ça c'était tellement...Tellement...Vampire. Si on lui avait dit qu'il existait encore quelqu'un aujourd'hui qui n'avait que pour seule lumière dans sa chambre une torche il aurait ri, car il ne s'agissait pas d'une bougie, mais d'une vrai torche. Mais ici ca n'avait rien de risible, à vrai dire maintenant la lumière faite sur la pièce seule la lumière d'un flamme pouvait lui rendre hommage correctement. Elle était, mis à part la porte blindée, comme un endroit qui avait oublié d'évoluer avec le temps. Et ainsi placé la il me semblait qu'il avait plus sa place ici avec ses habits d'une autre époque que moi. Cette pensée aussi me fit sourire. N'importe qui d'autre se serait attiré de ma langue fourchue assez de remarque désobligeante pour tenir toute une vie, et sur lui je n'avais rien d'autre à dire que c'était foutrement classe. Ce monde n'avait il donc pas la moindre justice, que l'on se sente obligé d'être toujours à la page pour être "classe" alors que finalement parfois...


Un vampire qui a peur du noir... C'est triste.

Qu'entendait il par la ? Même son ton était un peu ambiguë. Non je n'avais pas vraiment eu peur du noir en lui même, simplement de ce qu'il pouvait pouvoir signifier. La pièce était faiblement éclairée mais j'y voyais maintenant parfaitement bien et sans le moindre artifice. En temps normal cette réflexion n'aurait rien éveillé chez moi, pourtant cette fois ci je fus heurté doublement dans mon orgueil, peut être même triplement. A commencer par le fait que j'avais passé l'âge d'avoir peur du noir, qu'ensuite étant voleur et vampire le noir était sûrement une partie de moi. Bien qu'en réalité mon domaine était plutôt l'obscurité, l'obscurité de la nuit réalisant mes forfaits au seul regard de la lune.


Peur...Le mot est un peu fort...Disons qu'après une succession de coups sur la tête se réveiller sans percevoir un pet de lumière peut quand même vouloir dire certaines choses pas très agréables.

Voilà qui était nouveau, j'étais en train de me justifier. Était ce parce qu'il m'avait trouvé en disgrâce tout à l'heure. Moi le grand fanfaron. Et ce fut non sans horreur que je constatais que j'étais en train, bien que lamentablement, de tenter de sauver les meubles de mon image devant lui. Tout une floppé de visages que j'entendais rire de mon malheur se mirent à passer dans ma tête. Qui fait le malin...Tombe dans le ravin. Il ne se présenta pas m'affirmant que je savais déjà qui il était au moins je ne m'étais pas ridiculiser en l'affublant d'un nom qui n'était pas le sien, surtout un nom aussi connu. Il avait répété le mien...Comme pour s'en souvenir pour la suite. Comptait il vraiment retenir mon nom ? J'avais un doute pour l'instant avec tout ce que je lui avais montré ce soir, il aurait été plutôt logique et raisonnable de penser qu'une fois passé la sortie du midnight Alexandre ne lui aurait plus évoqué grand chose, si ce n'est le personnage historique.

Il va falloir trouver quelqu'un capable de t'aider pour tes blessures, elles sont sérieuses. Connais-tu un soigneur digne de confiance ?

Effectivement on m'avait passé un beau savon, je n'avais pas souffert ainsi depuis mon entraînement avec le premier white mist celui qui m'avait tout appris et dont l'enseignement m'avait permis de prendre sa suite. Il m'avait appris la souffrance, mais aussi a endurer. En choisissant de suivre sa voix je m'interdisais d'aller à l’hôpital, ou même d'aller chez un spécialiste autre qu'un généraliste...Qui d'ailleurs n'est pas un spécialiste par définition. J'avais connu quelqu'un dans le temps qui aurait pu faire quelque chose, mais justement le temps passant aujourd'hui je ne me voyais plus débarqué chez lui pour lui demander ce genre de service. Le temps avait tué mes anciens contacts au sens figuré comme au sens propre pour certain, et depuis je n'avais plus personne de confiance à qui demander ça. Alors je fis ce que l'on m'avait appris, pour commencer faire l'inventaire des blessures, pour la brûlure, il n'y avait pas grand chose a faire de plus que désinfecter et de bander la plaie. Pour les cotes cassées il fallait commencer par les compter, je fis donc passer mon doigt sur chacune d'elle grimaçant quand ça bougeait. Finalement je n'en avais que trois de cassées dans ma chance, car une de plus et à moins de trouver quelqu'un avec de sacré dons curatifs j'étais bon pour l’hôpital. Mais avec seulement trois je pouvais faire avec d'autres amis.

Au vu des dégats je dirais, de digne de confiance, je ne vois que trois personnes. Temps, Antalgique, et si besoin Morphine. J'ai toujours fonctionné comme ca quand tout ne se passait pas bien durant mes occupations nocturnes. Quelque chose ou il ne faut pas avoir peur du noir et des grands endroit vide.

J'avais dit la dernière phrase de manière légère pour qu'il ne puisse pas croire que je répondais à sa pic de manière mauvaise. Je fini par retirer mon manteau pour admirer les dégâts que lui avait fait le pieu, en dessous j'avais un petit pull qu'un vieil ami m'avait fait en remerciement ainsi que tout le reste de ma gamme de vêtements. Et sur certain comme ce tee-shirt il y avait ma signature, celle qui récemment avait le tour de tout les médias d'informations.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Sam 10 Déc 2011 - 15:07

Raphaël ne releva pas la dernière remarque d'Alexandre. Il n'était pas spécialement d'humeur à plaisanter. Les occupations nocturnes de son hôte, pour le moment, il n'en avait rien à faire. Il n'était pas spécialement curieux. Et comme il ne s'occupait pas vraiment de ce qu'il se passait dans le monde des humains, la signature sur le tee-shirt passa pour lui comme une simple décoration.

Il soupira. Le blessé ne connaissait pas de soigneur. Il était en train de lui proposer de laisser faire le temps. Raphaël n'était pas un spécialiste des blessures. Certes, il en avait subi beaucoup au cours de sa longue vie, mais il avait acquis très rapidement le don de régénération, si bien qu'il n'avait jamais eu à se préoccuper de se soigner par des biais humains.


Antalgique ?

Quel était ce mot étrange ? Il ne le connaissait pas. Morphine... Il lui semblait que c'était une forme de drogue. Ce n'était pas ainsi que l'on soignait les blessures, à sa connaissance... Mais les moeurs avaient peut-être changé.

Ce que tu proposes en somme, c'est d'attendre que tes plaies se referment toutes seules ? Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Cela peut prendre beaucoup de temps. Et tu as une chance sur deux d'y passer. Être immortel ne signifie pas être invincible. Mais ça, je pense que tu t'en es rendu compte par toi-même.

La réflexion n'était pas particulièrement moqueuse, elle tenait plutôt du sermon. Raphaël avait vu beaucoup de jeunes vampires se prendre pour des héros parce qu'ils venaient d'obtenir des dons surnaturels et la promesse d'une vie éternelle. De quoi se croire invincible en effet. Jusqu'à ce qu'on se fasse tirer dessus, ou que l'on rencontre des inquisiteurs...

Je ne peux pas considérer les hôpitaux comme des valeurs sûres. Je n'y suis jamais allé, je ne sais pas comment ils procèdent. Et les seuls soigneurs que je connais n'accepteront jamais de s'occuper de toi, surtout après ce que j'ai fait.
La solution idéale aurait été que tu saches te soigner tout seul...


Il laissa la phrase en suspens, songeant qu'il existait une autre solution. Mais elle n'était pas envisageable pour le moment. Ce jeune vampire ne lui servait à rien. Il lui faudrait prouver sa valeur avant que Raphaël puisse songer à lui offrir quoi que ce soit. Il l'accueillait chez lui, c'était déjà pas mal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Jeu 15 Déc 2011 - 19:31

Visiblement il n'avait pas le moindre sens de l'humour, je ne l'avais pas encore vu dérider une seule fois depuis le début de la conversation. Et plus je tentais de pousser loin la rigolade et plus je devais être ridicule à ses yeux. Le genre de personne qui me rend mal à l'aise au possible, je pris place contre le mur en faisant fit de la douleur dans mon ventre. Je n'aspirais qu'a trois choses, de la morphine, du repos et surtout une belle amnésie. Pour la première je n'avais pas de soucis à me faire je pourrai la trouver les deux autres je n'étais pas sur des les voir accordé. Il a tiqué sur "antalgique", sûrement les types blindés de pouvoirs comme lui n'ont pas besoin de connaître les petits secrets du commun des mortels, en ça je pouvais le jalouser.

-Les antalgiques servent à diminuer la douleur assez fortement pour que l'endorphine du corps puisse faire le reste. La morphine c'est juste au cas ou ca ne suffirait pas.

Je n'avais plus envie de fanfaronner il avait fini de m'épuiser, en temps normal j'aurai pu continuer toute la nuit mais la je ne me sentais pas de me battre contre des moulins. Et oui ce que je proposais c'était tout simplement de laisser faire mon corps, de toute manière les cotes ne sont pas un os qu'on peut réparer en plâtrant j'en avais fait l'expérience quand j'étais en formation. Quand au trou que j'avais dans le ventre il était déjà à moitié cautérisé ainsi peu de chance qu'il ne s'infecte ou qu'il ne se rouvre. Je n'aurai qu'a le terminer avec de l'alcool et le refermer avec une aiguille, j'en avais la nausée rien que d'y penser mais je n'avais pas envie du tout de rester avec ce genre de marque sur le corps.

-De toute manière une cote cassée n'est pas quelque chose qui peut être soigné avec une intervention de médecin. Suffit de laisser le corps faire son travail, on ne peut que réduire la douleur. Pour le trou que j'ai dans le bas ventre, je n'aurai besoin que de fils et d'une aiguille chauffée à blanc. Croyez moi...Ne me croyez pas de toute façon ca n'a pas d'importance vous n'avez pas de soigneur, je n'ai pas de soigneur. Mais ça n'est pas la première fois que je me blesse ou que je suis blessé.

Ma peau était loin d'être toute lisse, mon entraînement avec le premier White m'avait laissé quelques marques et mes premiers pas en tant que voleur aussi. Rien de tel pour impressionner des femmes que de leur montrer des blessures par balle de longues estafilades, ça donne plus de crédit au coté mauvais garçon. Et pour finir je n'avais pas vraiment envie qu'il m'aide sur ce coup la, j'avais déjà contracté une dette de vie à son égard, je n'avais pas envie de voir cette dernière s'alourdir. Je n'avais pas envie au delà de lui être redevable de devenir dépendant de lui, ma liberté j'avais sué sang et eau pour l'avoir, me sentir bien dans ma peau d'immortel m'ayant coûté beaucoup je n'avais pas envie de commencer à enchaîner les dettes.

-Et tout ça je devrais pouvoir me le procurer moi même. Ne vous inquiétez pas pour moi, vous en avez déjà fait beaucoup. Je tacherai d'honorer cette dette envers vous quand mon corps me le permettra. Je n'en donne peut être pas l'air comme ça mais j'ai déjà prouvé que dans mon domaine je suis loin d'être un amateur.

J'avais dit tout cela en le regardant dans les yeux jamais mon regard comme mon discours n'avaient été aussi franc, même si je ne croyais pas vraiment qu'il devait ressentir de l'inquiétude. Je n'avais pas deux cents ou trois cents ans, j'étais jeune encore casse cou et sûrement le resterai je toute ma vie. Mais je connaissais la valeur de cette dernière et j'y attachais beaucoup d'importance. Ce soir la si je me suis fais avoir ca n'était pas que je le l'avais cherché, je ne pouvais pas m'en souvenir mais jamais ne n'aurais déclenché un combat sans être sur de l'emporter, ou au moins de pouvoir le fuir ensuite. Je pris une grande inspiration pour me mettre sur mes jambes comme je m'en doutais je crus bien que ma poitrine allait s'ouvrir en deux, mais tout resta en place. Je ne voulais plus passer un instant de plus ne serait ce sans anti-douleur, ma forme de brume devrait m'éviter de souffrir durant le voyage. Je pris une posture bien droite même si ca n'était pas la moins douloureuse, j'avais passé beaucoup de temps à passer pour un guignol je voulais au moins que ma sortie ne soit pas trop ridicule.

-Je vais chercher de quoi m'arranger...Encore merci pour votre aide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Raphaël
Très ancien vampire -- Propriétaire du Midnight
avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 27/10/2008
Age : 30
Localisation : Au coeur de la guerre...

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: indéterminé
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Mer 21 Déc 2011 - 19:07

Les antalgiques étaient donc une sorte de remède d'alchimiste pour atténuer la douleur. Raphaël en avait entendu parler, sous d'autres noms. Simplement, comme il n'en avait jamais eu besoin, la nécessité ne s'en était jamais imposée à lui.
Alexandre avait raison, ils n'avaient pas de possibilité d'avoir un soigneur, il faudrait donc qu'il se soigne lui-même, de manière humaine. En un sens, Raphaël le plaignait de devoir avoir recours à des moyens si barbares et extrêmement longs à agir. Mais il n'avait pas le choix, et d'après ses dires il avait l'habitude.
Il parla de son "domaine", expliquant qu'il n'était pas un amateur. Le vieux vampire nota qu'il y avait déjà fait allusion plusieurs fois, mais de manière trop vague pour qu'il puisse savoir précisément ce qu'était son domaine. Il aurait bien l'occasion de lui poser la question une autre fois. Car il en était sûr, ils se reverraient. L'albinos était sincère quand il parlait d'honorer sa dette, et pour Raphaël l'honneur était une notion naturelle, qui coulait de source.
Alors qu'Alexandre s'apprêtait à partir, Raphaël réalisa qu'il ne s'était pas montré très agréable avec son hôte. Il se leva alors et lui donna un renseignement :


Tu trouveras l'un de ces apothicaires modernes à deux rues d'ici. En sortant du Midnight tu prends à droite, puis la première rue à gauche. C'est le matin, la boutique devrait être ouverte.

Il faisait référence à une pharmacie non loin. Il n'y était jamais entré bien sûr, mais il connaissait suffisamment bien le quartier pour connaître l'emplacement de chaque boutique, et la croix verte était suffisamment repérable. Le jeune blessé devrait pouvoir s'en sortir. A un détail près cependant...

Attends.

Il alla au fond de la pièce, dans une zone mal éclairée par la torche. Il s'accroupit et ouvrit le couvercle d'une grande malle cachée dans l'ombre. Il y farfouilla quelques instants avant d'en ressortir une grande étoffe noire. Il revint vers Alexandre et lui tendit.

Enfile cette cape. Elle est... plutôt ancienne, mais elle permettra de masquer tes plaies. En public, il vaut mieux avoir l'air d'un illuminé médiéviste que d'un criminel couvert de sang.

Pour la première fois depuis leur rencontre, un mince sourire étira les lèvres du vampire.
Il déverrouilla la porte blindée de sa chambre et lui dit en conclusion sur un ton chaleureux :


Tu auras ainsi un motif supplémentaire de revenir me voir. Je tiens beaucoup à cette cape, et j'espère la revoir entière.

Une façon sacrément détournée de lui conseiller de prendre soin de lui.


[ hrp : la cape ]

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alexandre Lepreux
Voleur professionnel
avatar

Messages : 172
Date d'inscription : 08/09/2010
Age : 28

Feuille de personnage :
Pouvoirs:
Âge du perso: 20...Depuis 30 ans. En gros 50 ans
Relations:

MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   Sam 24 Déc 2011 - 4:14

Tu trouveras l'un de ces apothicaires modernes à deux rues d'ici. En sortant du Midnight tu prends à droite, puis la première rue à gauche. C'est le matin, la boutique devrait être ouverte.

Des apothicaires modernes, c'était marrant mais de sa bouche je n'avais pas imaginé un seul instant qu'il allait prononcer le mon pharmacien ou pharmacie. Enfin c'était toujours un poil plus moderne qu'alchimiste ou herboriste. J'eus le fantôme d'un sourire en imaginant comme devait être coloré son monde, dans un mélange des couleurs de son époque et de celles d'aujourd'hui. Je fis en sorte de ne pas pousser le vice de l'imaginer devant un ordinateur pour ne pas me remettre a rire et me tuer de douleur. Mais j'étais heureux qu'il me donne se renseignement, car pour commencer je n'habitais pas la porte a coté et ensuite parce que même si j'avais tout ce qu'il fallait chez moi qu'il accepte de m'aider a nouveau voulait dire que j'avais fini par me faire bien voir...Ou tout du moins que j'en étais presque. Et si je voulais que le temps que j'allais passer à ses cotés soit agréable c'était à moi de faire un effort pour qu'il m'apprécie. Il suffisait simplement de regarder Raphael pour savoir que ca n'était pas à lui de le faire, même un type comme moi qui avait passé plus de la moitié de sa vie à ne rien respecter d'autre que lui même pouvait le voir.


Attends.

J'étais déjà parti pour faire ma surper sortie de la mort comme le disait les jeunes de mon époque. Autrement dit partir en fumée sous la porte blindée. Mais visiblement l'honorable vampire en avait pas encore fini avec ma personne. Je fis en sorte de me tourner d'un bloc sans utiliser mon ventre qui me lançait toujours horriblement. J'avais l'impression qu'a chaque respiration les cotes venaient me chatouiller les organes internes...Un truc que j'aurai pu trouver cool dans un film ou dans un livre, enfin partout sauf chez moi. Il s'engouffra dans la partie de la pièce la moins bien éclairé pour revenir avec visiblement une très grande pièce de tissus noir.

Enfile cette cape. Elle est... plutôt ancienne, mais elle permettra de masquer tes plaies. En public, il vaut mieux avoir l'air d'un illuminé médiéviste que d'un criminel couvert de sang.

La je dois avouer que je dus faire le plus gros effort de toute ma vie pour ne pas le regarder avec une tête totalement abasourdie, et lui demander s'il ne se foutait pas de moi. Bien entendu elle pouvait amplement cacher mes plaies...Mais qu'est ce qui allait me cacher moi alors j'allais sûrement passer pour un dérangé de me balader en cape et en titubant de bon matin. Quoi que...Je n'étais pas obligé de faire tout le chemin à pied si le vent me le permettait j'allais tricher autant que faire ce peux. Au pire si jamais on me posait des questions je pouvais toujours parler d'un accident de sport. Et comme il le disait valait toujours mieux qu'on me prenne pour un marginal un peu dérangé que pour un psychopathe totalement allumé. Je pris donc la cape, déroulant le tissu pour ensuite me l'accrocher au niveau du cou. Je devais vraiment maintenant avoir l'air de ce que j'étais, cheveux blanc, yeux rouge, les traits tirés et la peau livide je devais avoir une belle tête de vampire. Il fit ensuite jouer les verrous de la porte pour la faire s'ouvrir, je le vis sourire et cette vision me rassura. S'il était capable de sourire alors nous étions capable de nous entendre.

Tu auras ainsi un motif supplémentaire de revenir me voir. Je tiens beaucoup à cette cape, et j'espère la revoir entière.

Des motifs je n'en avais besoin que d'un seul, et en l’occurrence c'était celui de racheter ma dette envers lui. Gamin j'aurai sans doute fuit, mais aujourd'hui seul et fier de ce que j'étais devenu il n'était nullement question de ternir mon nom surtout au près de celui qui se trouvait au dessus des "miens". Inconsciemment mes yeux étaient revenus sur la cape, je ne pouvais pas savoir s'il y tenait autant qu'il voulait bien le dire maintenant et quand bien même ca n'était pas le cas, il n'était pas question de la lui rendre dans un autre état que celui dans lequel j'en avais hérité provisoirement.

-Ne vous inquiétez pas...J'y ferai attention comme si c'était la mienne dont il était question.

En somme il n'avait rien a craindre, j'avais en horreur d’abîmer mes affaires salir mes vêtements était sûrement le maximum que je m'accordais à faire. Si un objet n'avait pas pour but d'être détérioré par son utilisation alors ca n'était sûrement pas moi qui allait l’abîmer. N'étant de bonne compagnie qui ne se quitte il était temps pour moi de tirer ma révérence.

-Je reviens dans une semaine jour pour jour, pour vous la rendre et que l'on puisse s'entendre sur la manière dont je pourrai vous être utile.

J'étais confiant c'était bien le diable s'il ne trouvait rien a faire à celui dont on disait qu'un lieu dans Paris ne pouvait le retenir, qu'aucune portes ne pouvaient non plus l’empêcher de passer. Et s'il ne voyait toujours pas après une sérieuse discussion alors je n'aurais qu'a lui forcer la main. Je pris la porte puis quelques mètres plus loin ma forme de brume, j'allais profiter que le ciel n'était pas encore tout a fait clair et que j'avais encore un tant soit peu de maîtrise sur ma forme de brume pour rallier la pharmacie sans être vu. Et une fois que j'aurai pris mes cachetons il me resterait à prendre un taxi pour revenir chez moi. Ou une bonne semaine assez difficile allez m'attendre tout seul a devoir m'occuper de ma convalescence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nuage en détresse. [Raph]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nuage en détresse. [Raph]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Lyna, prêtresse de sang
» [Don] [CdK] Diadème divin
» LA CAMPAGNE DES TENEBRES (Chapitre Deux)
» Kit pour le chasseur de guêpes
» Sainte Raphaëlle

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hybrid Parisiorum - ou quand le mythe devient réalité... :: Le Jeu : Paris :: Le Midnight-
Sauter vers: