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  Péripéties d’un chien et son aveugle… (ou l’inverse)

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AuteurMessage
Marvin Clearsight
Guitariste-chanteur dans le métro. Ex braconnier
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Messages : 44
Date d'inscription : 22/04/2011
Localisation : Clearsight: là où on me fiche la paix! & Basker: là où est Clearsight, pour s'assurer qu'il n'ait pas la paix.

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Âge du perso: 36 ans
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MessageSujet: Péripéties d’un chien et son aveugle… (ou l’inverse)   Ven 9 Sep - 2:16

La lettre à Luce.

A genoux parmi le désordre ambiant de sa piaule, le musicien aveugle cherche à tâtons son accordeur. Soudain sa main, palpant le fond d’un tiroir, rencontre quelque chose de fin et de souple.

« Basker… c’est quoi ce papelard ? »

Le fidèle compagnon à quatre pattes se redresse, s’étire puis baille avant de se diriger vers son maître qui brandit une simple feuille de papier.

# Un chien ne lit pas, Marvin. #

...

Citation :
On n’écrit plus de lettre depuis longtemps et cela bien avant ta naissance, mais il fut un temps où tes grands-parents communiquaient ainsi. Là où je suis, je n’ai pas de quoi écrire alors je suis forcé d’employer cette méthode désuète et manuscrite. Cette lettre tu ne la liras sans doute jamais. Bientôt on te dira que ton père est mort et même si tu auras sûrement du mal à l’accepter il le faudra bien car c’est la vérité.
Sache que je ne voulais pas te causer de mal, ni à toi ni à ta mère, et que si j’avais su en réalité ce que j’étais avant de la rencontrer, et avant que tu nous arrives comme un don du ciel, rien de tout cela ne serait arrivé. Vous mentir m’étais devenu insupportable, mais maintenant que je suis certain que tu n’as pas hérité de mon mal, j’ai pu partir en paix. J’espère que tu me pardonneras un jour pour la prise de sang que je t’ai imposé, et aussi pour ne pas avoir voulu jouer avec toi la dernière fois. Je présente également mes excuses à ta mère pour le désordre causé ses derniers jours.
Je préfèrerais que tu gardes de moi une autre image. Par exemple, tu te souviens quand je te lisais Conan Doyle. Après l’on aurait pu jouer au Chien des Baskerville durant des heures si je ne te disais pas qu’il était temps d’aller se coucher. C’était bien ton roman préféré. Toi tu faisais Sherlock Holmes et moi Watson, mais toujours tu voulais que je finisse par faire le terrible chien. Alors je te poursuivais dans la maison en poussant des hurlements devant les regards dubitatifs de Clémence, et toi tu riais aux éclats.
Je voulais que mes derniers mots te soient adressés. Peut-être parce que tu es celle à qui j’ai le plus fait de tort dans cette histoire. Un mari se remplace plus aisément qu’un père. Toutefois, saches que ce que je fais, je le fais avant tout pour vous. Saches que je le fais pour vous protéger ta mère et toi, mais surtout pour toi, car tu mérites de grandir et de vivre dans un monde meilleur. Oui mon ange, tu mérites beaucoup mieux que ça…
Je renonce donc à mon humanité illusoire et ce jusqu’à ma mort. Que le Seigneur miséricordieux puisse un jour dans son infinie bonté accorder une place en sa céleste demeure à mon âme profane née par l’intervention du démon mais qui lui a toujours été et lui sera toujours entièrement dévouée. Et quand ce jour salvateur sera venu, peut-être serons nous de nouveau réunis ; ma douce Clémence, toi ma Luce mon rayon de soleil et moi même.

Victor Léonçard, ton papa.

...

« Fait pas l’idiot. Alors… Rien d’important j’espère ? »

Le grand chien noir leva ses yeux jaunes vers l’homme qui ne pouvait le voir, mais qui sondait son esprit dans l’attente d’une réponse.

#Non ce n’est rien.# Répondit l’animal.

#Absolument rien.#


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