Forum RPG futuriste se déroulant dans la ville de Paris.
 
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 Dans les couloirs du métro

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Lorenzo Luciano
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MessageSujet: Dans les couloirs du métro   Jeu 9 Sep 2010 - 17:46

Les parisiens aux mines grises qui descendaient dans les profondeurs du métro, station Châtelet les Halles, furent surpris d'entendre, arrivant au bas des escalators, une voix masculine qui chantait à plein poumons...

C'était une jeune fille simple et bonne
Qui n'demandait rien à personne !
Un soir dans l'métro y'avait presse
Un jeune homme osa, je l'confesse
Lui passer la main sur les...
...cheveux comme elle était gentille elle s'approcha un peu.


La chanson n'était pas connue des simples humains, et pour cause, c'était un chant datant de l'entre-deux guerres, écrite plus d'un siècle auparavant. Le chanteur n'était pas visible, mais dans le couloir du métro, un attroupement étrange se formait en arc de cercle, non pas du côté des rames, mais tourné vers le mur. La voix continuait de chanter :

Mais comme elle craignait pour ses robes
A ses attaques elle se dérobe
Sentant quelqu'chose qui la chatouille
Derrière son dos elle tripatouille
Et tombe sur une belle paire
de...
...gants que l'jeune homme, à la main, tenait négligemment...


La petite foule en arc de cercle ne restait pas statique, les gens s'y bousculaient, reculaient, avançaient, reculaient de nouveau, comme si quelque chose au milieu les forçait à se déplacer... Et la voix au centre continuait sa chanson.

En voyant l'émoi d'la d'moiselle
Il s'approcha un p'tit peu d'elle
Et comme en chaque homme, tout de suite
S'éveille le démon qui l'habite
Le jeune lui sortit sa...
...carte et lui dit j'm'appelle Jules, et j'habite rue Descartes.



[ hrp : histoire de ne pas faire un post trop long, je laisse les éventuels intéressés par le sujet répondre avec leur arrivée dans le métro et leur arrivée jusqu'au mur ; alors j'expliquerai ce que vous voyez ^^ ]
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Nelïya Fox

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 9 Sep 2010 - 23:00

Avez-vous déjà pris le métro à Paris ? Sillonné ses long boyaux interminables, froids et pestilentiels plongés dans les profondeurs grisâtres des entrailles de la « ville tolérante » ?
Vous noyant dans les flots de passagers pressés à la mine contrariée, agressé par les lamentations grinçantes des rames qui accostent les quais démesurément trop longs…
Nelïya avait déjà fait plusieurs fois l’expérience, et n’en avait jamais gardé de souvenir agréable. Les stations étaient toujours bondées de monde… Non pas qu’elle soit agoraphobe, mais les foules grouillantes, très peu pour elle.
Sans oublier le danger rodant… Les pickpockets qui en faisaient leur terrain de jeux favoris. Et quand ce n’est pas eux, pour sûr vous tombez sur un ivrogne qui vous scotch à la jambe tout votre trajet. Non décidément, les métros de Paris n’étaient pas du tout les lieux favoris de notre petite vampirette ! Pourtant, elle devait bien pouvoir se déplacer. Et lorsqu’on voulait éviter de côtoyer les chauffards parisiens, c’était bien la seule façon rapide d’aller d’un point à un autre. Voilà pourquoi, bien à contre cœur, elle venait de descendre l’escalier, station Châtelet les Halls. Sa matinée, elle l’avait passé au Louvre. Dans ses yeux brillaient encore les étincelles que les œuvres exposés avaient éveillées en elle. Il n’avait en rien le souvenir d’avoir déjà était si transporté par des tableaux ou sculpture. Mais ça nouvelle réorientation, lui en avait donné le gout. Un gout délicieux qui l’aidait à donner un sens à sa vie.
Un jour cette ville serait son territoire, et son nom serait parmi les grands du vol ! Enfin … Son surnom …

Lorsqu’on parlait d’ivrogne… Il y en avait apparemment un bien attaqué qui chantait … Plutôt bien pour un mec avec de l’alcool dans le sang … Voir même bien mieux qu’un mec qui n’avait pas d’alcool dans le sang. C’est ce qui fit tiquer la jeune femme, et qui excita sa curiosité, pour cet attroupement. En temps normal, elle aurait fuit cette foule en arc de cercle, fuyant l’animation clandestine, mais elle était bien trop intrigué pour suivre ses principes de solitaire. Avec une certaine appréhension, elle s’approcha.

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Lorenzo Luciano
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Dim 12 Sep 2010 - 19:08

Un jeune homme, en apparence d'une vingtaine d'années, gesticulait au centre de la foule, en dansant et chantant :

L'métro continue son voyage
Elle se dit c'jeune homme n'est pas sage
Je sens quelque chose de pointu
Qui d'un air ferme et convaincu
Cherche à pénétrer dans mon...
...cœur, ah qu'il est doux d'aimer, quel frisson de bonheur !


Il était tout de noir vêtu, dans ce style que les gens classifiaient de "gothique", avec de longues chaînes d'argent un peu partout, et des grosses rangers métalliques. Son visage très pâle et ses cernes noires sous les yeux ajoutaient au look, et son long manteau de cuir noir voltigeait autour de lui tandis qu'il bougeait dans tous les sens. Mais en fait il ne faisait pas que danser et chanter : il avait dans chaque main une bombe de peinture, et bien d'autres étaient disposées sur un banc près du mur. Et sur ce mur, il y avait une fresque, à moitié achevée, représentant un sublime ciel de nuit étoilée, avec en son centre une tour Eiffel toute noire, peinte en ombre et éclairée par une pleine lune. Et tandis que l'homme chantait, régulièrement il aspergeait le mur de peinture bleue, blanche ou noire et continuait la fresque.

Ainsi à Paris, quand on s'aime
On peut se le dire sans problème
Peu importe le véhicule
N'ayons pas peur du ridicule
Dites lui simplement je t'en...
...prie viens donc à la maison manger des spaghettis !


Il se tourna vers la foule et salua très bas, bras écartés, sa tête touchant presque le sol. Apparemment la chanson était terminée. Certains applaudirent chaudement, appréciant l'humour "pas sexuel mais presque" de la chanson, d'autres observant la fresque bien réalisée, d'autres applaudissant seulement par politesse.
L'artiste se redressa et clama avec bonne humeur, avec un léger accent italien :


Merci, merci, cher public des sombres et sinistres sous-terrains de Paris ! C'était une illustre chanson d'un illustre artiste dont j'ai oublié le nom, mais qui s'y intéresse ? Si vous avez aimé, vous pouvez laisser quelques pièces dans le chapeau !

Il désigna un feutre noir de mode italienne, posé près du banc. Un métro s'approcha alors, et tandis que la plupart des gens s'éloignaient, il reprit, d'une voix forte pour couvrir un peu le bruit du frottement des roues sur les rames :


Si vous voulez voir la fresque en entier restez donc un peu, j'ai d'autres chansons ! Ou revenez demain matin, je l'aurai terminée !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Dim 12 Sep 2010 - 23:15

Agile et adroite, la vampire usa de sa fine taille pour se frayer un chemin parmi l’épaisse foule qui s’agglutinait autour de l’événement. La voix masculine s’élevait toujours au dessus des murmures, et mordait dans un nouveau couplet de cette chanson paillarde-mais-pas paillarde-en-faite. La vampire appréciait ce genre de registre, pas que ce soit son style de musique favoris, mais cela faisait toujours naitre un sourire au coin des lèvres. Pourtant, elle trouvait qu’avec une voix si juste, le chanteur aurait pu chanter autre chose.
Un dernier denier pas, et enfin la voilà à la limite de la « scène ». L’homme au center de l’arc de cercle, n’avait rien de celui qu’elle s’attendait à y voir !
Pas de barbe mal rasée, ni de tenue à moitié crasseuse, et aucune bouteille à la main ! Ce qu'elle avait cru être un poivrot cinquantenaire s’avérait être, en réalité, un gothique frôlant à peine la vingtième.
Gesticulent dans tous les sens il faisait bondir les chaine fixées à son accoutrement, et le cliquetis qui en résultait, offrait un parfait accompagnement pour sa chanson. Nelïya resta un moment interloquée par ce spectacle ho combien surprenant. Ce drôle d’individu n’était vêtu que de noir, et avait la peau aussi pâle que celle d’un irlandais ayant passé sa vie dans le fin fond d’une cave. Pourtant, il chantait de bon cœur, bondissant, ici et là, secouant sa bombe de peinture, pour ajouter une touche de couleur par ci par là à la fresque qu’il façonnait.
Il lui faisait l’image d’un bouffon du roi. Un bouffon gothique …Quelle drôle d’époque !

Oubliant bientôt de prêter attention aux paroles, les yeux de la jeune femme s’accrochèrent à l’œuvre qu’il était en train de peindre… Ses prunelles caressèrent les rondeurs harmonieuses de l’astre lunaire qu’il avait peint en arrière plan, puis s’accrochèrent aux angles plus francs de la tour Effel, parfaitement reproduite. Absorbé par sa contemplation, elle ne prêtait plus aucune attention à la chanson, et lorsqu’on applaudit chaudement l’artiste, elle sursauta, pour décrocher son regard de l’œuvre pour le poser sur le «bouffon noir ». Elle n’avait pas de pièce pour lui… C’était bien dommage ce disait-elle…


« Si vous voulez voir la fresque en entier restez donc un peu, j'ai d'autres chanson »

Nelïya n’avait rien de prévu, et puisque l’artiste les invitait à rester pour connaître la suite, elle ne ce fit pas prier, sans attendre, elle prit place, assise au bord du cercle.
D’un geste sec, elle referma la fermeture de son blouson en faux cuire noir, et elle ramena ses jambes contre sa poitrine. La tête posée sur ses genoux, et les bras renfermé autour de ceux-ci, elle posa ses yeux d’ambre, un coup sur l’homme, un coup sur l’œuvre.
Plus elle y regardait, et plus elle le trouvait étrange. Il avait les prunelles aussi sombres que la chevelure qui lui couvrait la nuque, sans oublier ses cernes qui lui donnait un air inquiétant. Pourtant, il avait le sourire avenant, et l’étincelle de son regard brillait joyeusement.
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Lorenzo Luciano
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Mer 15 Sep 2010 - 19:43

Tandis que le métro repartait, Lorenzo constata avec une certaine déception que le couloir était bien vide à présent. La petite foule qu'il avait réussi à rassembler s'était bien vite engouffrée dans les wagons. Lui qui avait pensé pouvoir les captiver et retenir leur attention, il n'avait fait que les distraire pendant leurs quelques minutes d'attente.

Un tout petit groupe était resté cependant : un couple de retraités se tenant bras-dessus bras-dessous et l'observant de ce regard attendri qu'ont la plupart des vieux, une mère avec son gamin parce que le charmant enfant avait insisté pour entendre une autre chanson, et une jeune femme avec des mèches blanches dans ses cheveux châtains.
L'artiste se reprit donc, et leur sourit.


* Peu importe que la salle se vide, tant qu'il reste du public, il faut continuer ! *

Il continua la fresque, en chantant une autre chanson, pas paillarde cette fois mais sur le thème de Paris, "paname" selon la chanson. A nouveau le chant sonnait comme assez ancien, et en effet il datait de 1975, soit 66 ans plus tôt.

Ecoutez-moi, vous les ringards,
écologistes du sam'di soir,
cette chanson-là vaut pas un clou
mais je la chante rien que pour vous.
Vous qui voulez du beau gazon,
des belles pelouses, des p'tits moutons,
des feuilles de vigne et des p'tites fleurs,
faudrait remettre vos montres à l'heure.

Moi j'suis amoureux de Paname,
du béton et du macadam,
sous les pavés ouais c'est la plage,
mais l'bitume c'est mon paysage,
le bitume c'est mon paysage.


Tandis qu'il chantait et dansait, la fresque avançait bien aussi. Le fond était terminé, le ciel étoilé s'étalait derrière la tour eiffel, et il ajouta au pinceau fin des petits sapins noirs, respectant son principe des formes en ombres chinoises.

Écoutez-moi, vous les ringards,
écologistes des boul'vards,
vos beaux discours y'en a plein l'dos,
y a du soleil dans les ruisseaux.
La Tour Montparnasse elle est belle,
et moi j'adore la Tour Eiffel,
y a plein d'amour dans les ruelles
et d'poésie dans les gratt'ciel.

Moi j'suis amoureux de Paname,
du béton et du macadam,
sous les pavés ouais c'est la plage,
mais l'bitume c'est mon paysage,
le bitume c'est mon paysage.

En chantant la Tour Eiffel, il la désigna sur sa grande fresque, puis il se retourna brusquement vers son mini-public et leur dit avec un air pensif :

Là, j'en viens au moment où j'hésite... Hum... Il me faut peupler cette tour eiffel...

Puis il s'exclama soudain, en pointant un index vif vers la jeune femme aux mèches blanches :

Vous ! Citez-moi un animal, n'importe lequel, un animal que vous aimez !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 16 Sep 2010 - 11:33

Rien n’attendait Nelïya. Rien et nulle part pour l’appeler. Mais ici dans ce métro le drôle d’artiste l’avait retenue. Elle se disait que la durée de son numéro n’avait aucune importance. Elle avait tout son temps… Alors elle pouvait bien le rentabiliser ici, à le regarder gesticuler, chantonner et créer.
Alors assise sur le sol grisâtre de ce métro, elle oubliait de penser. Elle le regardait juste, elle l’écoutait simplement.
Les chansonnettes qu’il fredonnait avec joie, ne lui disait rien, mais le refrain était assez entrainement, pour qu’elle puise l’accompagner dans un murmure sans écorcher les paroles.



Moi j'suis amoureux de Paname,
du béton et du macadam,
sous les pavés ouais c'est la plage,
mais l'bitume c'est mon paysage,
le bitume c'est mon paysage.


La fresque doucement prenait forme. Le ciel étoilé était assez réaliste pour qu’on en oublie ,que, dehors il faisait jour… A sa droite, elle pouvait sentir le gamin qui gesticulait. Elle l’aurait tué. Qu’on le fasse tenir en place ce sale mioche !
Les enfants n’étaient pas trop son fort…

Quand au couple de retraité, elle ne préférait même pas y pensait. Ils incarnaient la vieillesse, le temps qui passe, et l’amour. Autant de chose pour lesquelles le poison de la jalousie, lui faisait les regarder d’un mauvais œil.

Alors elle fixait son attention sur le « bouffon noir », se laissa bercer par sa voix mélodieuse. Lorsqu’il se retourna vers eux, elle pouvait de nouveau être surprise par sa pâleur. Il l’a pointa vivement du doigt. Si vivement, d’ailleurs, qu’elle manqua de peu de sursauter.


Vous ! Citez-moi un animal, n'importe lequel, un animal que vous aimez !

La question la prit un peu au dépourvue. Il voulait, disait-il, « peupler » la tour Eiffel ? Elle saisissait mal le but de cette pensée, et encore moins pourquoi il lui demandait le nom d’un animal. A part des oiseaux, volant dans le ciel, elle imaginait mal, ou il pouvait caser quelque autre bestiole. Pourtant, sa parole se débitait toujours plus vite que sa pensée.

-Un loup. Dit-elle sans réfléchir d’avantage. Le mot avait fuit ses lèvres sans qu’elle prenne le temps de le retenir. Son animal préféré était pourtant le chien. Alors pourquoi avoir répondu «Loup » ? Des cousins certes… Mais là où le chien faisait penser à l’homme, le loup renvoyé au vampire… Et elle n’aimait pas que ces pensées renvoient à ce qui était « vampirique »…
Le loup c’était elle. Un loup solitaire perdu dans Paris … Son regard s’attrista à cette pensée…

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 23 Sep 2010 - 19:53

Ooooh !

Lorenzo leva les bras et les yeux au ciel, en poussant une exclamation exaspérée.

Non, pas un loup ! Je compte déjà mettre une ou deux chauves-souris dans le ciel, je ne vais pas en plus ajouter un loup ! Il faut équilibrer un peu vous comprenez ?
Un loup ! En plein Paris ! Ça ne va jamais plaire aux humains ça ! Non, il me faut des animaux "normaux".


Il plia ses index et majeurs pour symboliser les guillemets sur le mot "normaux". Il fixait la jeune femme, attendant une autre proposition, vu qu'elle avait proposé le seul animal qui ne lui convenait pas. A croire qu'elle avait fait exprès.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 23 Sep 2010 - 21:51

A l’exclamation exaspérée de l’artiste, Nelïya eut un sursaut.

« On, pas un loup ! Je compte déjà mettre une ou deux chauves-souris dans le ciel, je ne vais pas en plus ajouter un loup ! Il faut équilibrer un peu vous comprenez ? »

A ces mots, se sentit se redire. Il avait fait le même rapprochement… Qui disait loup, disait vampire, et qui disait vampire disait aussi chauve souris.

« Un loup ! En plein Paris ! Ça ne va jamais plaire aux humains ça »

La par contre, elle ne put que se sentir directement heurté par ces propos. L’idée qu’un loup en plein paris pouvait déplaire aux humains ne faisait que remonter à la surface, les nombreuses altercations que la vampire avait dut essuyer, et le fait qu’on ne lui avait jamais réservé un accueil chaleureux.
Pourquoi fallait-il toujours que se soit aux humains de décider de ce qu’ils toléraient ou non … La force du nombre certes, mais en dehors de ça qu’est ce qui donnait à leur jugements plus de valeur que celui des autres créatures.
Etrange la façon dont Nelïya, pouvait se sentir agresser qu’on rejette les loups, plus que les vampires. Car c’était bien ce qu’elle ressentait… S’il avait tourné sa phrase en disant « un vampire ! en plein Paris », elle s’en serait sentie bien moins heurtée. Pourtant elle était vampire avant d’être louve…


« Non, il me faut des animaux "normaux" »

Le visage de Nelïya dissimulait mal le bouillonnement qu’elle ressentait, ses sourcils se crispèrent dans une expression capricieuse et frustrée. Son regard vria celui de l’artiste, et elle se demanda ce qu’elle avait bien plus lui trouver une minute plus tôt…

-Alors vous n’avez qu’à faire un âne !

Répliqua-t-elle avec mordant, vexée de son refus d’ajouter un loup à sa fresque.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Lun 27 Sep 2010 - 0:07

La petite vieille murmura à son mari une question du style "mais quel est le rapport entre les loups et les chauves-souris ?" mais Lorenzo n'y prêta aucune attention. Il était fixé sur la jeune femme au loup, qui le fusillait à présent du regard et dont il percevait clairement des sentiments de frustration et de vexation. Pourquoi donc prenait-elle son refus tant à cœur ?
Elle lui balança de faire un âne, ce qu'à son tour il prit assez mal, l'âne symbolisant pour lui la bêtise.


Oh la, que d'agressivité ! Faut pas vous vexer comme ça ma p'tite dame, c'est pas contre vous si j'ai refusé le loup, mais comprenez-moi bien, la fresque m'a été commandée par la mairie de Paris, alors je ne peux pas faire n'importe quoi !


Il s'approcha d'elle et se pencha vers son oreille avec des mouvements très théâtraux, tandis qu'il ajoutait dans un murmure parfaitement audible de tous, surjouant celui qui doit faire une confidence importante :

En fait, ils m'ont demandé de représenter la ville hybride ! C'est pour ça les animaux !


Puis il se releva d'un bond, et dans une pirouette se retourna vers sa fresque, tout en reprenant en s'exclamant :

Mais ce serait de la discrimination de réduire Paris aux hybrides ! Je me dois de représenter les autres races aussi ! Puisque vous ne voulez pas me donner d'animaux, je vais commencer par...


Il prit les bombes de peinture blanche et jaune et traça une sorte de rayon lumineux perçant les nuages et qui descendait jusque sur le sol près de la tour. Là, au centre du rond de lumière, il esquissa un petit bonhomme en ombre noire. Puis il se retourna une nouvelle fois vers son public, demandant :

Alors ? Ça représente qui ?
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 30 Sep 2010 - 15:59

Le petit pique que Nelïya avait envoyé à l'artiste à propos de l'âne semblait avait atteint sa cible. Il s'excusa quand même, auprès de la "petite dame", et lui expliqua que la fresque lui avait été demandée par la mairie de Paris. Ce qui semblait ma foi, très plausible, et ce qui expliqué qu'il ne se soit pas encore fait virer du métro par les messieurs en uniforme.
D'un pas dansant, il s'approcha d'elle. Il n'avait pourtant rien d'agressif, mais elle sentit son corps de bander, et à l'affut du moindre geste suspect. Ses sens s'enflammèrent, alarmés par cette proximité dangereuse.
Elle n'avait jamais beaucoup apprécié qu'on s'approche d'elle, mais les années avaient amplifié le phénomène. Elle avait essuyé beaucoup trop de coups, de tabassages, d'insultes… Parfois mérité, surtout avec la langue bien pendue qu'elle avait, et parfois beaucoup moins !
Son corps rodé par cette maltraitance, percevait à présent toutes personnes étrangères comme un danger potentiel…



En fait, ils m'ont demandé de représenter la ville hybride ! C'est pour ça les animaux !


Théâtralement, il se recula d'un bond, et Nelïya respira de nouveau… Certains muscles encore crispés, et une mauvaise sensation de sueur froide dans le dos, mais elle se détendit un peu.
Très honnêtement, les paroles qu'il avait prononcées à la suite de son retrait, n'avaient même pas atteint les oreilles de la vampire. Elle le vit de nouveau prendre son pinceau, pour ajouter un élément à la fresque. C'est à ce moment qu'elle se demanda s'il n'était pas temps de s'en aller… Les autres personnes autour, lui semblaient bien trop présentes… Elle avait presque trahis son secret et c'était mauvais…

Le temps de sa réflexion, l'artiste avait déjà finit.


Alors ? Ça représente qui ?

Le premier à répondre fut l'enfant qui avait gardé le silence jusque là.

-Xander ? Demanda-t-il la tête penché et avec l'hésitation qui trahissait la peur de s'être trompé.

*Il sort ça d'où le mioche ?*

Et pourtant, à y regarder de plus près, la lumière qui signifiait la présence de Dieu qui illumine une silhouette sombre… Ca collait…

*perspicace le gamin*

A quoi jouait l'artiste ? S'il avait vraiment essayé de représenter Xander sur sa fresque, c'était, pas les humains qui allaient râler, mais les hybrides !
C'était qui ce mec ?!

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Ven 1 Oct 2010 - 18:48

Lorenzo se tourna vivement vers l'enfant en écarquillant les yeux. Il semblait si jeune, comment pouvait-il connaître le nom du chef des chasseurs ? A moins que l'enfant soit un hybride... C'est un peu décontenancé qu'il répondit :

Je ne m'attendais pas à une réponse aussi précise, mais ça représente un chasseur, oui.
Bravo petit !
Hum... Si j'avais voulu représenter Xander, je l'aurais fait plus petit, avec un revolver dans la main.
Ou étendu sur le sol en train de gémir, ça ça aurait été drôle !
Nan, pas de personnalité connue, je représente simplement les races.

Il frappa dans ses mains, et reprit d'une voix plus joyeuse :


Donc ! Les hybrides ! Il me faut des représentants des trois types d'hybrides, je veux des animaux volants, des animaux marchants, et des animaux coulants !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Mer 6 Oct 2010 - 11:21

La vampirette ne comprit pas tout de suite l'éclair surpris qui anima le regard de l'artiste, alors qu'il pivotait promptement pour faire face au garçon.

Ce bouffon noir avait décidément une façon très dynamique de se mouvoir. Comme si il recevait des courants électriques à chaque geste, ce qui de l'extérieur donnait l'impression d'un homme d'une grande vivacité…

Un accent désarçonnait dans la voix, il répondit à l'enfant qu'il n'avait fait qu'un chasseur, et que pour Xander, il manquait un revolver. Il plaisanta sur le fait qu'il aurait pu le faire gémissant par terre. Impossible pour Nel de comprendre ce qu'il en pensait vraiment. Quoi qu'il en soit, elle se sentait gênée… La guerre contre les hybrides, elle ne pouvait la nier, bien qu'en temps que vampire elle n'était pas directement concernée, elle s'tait retrouvé entre deux feux assez souvent pour y gouter !
Le fait que l'artiste immortalise ce conflit sur le mur de ce métro lui donnait la chaire de poule… Comme si le fait de mettre un dessin sur cette réalité, ne faisait qu'accroître son existence.

Elle sursauta de nouveau quand l'artiste tapa joyeusement des mains, pour demander des animaux représentant les différentes familles. Elle fit couler un regard perplexe sur ce drôle de bonhomme, puis décida qu'elle devait partir. Elle ne se sentait plus à l'aise…

Avec le pus de discrétion possible, elle se leva pour mieux se diriger vers les quais …

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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 7 Oct 2010 - 17:52

Le gamin, qui semblait bien se prendre au jeu, commença à citer toutes sortes d'animaux, il en dit tellement que l'artiste dût le modérer.

Woh woh woh petit, pas si vite ! Il est plus rapide de parler que d'agir, laisse moi le temps de peindre !

Il se retourna vers sa fresque pour dessiner l'ombre d'une souris sur le côté gauche de la Tour Eiffel. Lorsqu'il se retourna vers son public, il remarqua qu'une place était vide. Il chercha des yeux la femme au loup et l'aperçut un peu plus loin sur le quai, qui partait discrètement... enfin, jusqu'à ce que Renzo décide de courir vers elle pour la rattraper, tout en criant :

Hey ! La demoiselle au loup ! Partez pas, je voulais pas vous vexer ! Je vais le rajouter votre loup si vous y tenez tellement !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 7 Oct 2010 - 22:39

Voilà, doucement on se lèvre… On ne fait pas de plis … Pas de bruit… Discrétion, discrétion !
Sur la pointe des pieds, voilà … Tu es bien partie Nel, personne ne t’a vue… Ils regardent tous l’artiste… Hop hop, on se glisse comme un ombre, personne ne remarque rien. Pas à pas, on s’éloigne… Oui, bientôt, la rame de métro arrive, tu vas y arriver !!!


«Hey ! La demoiselle au loup ! »


Ou pas …

Une prise ferme attrapa son bras, la stoppant net dans sa retraite discrète. Et voilà, tout le monde avait les yeux braqués sur elle maintenant… Elle avait l’air fine !


« Je voulais pas vous vexer ! Je vais le rajouter votre loup si vous y tenez tellement
»

Si Nelïya avait eut envi de l’assassiner sur place, pour l’avoir braqué sous les projecteurs, elle fut surprise de sa proposition « d’excuse », et de sa sincérité… Elle n’était pas partie parce qu’elle était vexée… Ils allaient tous le croire maintenant. Ho et puis, elle les emmerdait tous de toute façon !

-Je …Non… Enfin… Je ne suis pas vexée.

Bredouillat-elle. Le terme juste aurait été « plus » à la place de « pas », mais qu’importe.

-C’est juste que … J’ai des trucs à faire …

Ca s’était pas tout a fait vrai… Enfin, elle en avait surement à faire, mais elle n’avait rien prevu pour le moment.
Ces regards sur elle… Elle se sentit presque rougir… Comment se sortir de cette situation avec dignité ?

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Lorenzo Luciano
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Ven 15 Oct 2010 - 18:11

Renzo ressentit pas mal de choses émaner de la jeune fille au loup. Déjà, elle n'avait pas envie de se faire remarquer. Mais à sa place, qui l'aurait voulu ? Elle ressentit de la colère envers lui, mais s'étonna ensuite, puis la honte commença à germer doucement...
L'artiste lui lâcha le bras, se demandant encore pourquoi il avait voulu la rattraper, alors qu'il ne la connaissait pas.


Ah...

Il secoua brièvement la tête comme pour chasser une idée ridicule, et baissa un peu la voix en lui répondant :

Mi dispiace, je ne sais pas ce qui m'a prit... Je crois que vous m'avez perturbé avec votre histoire de loup, et c'est dangereux de perturber un artiste en pleine création...

Il ne se rendit même pas compte que le terme poli de sa phrase, sa demande pour qu'elle l'excuse, il l'avait dit en italien.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Sam 16 Oct 2010 - 12:54

Les voilà ; l’un comme l’autre mal à l’aise. Ce qui faisait sûrement un beau tableau pour les spectateurs du peintre, qui attendait visiblement qu’il se passe quelque chose.
Celui-ci dut les décevoir, car lorsqu’il s’adressa à elle, il baissa le ton.

Mi dispiace, je ne sais pas ce qui m'a prit... Je crois que vous m'avez perturbé avec votre histoire de loup, et c'est dangereux de perturber un artiste en pleine création…

Il fallut un certain temps à Nelïya pour comprendre les premiers mots qu’il avait prononcé. Ne parlant pas un mot d’italien, son premier réflexe fut d’essaya de chercher dans les vestiges de ses cours d’espagnol, si elle connaissait le sens de ces mots. Ne trouvant rien, elle finit par envisager que cela puise être de l’italien … M’enfin, le ton poli qu’il avait utiliser lui donnait une idée de la signification de ces mots.

-Excusez moi, ce n’était pas mon intention. Dit-elle tout aussi bas. Elle inclina la têtedans un geste d’excuse, et lui offrit un sourire.

-Vous ne devriez pas faire patienter votre public. Il vous attend. Ajouta-t-elle, en braquant son regard sur la petite foule.


Mp : si tu veux qu’on continu le sujet, je dirais que Nel reviens la nuit pour voir la fresque finie. Wink
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 21 Oct 2010 - 17:28

[ hrp : bonne idée l'ellipse temporelle, j'adhère ! Je ne voyais pas comment gérer la suite ^^ ]


La jeune femme lui sourit, ce qui rassura Lorenzo. Puis elle lui fit remarquer que son public l'attendait. Il tourna la tête vers eux, puis répondit :

Oui, vous avez raison...

Et sans un au revoir, il repartit de sa démarche dansante vers sa fresque et ceux qui l'observaient.

Il la termina en fin de journée, elle était immense, couvrant quasiment tout le mur de la station. Le ciel étoilé avec ses nuages bleutés qui couvrait la lune pleine éclairait une tour Eiffel en ombre chinoise, peinte de pied en cap. Sur son sommet était perché un grand aigle aux ailes déployées. Au deuxième étage on pouvait apercevoir une souris, un renard et un tigre qui observaient la ville de haut. Des arbres, également peints en ombres chinoises, semblaient danser dans le vent près de la tour, et des chauves-souris voletaient autour de leurs cimes.
Et sur le sol, à côté de la tour, il y avait cet homme éclairé par un rayon de lumière divine, et, dans une petite mare, quelques poissons bondissants.
Et, sur le côté, discret, un loup hurlait à la lune...


L'artiste, épuisé par l'œuvre qu'il venait d'accomplir, s'était endormi sur le banc où il avait auparavant déposé toutes ses peintures, bombes et pinceaux. Il avait rangé le tout dans un grand sac qu'il tenait lové contre lui.
Il dormait profondément, et ne se rendit donc pas compte que la station se fermait pour la nuit, et qu'il était à présent seul dans une rame mal éclairée par des néons crus de veille.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Ven 22 Oct 2010 - 11:16

Il nous est tous arrivé une fois dans notre vide, de se dire "je ne dois plus penser à çà", et de nous heurter à un douloureux échec. Dresser toutes nos remparts mentales pour chasser une idée, un souvenir, mais le voir, inlassablement revenir et se lover dans notre esprit, comme un chat galeux investie une maison.
C'est ce qui arriva à la jeune vampire. Une fois qu'elle se fut glissée dans la rame, bondée de monde, dans le fracas assourdissant du métro qui dévore les railles, elle n'arriva pas à chasser le souvenir de cette rencontre. L'unique fois, où son esprit se déroba de cette vision, fut lorsque son "voisin" de siège se tourna vers elle, pour lui offrir un sourire édenté, et l'effluve d'haleine alcoolique qui va avec. Là seulement, elle fut capable d'envoyer le souvenir dansant du bouffon noir dans un coin de sa tête, pour le voir ressurgir quelque minute plutôt alors qu'elle quittait les souterrains. Avec un soupir las, elle remua l tête, comme si par ce geste elle pouvait le chasser par l'une de ses oreilles… Peine perdue…
La morsure du froid une fois qu'elle fut en pleine rue la fit frissonner, et d'un pas précipité, le regard un peu fuyant, elle se glissa dans le hall de son hôtel. Elle s'y occupa comme elle le pouvait. Ranger, une lire les nouvelles, écrire une lettre à Vicky, consulter ses e-mails, relire ce livre dont on connait les pages par cœur et mais qu'on ne peut s'empêcher de dévorer une fois de plus, par gourmandise littéraire…

Lourde et froide, la nuit printanière, tomba sur la ville hybride. Nelïya avait depuis un moment prit l'habitude de ne dormir que quelles que heures, quand elle était fatiguée. Cette fois ce fut de 20h à 1h, alors qu'elle avait toujours l'estomac vide. Mais il fallait économiser. Elle mangerait quand elle pourrait se le permettre. Lorsqu'elle se réveilla, le souvenir de son après midi ne l'avait pas quitté…

La fresque était-elle terminée ?

Elle se mordit la lèvre, jeta un coup d'œil à l'heure. A 1h15 le métro fermait… S'étirant, elle enfila d'un geste souple des vêtements chauds et sombres,et fit sauter un sac a dos sur ses épaules. Dehors, sous la lune, elle se sentait pleine de force. La louve qui sommeillait en elle brulait d'envie de dévaler les rues désertes de la capitale dans une allure folle, mais elle n'était pas là pour ça. Pas ce soir…

[forme vampirique-forme louve]

Elle se rendit à la station de métro, et déverrouilla la grille qui fermait les portes. Un coup d'œil pour éviter les caméras indiscrètes, une petite escalade pour passer les portiques, et la voilà sur le quai. Se glissant dans la peau de la louve, le sac entre ses crocs, elle descendit sur les railles. Plus de danger, plus aucun métro ne passait à cette heure. C'est donc à "pas de loup" qu'elle refit le trajet inverse. Galopant à une cadence soutenue, ses yeux à peine plus à l'aise dans l'obscurité, elle s'enfonça dans les boyaux larges, accompagnée par une odeur forte et désagréable qui ne manqua pas de la faire éternuer plus d'une fois. Sa truffe de louve était visiblement bien sensible ! Ses flancs soulevaient par une respiration rapide, et ses pattes fatiguées de l'effort, elle arriva de nouveau à la station de châtelet.
D'un bond agile, elle grimpa sur le quai.


[forme humaine]

Avec douceur, elle reprit sa forme humaine, et glissa une main dans son sac, pour en tirer une lampe de poche. Silence et noir étaient rois, et il lui semblait que ses pas contre le sol claquaient comme les sabots d'un cheval sur une ruelle pavée. Elle actionna la lampe, et arriva bientôt à l'endroit de la fresque… Elle sursauta, lorsqu'un mouvement attira son attention. Il y avait une chose peloté sur un banc, non loin de là qui venait de gigoter… Son regard s'y attarda, et elle remarqua enfin que c'était l'artiste.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Ven 22 Oct 2010 - 21:14

Lorenzo était en plein rêve. L'intervention rapide de cette femme aux mèches blanches l'avait marqué également, au point d'en faire un rêve absurde.
Il la voyait marcher dans les rues, les mains dans les poches, tête baissée, les yeux rivés sur le sol. Elle arrivait près de la tour Eiffel, et le ciel devenait alors bleu et étoilé, comme sur sa fresque. Alors elle levait la tête vers la pleine lune masquée en partie par les nuages, et lorsque l'astre blanc se dégagea dans le ciel clair, elle hurla à la lune. Tel un loup, elle poussa un long cri animal et plaintif.
Puis un grand rayon de lumière déchira le ciel et descendit sur elle, éblouissant toute la scène jusqu'à la rendre tellement lumineuse que plus rien n'était visible autrement que cette lumière...

Le dormeur cilla, bougeant les yeux sous ses paupières. La réalité se mêlant au rêve, il confondit la lumière de la lampe de poche de Nelïya avec le rayon lumineux de la lune.
Il ouvrit les yeux. Des yeux qui semblèrent briller un instant d'une lueur dorée, mais peut-être était-ce seulement le reflet de la lampe ? En tout cas, lorsqu'il vit que quelqu'un l'éclairait, il fit un bond en poussant un grand cri aigu et tomba de son banc étroit.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Lun 25 Oct 2010 - 16:38

Alors que le faisceau lumineux lécha l'ombre enroulée de Lorenzo, celui-ci sursauta, à en tomber du banc. Le cri de stupeur qu'il avait poussé, résonna un moment dans le vide. Et puis de nouveau le silence.
Que faisait-il là ? S'était il simplement endormit ? Ou n'avait-il pas d'autres toits ou se reposer?
Nelïya le regardait, intriguée, sans pour autant s'excuser de lui avoir fait peur… Elle se contenta de faire volte face, pour éclairer la fresque de sa lampe. Elle y découvrit les chauves souris, les animaux perchés sur la tour Effel, elle passa par-dessus l'homme illuminé, et enfin son regard remarqua quelque chose…

Lentement sa main s'avança, et marqua un temps d'hésitation, comme si elle craignait que la peinture ne soit pas sèche. Elle effleura l'œuvre, mais la couleur resta fixée à la paroi. Le faisceau braqué sur le loup, elle laissa glisser sa main sur les contours de l'animal, comme si il eut possédé une véritable fourrure à caresser. Il n'y avait pourtant sous ses doigts aucune vie. Seul le froid de la paroi.


-Vous avez fait le loup Dit-elle alors, brisant le silence d'une voix à peine plus forte qu'un murmure, arrachant, presque à contre cœur, sa main de forme de l'animal.
Lentement, elle se redressa, et se retourna de nouveau vers l'artiste. Elle planta son regard dans le sien, et malgré la distance et la pénombre, il pouvait surement constater son intensité.


-Qui êtes vous ?
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MessageSujet: i   Lun 1 Nov 2010 - 20:40

Lorenzo se passa la main sur le visage puis dans ses cheveux gominés, peinant à se réveiller. Il se redressa sur son séant, prenant une position assise sur le sol glacé du métro, la tête appuyée contre le banc où il dormait quelques instants plus tôt. D'un air encore à moitié endormi, il observa la demoiselle au loup caresser le dit-animal, et remarquer qu'il l'avait peint. Ce à quoi il répondit en marmonnant :

Je vous avais dit que je l'ajouterai... Moi je n'ai rien contre eux...


Il faillit ajouter autre chose, mais n'ayant pas encore l'esprit assez clair pour s'engager dans un débat philosophique sur la signification du loup, il laissa tomber.

Puis vint cette question, si simple, mais pourtant si étrange. Qui était-il ? Il y avait des milliers de façons de répondre à cette question. Tout dépendait du contexte.
Il pouvait répondre bêtement en déclinant ses noms et prénoms, il pouvait rétorquer qu'il n'était qu'un artiste épuisé qui dormait tranquillement jusqu'à ce qu'on vienne le déranger, ou encore révéler qu'il faisait partie de ces êtres que les humains craignaient à cause des légendes urbaines qui faisaient paraître sa race si sombre et cruelle...
Mais, en fin de compte, il se décida pour sa réponse favorite lorsqu'il voulait se dérober à une question posée : répondre par une autre question.


Qui voudriez-vous que je sois ?
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Jeu 4 Nov 2010 - 12:52

L'artiste semblait se sortir doucement de son sommeil. Réveillé en pleine nuit, il ne paraissait pourtant pas de si mauvais poil.

"Je vous avais dit que je l'ajouterai... Moi je n'ai rien contre eux…"

Elle haussa les sourcils a cette réplique.

-Ce n'est pas l'impression que vous m'avez donné au premier abord…

Répondit-elle avec réserve. Un nouveau coup d'œil à la peinture… Nouvelle caresse au loup. Un soupir léger.

" Qui voudriez-vous que je sois ?"

Etonnée de cette réponse elle se retourna de nouveau vers lui. Une pirouette… Il était en train d'éviter la question ! Avait-il peur de décliner son identité ? Un secret à cacher ?
Etrangement, a cet instant elle se souvient d'une phrase que Ian avait eut à son égard. "On n'a pas la conscience tranquille hein ?".
Est la même chose pour cet artiste de rue ?


-Pourquoi vous évitez la question ?

Demanda-t-elle sans détour.

-Je suis sensé vous connaitre ? Ou avoir des soupçons sur votre identité ?

Le monde est un nœud de mensonge… Nelïya le savait bien assez …Ce soir, elle voulait un peu de vérité.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Dim 7 Nov 2010 - 0:58

La pirouette n'avait pas vraiment fonctionné. Elle avait bien remarqué qu'il évitait la question, et sa propre question ne sembla pas l'embrouiller. Elle dit pourtant une phrase amusante :

" Je suis sensé avoir des soupçons sur votre identité ? "

Cette phrase fit relever les yeux de l'artiste, qui les écarquilla d'abord de surprise, puis il partit dans un fou rire inexplicable. Entre deux rires, il reprit la phrase en caricaturant, mimant un inspecteur de police de série B.

" J'ai des soupçons sur votre identité monsieur ! " Hihi !
Ça fait très film de super-héros ! Hihi !


Il se redressa pour se mettre à genoux et leva vers elle des mains jointes comme pour l'implorer. Il se mit à geindre, de façon très fausse, comme un mauvais acteur de mauvaise tragédie.

Oh oui mademoiselle, je vous avoue tout ! J'ai une identité secrète ! Je suis artiste de rue la journée, mais quand vient la nuit, je me change en loutre géante et je sauve la veuve et l'orphelin !

Il leva les bras au ciel dans un geste très théâtral, et s'exclama, roulant des yeux comme un fanatique :

JE SUIS LOUTRE-MAN !

N'y tenant plus, il pouffa de nouveau de rire, se donna une claque sur les cuisses et se leva. Il lui adressa un grand sourire, ce genre de sourire qui montre bien qu'on peine à calmer le rire, et ajouta :

Naaan, plus sérieusement, hum, je ne pense pas que vous soyez sensée me connaître.
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Dim 7 Nov 2010 - 16:56

Il se foutait de sa gueule ? Non sérieusement pensait-il vraiment que s’était le moment de plaisanter ? Amusé comme il était, il semblerait.
Ses imitations étaient certes bien réussit, son rire était presque communicatif et Nelïya du prendre sur elle pour ne pas finir par se dérider. Mais finalement le fait qu’il essaye de dévirer la conversation sur autre chose que sur son identité frustrait plus que tout Nelïya.
Elle n’aimait pas les personnes qu’elle ne pouvait pas cerner, et dans le cas présent, ce drôle d’artiste échappait à toutes les hypothèses et tentatives de compréhension qu’elle avait pu établir. Il était trop imprévisible… Inconsciemment, elle était sur ses gardes.
Sans se dérider devant son petit numéro elle fut plutôt glaciale :


-Vous désirez me vexer une nouvelle fois ?

Un silence. Un regard intense.

-Pourquoi vous évitez la question…
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   Dim 7 Nov 2010 - 18:56

La demoiselle n'eut même pas un sourire devant le numéro de Lorenzo, qui en fut un peu déçu. Mais grâce à son empathie, il repéra, derrière la frustration qui dominait chez elle, qu'elle avait trouvé cela amusant.
Elle posa sur lui un regard intense, de ce genre de regard qui veut une réponse. Et elle lui reposa la même question...
Lorenzo lui répondit avec un sourire un peu gêné et en haussant les épaules :


C'est parce que votre question est trop vaste ! "Qui suis-je?", c'est LA question, que l'homme se pose depuis des siècles et des siècles !

Il dut se retenir pour ne pas ajouter un "amen". Elle n'aurait peut-être pas été d'humeur pour les jeux de mots religieux.

Vous voudriez savoir quoi, mon nom ? Sans vouloir vous vexer, je ne suis pas sûr que ça vous avance beaucoup plus, je ne pense pas que cela satisfasse la curiosité étrange que vous avez à mon égard.
Mais comme je suis sympa, je peux vous autoriser trois questions à mon sujet, n'importe lesquelles, mais pourvu qu'elles soient précises ! Et je vous y répondrais, je m'y engage, sur les têtes d'Alfred de Musset et de Léonard de Vinci !
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MessageSujet: Re: Dans les couloirs du métro   

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Dans les couloirs du métro
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