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 Kombawa ! [Maximus]

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Maximus
Ancien aquatique - Hybride Orque

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MessageSujet: Re: Kombawa ! [Maximus]   Mer 28 Mar 2012 - 0:12

    Maximilien flottait. Il lui semblait appartenir à une réalité annexe de tout ce qu’il avait jusque là déjà vécu. Où était le vrai du faux ? Il ne pu que se demander à quel moment sa vie avait prit le tournant pour le mener vers l’improbable, l’impossible.

    Peut être était-il déjà simplement fou. Etait –ce donc à cette fin que son destin l’avait mené ? Tout ça, pour ça ?


    ¤ Vas-t-en humain ! C’est le corps du chat ¤

    L’intervention féline le surpris, il « recula » en sentant l’accusation lui repousser l’âme.

    ¤ Le chat appartient au chat ! ¤

    En effet, il pouvait le comprendre. Il y avait quelque chose de profane dans ce qu’il essayer, sans le vouloir, de faire. Il aurait voulut s’excuser, mais lorsqu’il sentit son propre corps remplit de fatigue et trop proche de la mort le rappeler à lui il se sentit juste triste. Triste de devoir reprendre là où la réalité l’avait laissé…

    ¤Le chat viendra te chercher ¤

    L’éco d’un ronronnement, et il reprit place dans son propre esprit, encore plus las que jamais.
    Ses prunelles d’antimoine reprirent un éclat vital et il fit couler son regard sur les deux femmes avec un air absent. Il en avait presque oublié ce qu’il faisait là.
    Il se rappela alors l’intrusion, et se demanda ce qu’elle avait vu, ce qu’elle avait comprit. Avait-il laissé glisser une information ? Il n’y avait nul éclat de victoire, mais il n’était plus sûr de bien comprendre ces femmes. Ces ennemis.

    Il vit la brune se lever et partir. Il eut la stupide envie de dire « au revoir », mais n’en fit rien. Qu’elle serait l’étape suivante ? C’était donc ça ? Une existence dénuée d’espoir ?

    La dame torture l’arracha à ses réflexions. Il réprima un frisson, elle allait forcement lui annoncer la suite du programme, et il assimilait ça à une nouvelle épreuve.

    Une douche ?!

    Il se demandait si il avait bien comprit. Il ne comprenait pas pourquoi elle y tenait. Tentait-elle de jouer la carte du « gentil flic » ? Ca n’avait aucun sens. Usait-elle de la même ruse que la fois où elle lui avait apporté son dernier repas digne de ce nom ?

    Elle le délia complètement, et il suivait ses gestes de son regard vide mais curieux.
    Ses yeux se posèrent sur ses mains libres, et il resta un instant là, immobile. Puis lentement, il en leva une et dans un geste inconscient, il effleura le milieu de son front, là où la balla l’avait touché la première fois.
    Il se leva. Hocha la tête, signe qu’il avait comprit. Pourtant il ne croyait pas en cet « excès de bonté ». Il était devenu sa chose.
    Il ne l’avait pas tué, il avait choisit de détruire Tonny plutôt qu’elle, et de ce fait il n’avait plus envie de son sang. Quand à sa liberté ? Il n’y croyait plus…

    Lentement, il retira ses vêtements, sans se soucier de son regard, sans même en accorder un aux stigmates qu’il portait... Il s’en va vers la douche, actionna le bouton qui devait lui délivrer l’eau, et fut surprit de voir un rideau aqueux s’abattre sur lui.
    A quoi s’était il attendu ? A du gaz ? Peut être …

    Mais c’était bien de l’eau. Il reconnaissait sa caresse, il se glissa doucement sous elle et en ressentit une émotion étrange, une peine atroce, et il se retint au mur pour ne pas s’effondrer.

    Deux grandes inspirations et il redressa les épaules. Sa main alla chercher le savon et il commença à se laver, sans pouvoir effacer…
    C’était peut être ça le pire. Pouvoir retirer la puanteur, sans pouvoir se débraser de l’âme gangrenée…Aucuns savon ne laverait ce qu’il avait vécu ici…

    Il se rinça. L’eau s’arrêta. Il resta un moment immobile, puis, lentement tendit la main vers la serviette qu’on lui avait laissée.

    Il avait froid, mais cela lui semblait une douleur dérisoire. Ses longs membres devenus squelettiques luttaient inlassablement contre leur faiblesse et s’entêtaient à le garder debout.


    *Je ne suis pas encore à terre… Que me faut-il de plus ? *

    C’était donc ça la force des anciens ? Pourvoir rester debout, toujours et contre tout ?
    Il se sécha pensif mais toujours docile. Il savait qu’il y avait encore des choses à détruire en lui et qu’elle était la seule qu’il redoutait autant qu’il respectait.

    Il retourna retrouver les vêtements propres qu’elle lui avait promit. Il les enfila sans les regarder. Une nouvelle fois il effleura son front, puis de tourna vers elle, et lui tendit ses poignets, son regard planté dans le sien, non avec effronterie. A vrai dire dans ses prunelles seules flottait la résignation et l’acceptation de sa tâche d’ancien.
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Loreleï
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MessageSujet: Re: Kombawa ! [Maximus]   Ven 30 Mar 2012 - 1:03

Il avait beaucoup perdu en stature c'était vrai. Son corps n'était plus que le pale reflet, le reflet fantomatique de ce qu'il avait été en arrivant ici. Néanmoins elle n'y voyait rien de choquant et elle n'en fut même pas émue. Elle avait connu les prisons en Corée, elle avait vu ce que la pauvreté en Afrique avait fait. Il était la à ce regarder en se demandant sûrement comment cela se faisait il que son corps puisse encore tenir...Mais ça n'était rien encore, le corps est une vrai machine à souffrance, il peut endurer à des seuils qu'il est presque impossible à imaginer et se maintenir dans ses seuils très longtemps. Peut être sa condition d'hybride et d'ancien lui permettrait il de tenir encore un peu plus, il n'était pas à la connaissance de Loreleï que ce genre d'expériences ait déjà eu lieu, et de toute manière cela n’intéressait pas la chasseresse. La souffrance, les morts lentes et dégueulasses elle laissait ça aux passionnels, à ceux qui ne faisaient pas de la mort un métier mais un passe temps, une passion et qui brûleraient sans nul doute pour ça. Elle avait déjà mutilé pour obtenir ce qu'elle voulait d'un homme ou d'une femme, des mutilations bien plus rapides et handicapantes c'était la première fois qu'elle tentait d'y arriver par la longueur. Et cela uniquement car elle espérait du résultat sur le long terme.

Elle le regarde s'habiller, même si elle a fait en sorte de prendre des tailles en dessous sachant pertinemment qu'il allait perdre en stature sa taille n'allant plus du tout avec son poids il faisait un peu grande asperge. Il allait sûrement devoir repasser par une salle de sport, elle n'en ressentait pas non plus la moindre gène après tout il avait encore l'intégralité de son corps...Il pouvait s'estimer heureux. Il termine de s'habiller et revient vers elle, entre temps elle c'était fait faire parvenir du matériel de rasage et un tabouret. Elle lui intime d'un regard de prendre place sur le tabouret.

-Rien ne sert d'apporter de beaux vêtements si la tête donne toujours l'impression que c'est dans la rue que tu as passer tout ce temps.

Elle met une grosse noisette de mousse à raser dans l'une de ses mains, elle se met ensuite dans le dos de l'ancien fait doucement passer la moitié du gel sur son autre main, pour ensuite plaquer ses dernières sur les joues quasi-inexistantes de l'ancien. Le contact est tout sauf agréable on était loin d'une vraie barbe bien fournie, mais il y avait assez de poil pour que le contact ne lui plaise pas le moins du monde.

-Je t'ai vu hésiter devant la douche...Tu doutes encore que tout soit fini n'est ce pas.

Elle se lave les mains derrière lui, et va chercher le rasoir coupe chou, elle passe la lame à l'eau avant d'en revenir sur la peau de son captif. Elle vient doucement avec sa main gauche chercher le menton pour le remonter paradoxalement sans aucune douceur, puis d'un geste lent et méthodique elle se mit à raser le coté droit juste sous la machoir.

-Et d'une certaine manière tu as bien raison.

A chaque coup de rasoir elle fait en sorte de bien appuyer avec la lame sans causer pour autant la moindre coupure. Puis en changeant de main elle fit de même pour le coté gauche, raser le bas n'avait rien d’intéressant, si ce n'était de pouvoir appuyer à l'endroit des artères mais le moment de faire peur était déjà passé. Elle ne le ferait plus frémir par la promesse de souffrance physique. Au contraire cela lui aurait permis de mettre un vrai terme à tout cela. Elle repasse la lame à l'eau et change de place pour attaquer les joues. Elle commença par se mettre devant lui, elle pressa ses jambes l'une contre l'autre pour pouvoir s'asseoir ensuite dessus.

-Tu vas vraiment quitter cet endroit...En un seul morceau et en vie.

A nouveau de sa main gauche elle lui prend le visage pour le tourner sans douceur pour le tourner dans cette même direction. Puis toujours aussi méthodiquement elle commence à raser.

-Mais effectivement ca ne sera pas fini pour autant. J'ai encore besoin de toi dehors.

Elle lui parlait comme a un ami de longue date. Après tout un pire ennemi en sait toujours plus long sur soi même qu'un meilleur ami. Pour un ami on ment, pour un ami on triche pour son ennemi on ne révèle jamais que le meilleur de soi pour être sur de ne jamais le rater. Un pire ennemi ne réclame et ne mérite jamais moins que cent pour cent de nos capacité. Elle tourne son visage de l'autre coté toujours de ce geste vif et sans douceur contrastant avec l'infinie précaution qu'elle prenait pour ne pas le couper.

-Pas la peine de chercher a comprendre ce que j’entends par la, tu finiras bien par le comprendre à un moment ou à un autre.

Elle attaque l'autre coté toujours avec ce geste professionnel qui n'en restait pas moins menaçant dans le simple fait que le rasoir était réputé pour être de ces lames qui coupent très très bien.

-Mais même si cette manche la se termine...J'aimerai que tu n'oublies pas comment et avec quelle soudaineté je te suis tombé dessus, cela presque chez toi. Que tu saches que je me tenir derrière chaque talon qui claque dans ton dos, que tu saches que la France ne sera jamais assez grande pour te cacher de moi, que tu ne seras jamais assez entouré pour cacher ta présence.

Elle ne l'avait pas quitté des yeux, et autant les siens c'étaient vidé de toutes volonté d'en découdre, que ceux de la chasseresse brûlaient presque littéralement de l'envie de guerroyer. Elle c'était toujours évertuée à se protéger de ce genre de passion, mais il éveillait chez elle quelque chose de primaire. Non pas comme une proie attire son prédateur, mais plutôt comme le prédateur attise l'instinct de survie de sa proie. Manger ou être manger ni plus ni moins, en ce moment même elle révélait peut être un esprit plus animal que celui de son prisonnier...Mais combattre le feu par le feu lui avait toujours paru quelque chose de censé. Elle termina par le menton la partie la plus difficile à obtenir avec ce genre d'instrument.

-Retiens bien mon visage...Attends toi à le croiser à chaque croisement de rue, derrière chaque coups de sonnettes, penses bien a ouvrir toutes les portes de cabines quand tu te retrouves seul dans des toilettes de restaurant. Crains pour tes proches ils seront toujours autant de cartes qui se trouveront dans ma main plutôt que dans la tienne. Renforces toi dans la solitude et dans le souvenir de ce que tu as vécu et enduré ici. Il te faut devenir ce qui est attendu de toi...Les bons sentiments ne sont à garder que pour la fin.

Elle range la lame, lui passe la serviette sur le visage ainsi que l'after-shave ce dernier ne l'irritant pas puisqu'elle avait réussi à merveille son rasage. Elle quitta ses jambes pour repasser derrière son dos.

-On ne va plus se revoir avant un petit moment. Profites en pour redonner à ton corps l'allure qui convient à ton statu. Ne vois en mon geste rien de plus qu'une petite sécurité.

Et la dessus elle lui asséna sur le crane un bon coup de matraque pour le mettre KO. Il serait sûrement réveillé par la froideur du trottoir sur lequel il serait laissé. A quelques mètres du Midnight vu que Raphael semblait avoir perdu sa neutralité.
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Kombawa ! [Maximus]
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