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 Zone d'ombre. PV Roxanne

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Maximus
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MessageSujet: Zone d'ombre. PV Roxanne    Jeu 5 Juil - 20:22

Une semaine et demi avait passé. Maximus avait reprit des forces, et ayant exigé que personne ne le dérange il avait jouit d’un calme suffisant pour méditer et réfléchir à ce qu’était à présent sa vie…

Il n’avait pas aimé devoir se replonger dans ses souvenirs, et pourtant … Ils l’avaient obsédé, et comme une dent douloureuse que l’on tâte du coin de la langue, il avait replongé dans son cauchemar pour en disséquer tous les aspects.

Rapidement, il avait fait un constat ; il avait changé. Son esprit était entré dans une métamorphose irréversible, qu’il savait, être, en partie, de la folie mélangée à une certaine sagesse.

Quand, il eut terminé son analyse, il se pencha sur le cas de l’humaine. Il se répéta ce qu’il savait d’elle ; sa famille en partie hybride, mais elle humaine. Elle avait un caractère indiscipliné qui trahissait la traversée d’une épreuve rude qui l’avait forcé à s’endurcir…
Rapidement, il se souvient de la façon dont elle avait présenté ses arguments, et en déduisit qu’elle possédait un esprit vif et passionné très loin de celui qu’on pouvait attribuer à une idiote.

Par le lien qui le reliait au chat, il n’en avait pas apprit beaucoup plus sur elle … Guidé par un certain respect, il ne l’espionna pas 24h sur 24h, mais questionnait le chat sur la façon dont elle le traitait, et sur ses habitudes… Cela ne lui avait rien apprit d’inquiétant.

Voilà donc comme il avait passé sa semaine : repos, espionnage et méditation. Et maintenant qu’il se sentait remit, il décida de quitter l’hôpital, sans même consulter ses médecins. On retrouva juste son lit vide un bon matin… Et quelque jour plus tard, il ferait son annonce publique annonçant qu’il quittait son poste de PDG … Mais pour le moment, il n’en était qu’à tenir la promesse qu’il avait fait au chat.


Une forme aqueuse coula sous la porte … Elle tressaillit un instant, puis s’étira vers le haut, se muant en un corps ni humain, ni orque, mais hybride.
Son ouïe fine, lui indiqua que quelqu’un se trouvait sous la douche. D’une démarche souple et tranquille, Maximus avança vers la chambre. Son regard sombre caressa un décor qu’il connaissait grâce au lien qui l’unissait au chat.

Elle était célibataire. Et … N’avait pas la moindre photo de famille. Un peu comme lui … En somme.

Dans la chambre, il trouva le chat vautré sur le lit. L’animal eut un miaulement accueillant, et roula sur le côté alors que Maximus tendu la main pour lui gratter le menton.
Un journal était ouvert… Il comprit en voyant la forme arrondie des lettres qu’il s’agissait surement du journal intime de la jeune femme… Il pouvait tout apprendre d’elle, des zones d’ombres qu’elle lui avait laissés, simplement en le lisant. Ses prunelles le fixèrent alors qu’il continuait à caresser le cas d’une main distraite… Il tendit sa main, et dans un geste souple, il le ferma, le posa sur la table de chevet, et s’en détourna.

Il entendit qu’on éteignait l’eau. Alors, il lança d’une voix calme et forte pour être sûr d’être entendu (s'aidant d'une transformation partielle pour mieux articuler ses propos ):


-Je suis venu rechercher mon chat, et apporter votre paye.

Ainsi il indiqua sa présence dans la chambre, et espérait ne pas la surprendre alors qu’elle viendrait chercher ses vêtements soigneusement plié sur le lit…


Dernière édition par Maximus le Ven 6 Juil - 15:30, édité 1 fois
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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Ven 6 Juil - 14:59

    La journée avait été longue. Non, en faite, la semaine avait été longue ou plus précisément depuis cet incident. La jeune femme avait presque passé une nuit blanche à pianoter sur sa tablette tous les évènements mais également ses propres impressions. La nuit était déjà tombée alors qu’elle débaucha plus tôt que de coutume étant donné que la soirée avait été calme et que ses services n’étaient pas requiers.

    L’appartement était comme toujours, plongé dans la pénombre. Elle aimait cette ambiance, calme, paisible ou aucune lumière ne venait agresser ses yeux à part la beauté de Paris de nuit avec ses lumières. Elle ferma la porte à clé derrière elle par habitude : on ne sait jamais qui pouvait vous suivre dans la rue jusqu’à vos appartements. Un miaulement s’en suivit bien vite d’un deuxième et voilà deux chats venant lui souhaiter la bienvenue ou plutôt, lui réclamer le repas du soir. Elle enleva machinalement sa veste qu’elle suspendit et ses clés sur le comptoir avant de se rendre dans la cuisine dont la séparation avec le salon n’était qu’un bar. Elle mit en route le café puis s’occupa des deux félins. Son regard s’arrêta un instant sur le nouveau venu. Ses pensées dérivèrent aussi vers CET homme. Il était différent. Elle mettrait sa main à couper que s’était un hybride et avait de tout manière, confirmé son identité. Il n’était pas comme les autres à voir l’objet sexuel ni même la potentielle chasseuse, enfin si mais pas de là à la remettre en question … Quoi que les débuts avaient été difficile … Mais le pire et elle rageait intérieurement, s’était qu’il avait su faire voler en éclats sa carapace sans effort et ce, dès leur première rencontre.

    Un soupir franchi ses lèvres et la serveuse se dirigea vers le salon avant d’allumer son ordinateur portable posé sur la table basse. N’importe quel visiteur trouverait son appartement austère et peu accueillant. Aucune photo de famille, d’amis ou d’ex. Aucun bibelot. Aucun post-it ou autre. Il n’y avait en somme que des objets impersonnels comme par quelques tableaux choisis avec goût mais n’était que de la décoration. On aurait dit qu’à tout moment, elle était prête à prête à plier bagage. D’ailleurs il y avait peu de chose dans cet appartement à commencer par la télé. Il y avait certes un grand canapé tourné vers la baie vitrée ainsi qu’une table basse mais rien qui ressemble de près ou de loin à une télévision. Une chaîne CD dans un coin, quelques armoires et commodes. Sa chambre ne comportait en tout et pour tout, un lit, une armoire et une vielle table de travail en bois massif. Il n’y avait que la cuisine qui semblait plus perfectionner et tout était d’une propreté et d’un ordre à faire pâlir une femme de ménage. Mais elle s’y sentait bien et n’avait besoin de plus.

    Finalement, Roxane décida d’aller prendre une bonne douche pour chasser la fatigue de la journée. Les yeux fermés et la chaleur prometteuse de l’eau glissant sur son corps eut tôt fait de la détendre et elle n’entendit donc pas l’intrus arpenté allègrement son appartement. Après avoir fini sa toilette, elle s’enroula dans une serviette qui couvrait le principal et soudainement, une voix retentit :

    -Je suis venu rechercher mon chat, et apporter votre paye.

    Malgré que la voix fut assez différente de celle resté dans ses souvenirs, elle reconnu sans peine l’homme qui avait pris une place trop importante dans son esprit. Il n’y eu aucune forme de surprise ou autre sur son visage. Le verrou tourna et elle sortit de la salle de bain, ses cheveux gouttant dans son dos et très peu vêtu. Elle se dirigea vers sa chambre et s’appuya contre le mur, observant avec calme la … chose qui se trouvait devant elle, ni humaine, ni animale. Son regard parcouru un instant la pièce et elle eut tôt fait de remarquer son journal fermé posé sur son chevet alors qu’elle savait l’avoir laissé sur son lit ouvert :

    - Et bien je vois que pour un homme de principe et d’honneur, le fait de pénétrer par effraction qui plus est, chez une femme, ne semble pas vous poser plus de problèmes que ça voir le contraire.

    Puis d’un geste du menton, désigna le livre :


    - Vous pouvez le lire si ça vous intéresse, comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai rien à cacher.

    Une étincelle indescriptible passa dans un regard. Elle n’avait qu’une envie sous son masque d’indifférence, s’était de le foutre à la porte avec son chat et son argent pour avoir osé ainsi pénétrer dans son espace personnel sans y avoir été convié. Mais le fait de vouloir plus en apprendre sur lui et son éducation l’obligea à demander avec un certain sourire sarcastique :

    - Vous prendrez bien une tasse de café maintenant que vous êtes ici.

    Sans se soucier de sa tenue ou autre, elle entra dans sa chambre et lui tourna le dos avant de laisser tomber sa serviette et d’enfiler tranquillement ses vêtements comme s’il n’était pas présent. Après tout, si s’était tant que ça un gentleman, il se retournerait et au pire, elle s’en fichait et de ce qu’il pensait à cet instant et de quel effet ça lui faisait. Si en plus ça pouvait le mettre mal à l’aise, ça serait vraiment parfait. Ça lui apprendrait à entrer ainsi chez les gens. Et finalement, elle enfila ses derniers vêtements avant de se retourner vers lui en haussant les sourcils avec la naissance d’un sourire moqueur, attendant la suite.

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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Ven 6 Juil - 22:47

Un verrou qui tourne, des bruits de pas d’une marche énergique, le parfum entêtant d’un gel douche aux fleurs sauvages, et la voilà arrivée.

Vêtu simplement d’une serviette, elle lui jette un regard insistant, apparemment nullement surprise de le voir ici, et surtout sous cette forme. Elle l’accueil d’une remarque sarcastique.
Il n’en attendait pas moins d’elle. Il la regarde impassible, sans prendre la peine de relever le pique. Provocante, et tentatrice elle lui propose la lecture de son journal.


-Non merci. Je ne vois pas en quoi cette lecture pourrait m’intéresser. Répondit-il négligemment en reprenant forme humaine, alors qu’elle rentre pour se dénudée sans pudeur. [forme humaine]

Provocation ou invitation ? Il n’aurait su le dire… Lui, pour sa part, se contenta de détourner le regard, des graciles formes de l’humaine.

Il n’était pas venu parce qu’il avait envie d’elle.

Le chat bondit souplement au sol, pour se frotter contre sa jambe, et l’affection du félin était bien la seule chose capable de l’émouvoir ce soir…


-Un café ne serait pas de refus. Accepta-t-il, malgré l’attitude juste courtoise et polie de la jeune femme.

Il posa son regard sur elle… Elle, si fière, fougueuse, et … Coléreuse. Il n’avait pas remarqué ce trait la première fois, mais maintenant, il le distinguait clairement comme une sorte d’aura qui irradiait autour de sa personne.
A cet instant précis elle avait ce petit quelque chose qui lui fit penser à Katheleen et à la fois, cette unique fois où elle s’était ouverte à lui pour lui parler de son père violent.

Il découvrait la même lueur dans les yeux de l’humaine à cet instant, que celle de Katheleen quand il l’avait poussé à bout : cet éclat sauvage et mordant qui semblait mettre tout le monde au défi… Elle aurait été panthère si son sang avait été hybride… Indépendante, et redoutable. Fugacement, il formula la pensée qu’il valait peut être mieux pour tout le monde qu’elle ne soit qu’humaine… Elle était bien assez dangereuse comme ça.

Pourtant, il s’obstina à rester. Et lorsqu’elle ouvrit la marche, il la suivit jusqu’à la cuisine. Le chat sur les talons. Il la regarda s’affairer sur la cafetière.


-Me présence ici vous dérange ? Vous semblez … Contrariée.

Observa-t-il. Pourtant, il ne formula aucune politesse du genre « je peux partir si je suis mal tombé ». Bien au contraire, il se contenta de s’installer sur une chaise pour attendre sa tasse. Allant même jusqu’à hoter la veste qu’il portait pour la déposer sur le dossier. Il était clair qu’il s’était invité, et qu’il ne repartirait que quand il l’aurait décidé.
Le fait qu'il la dérange par sa présence ne semblait pas constituer pour lui un motif suffisant pour partir.

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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Sam 7 Juil - 15:52

    Sans blague, elle n’était pas tombée de la dernière pluie. Un journal intime est certainement le livre le plus tentant à lire surtout si une personne vous intrigue, enfin bref. Comme elle s’y attendait, il ne refusa pas son café. Il l’a cherchait, s’était une évidence mais bien qu’elle fut agacée et qu’elle lui faisait bien comprendre, elle ne le mettrait pas à la porte car elle avait un intérêt à se maitriser. Et se fut donc de son pas vifs et graciles qu’elle rejoignit la cuisine, l’homme redevenu humain sur ses talons. Elle servit deux tasses et servit le café brûlant en sortant du sucre ainsi que du lait. Avant de se tourner vers lui, s’appuya contre le plan de travail, lui tendant sa tasse :

    - Qui ne le serait pas alors qu’un individu s’introduit chez vous sans y avoir été convié. Surtout que la porte était fermée. De plus, vous êtes la première personne à avoir pénétré dans mon espace privé. Encore une fois, sans y avoir été invité. Ce n’est donc pas tant votre présence qui me dérange mais la façon dont elle est arrivée ici. Je vous avais pourtant laissé mon numéro. Je pourrai même appeler la police pour entrer en effraction … ça ferait une très mauvaise publicité.

    Elle l’invita d’un geste à se rendre dans le salon où ils seraient mieux installés, s’y rendant d’ailleurs elle-même sans se soucier de son ordinateur allumé sur la table et déposa sa tasse à côté. Son chat vient sauter sur son ventre et elle lui prodigua quelques caresses sans chercher à plus engager la conversation. La serveuse préféra ignorer son invité en jetant un regard au panorama et d’ailleurs, elle n’alluma toujours pas les lumières même en sachant qu’en général les gens préféraient cette lumière vive et cru à la pénombre environnante. Oui, la première personne, ça fait beaucoup de premier pour cet homme et il était hors de question qu’il y en ait plus encore. Elle n’avait besoin de personne et certainement pas de lui. Et voilà revenu le rempart de glace de la jeune femme, la coupant des autres. Etre froide et tranchante finissait toujours pas repousser n’importe qui, pourquoi ferait-il exception à la règle ? Ce n’était qu’une question de patience, enfin, s’il ne se donnait pas la peine de la pousser à bout. Oui, ce bel homme lui donnait de l’urticaire et faisait dresser ses cheveux ainsi que grogner intérieurement. Comme quoi, même s’il était différent des autres et s’approchait plus du type de personne qu’elle fréquenterait volontiers, elle avait envie de mordre et de le renvoyer d’où il venait. Contradictoire n’est ce pas ? Et bien c’est justement ce qu’il lui faisait ressentir. En savoir plus. Le mettre à la porte. Chercher à le côtoyer. Ne plus jamais le revoir. Et je passe. Mais quelque chose était certain, elle ne ferait pas le premier pas aujourd’hui, toujours frustré de sa « visite ». Quoi que, cette question lui brûlait la langue, pourquoi avoir démissionné et avoir vendu tous ses biens ? Finalement, la jeune femme n’y tient plus et lui demanda sur le ton de la conversation et de façon tout à fait désintéresser après ce long silence :


    - J’ai vu dans le journal que vous aviez démissionné ? Qu’est ce qui a valu cet arrêt ? A croire que vous cherchez à vous éloigner de tout. Comptez vous également quitter la Capital ?

    Elle ne mentionna pas la façon dont elle savait qu’il avait vendu tout son héritage tout comme elle en s’inquiéta pas de son état de santé. Pourquoi demandé quelque chose qui ne l’intéressait nullement à part pour jouer une comédie qu’elle ne voulait pas faire. Elle attendit donc, le fixant droit dans les yeux sans ciller en buvant tranquillement son café.


Dernière édition par Roxane de Mylessie le Dim 8 Juil - 15:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Dim 8 Juil - 13:08

Sa main alla chercher la tasse dans un mouvement nonchalant et il la remercia courtoisement.
Il écouta ses dires, porta sa tasse à ses lèvres d’un geste pensif, puis après un silence répondit :


-Peut être serais-je, en effet, un peu contrarié… Concéda-t-il avec un certain détachement. Une nouvelle fois, il porta la tasse à ses lèvres, et la regarda.
S’attendait-elle à ce qu’il s’excuse, à ce qu’il prenne peur de ses menaces ? Si cela était le cas, sûrement fut-elle déçue, car il se semblait se sentir concerner ni par l’un, ni par l’autre… Elle laissa délibérément filer un silence, et il la suivit du regard alors qu’elle s’éloignait, faisait fit de sa présence pour flâner dans son salon avec un air d’indifférence profond.
Roxane ne l’invita à rien, mais cela ne semblait pas le froisser outre mesure. Il prit place sur le canapé, et se plongea dans la contemplation de la vue offerte par la baie vitrée…

Les secondes s’écoulèrent, et l’on entendait plus que leur souffle respectif, et les ronronnements des félins, venant timidement troubler le silence.

Ainsi se retrouvèrent deux être, plus proches qu’ils ne se l’avouaient, divisés par leur silence, et séparés par un entêtement commun…

Maximus n’attendait plus d’elle le moindre mot. Son regard plongé plus loin que ce que ses yeux lui permettaient véritablement de voir, il dessinait à présent une silhouette sombre et immobile, assise sur le divan, la tasse à demi levée, à la respiration si discrète qu’elle semblait presque inexistante…

Le penseur s’était mit à penser.

Fuyant et galopant, son esprit sillonnait milles perspectives, et autant de questionnement. Il s’éloignait de la réalité jusqu’à ce qu’une voix le rappelle à lui…

Sa silhouette immobile, reprit alors « vie ». Il baissa sa tasse, tourna les yeux vers elle, et la laissa librement le fixer. Le temps de deux respirations, durant lequel il se
mbla peser les poids de sa réponse, puis il n’ouvrit la bouche.

-Quitter la capitale … En effet, c’est ce que les apparences sembles annoncer.

Aux abords de son esprit il sentit l’angoisse soudaine du chat :

¤Quitter le territoire ? Pour aller où ?¤


Dans un geste apaisant, il caressa l’animal et le rassura.

*Sur un autre territoire. Qui m’appartient. Tu vas aimer chat. Il y aura du poisson*


La volonté de la jeune femme de le lui montrer qu’elle possédait sur lui des informations sur lui était évidente… Cherchait-elle, tâtonnante, une façon de le déstabiliser ? Une façon de trouver un angle d’attaque, pour creuser dans la chair de son esprit à grand coup de réplique piquante ?
Il lui faudrait tenter autre chose. Il resta impassible devant son savoir… Du bout des doigts, il caressa le centre de son front. Ses sourcils se froncèrent, imperceptiblement, puis sans préambule il demanda :

-Qui est Frédéric de Mylessie ?

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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Mar 17 Juil - 13:50

    Roxane s'attendait à sa réponse. En fait, elle n'en attendait pas moins de lui. Bien qu'évidemment, ça l'agaça passablement. Cet homme était indéniablement différent. Où certains seraient gênés de se retrouver ainsi chez elle, dans un appartement plongé dans une pénombre qui pouvait éveiller bien des fantasmes, il était comme chez lui - et s'était le cas de le dire - et semblait totalement décontracter. Et où d'autres auraient cherché à détendre l'atmosphère, à entrer en contact avec elle si on pu dire, lui ne disait rien, se contentant d'attendre. Elle se prit à penser qu'elle l'aima bien malgré qu'il avait un culot impardonnable. L'ombre d'un sourire s'était étiré sur ses lèvres mais elle l’effaça rapidement, tellement qu'on aurait pu penser à une illusion, surtout venant d'elle. Elle n'allait pas lui facilité la tâche, au contraire. Elle n'avait pas besoin de lui, ce ne sera qu'une carte de plus dans sa manche. S'il pensait pouvoir lui soutirer des informations comme ça, c'est qu'il ne la connaissait pas encore.

    Maximilien ne voulait pas lui donner de réponses concrètes ? Qu'il en soit ainsi. Elle ne lui en donnerait pas non plus. Et elle ne ferait pas le premier pas pour ouvrir un peu plus le sentier de la vérité dénudée de sentiments. Après tout, elle s'était déjà assez dévoilée à lui. Et elle savait qu'il ne serait pas là s'il ne voulait pas en connaître plus sur elle. La serveuse avait juste bien dosé pour qu'il veuille en connaître plus.

    La jeune femme se renfonça un peu plus dans le canapé, ramenant ses jambes dessus en buvant tranquillement, le faisant un peu mijoter, après tout, elle était dans son bon droit, il n'était même pas un invité dans sa demeure. En théorie, elle n'avait même pas à lui répondre.

    Le silence s'étira encore puis après une dernière gorgée, elle lui répondit :


    - Les apparences ne restent que des apparences. Je ne souhaite pas savoir ce que celles ci disent mais ce que vous, vous en dites. Après tout, vous devez mieux savoir qu'elle ce qui se passe dans votre tête.

    Ce n'était certainement pas la réponse qu'il attendait mais qu'importe, il avait toute la nuit. Et Roxane ne pensait pas qu'il partirait avant d'avoir obtenu des réponses. Si tel était le cas, elle ne le laisserait pas filer non plus sans avoir obtenu les siennes. Elle reprit donc :

    -Il semblerait que vous acceptiez ma proposition de notre dernière rencontre. Vous vous souvenez, le jeu de Question/Réponse. Par contre, il vous faudra être un peu plus concret dans vos réponses. Je les sens un peu ... flottante ? Elles survolent mes questions. Allez droit au but, vous devez connaître pourtant.

    Après une nouvelle gorgée, elle finit par répondre à sa question, par une autre :

    -Pourquoi ne pas lui poser la question directement. Après tout, vous vous connaissez semblerait-il. Le contraire serait étonnant.

    Un sourire espiègle éclaira ses traits. Toute colère s'était envolée. A présent, elle était d'humeur joueuse et elle comptait bien profiter encore un peu de son nouveau joujou. Et s'il pensait la déstabiliser en sortant ainsi le nom de son géniteur et bien il serait certainement déçu car rien n'était apparu sur son visage. Il aurait pu être le plus parfait inconnu à ses yeux que ça n'aurait rien changé. Il ne restait plus qu'à attendre son nouveau stratagème ...

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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Ven 20 Juil - 23:19

Sourire. En avoir seulement l’envie… l’envie sincère, qui fait fleurir la courbure des lèvres et briller les yeux… Le motif en lui-même n’a pas vraiment d’importance, si l’envie n’est pas là…

Elle, elle sourit. Maximus la regarde, et devine son humeur brusquement espiègle.
Elle ne sourit pas parce qu’elle est heureuse, ou joyeuse. Juste par jeux… C’est toujours ça remarquez…
Mais Maximus lui … Ne sourit pas.

Il n’en a ni le motif, ni l’envie.


Les ombres sur son visage semblent plus denses que jamais. Elles lui dévorent les joues et le front, s’étendent sur portrait comme une deuxième peau…Comme un prolongement ce que qu’il est… Ou de ce qu’il devient.

-J’ai rencontré une femme, il y a de ça plusieurs mois. Une chasseresse. Quand je lui ai demandé de m’expliquez d’où lui venait la haine qu’elle vouait aux miens, elle m’a raconté qu’un jour, un hybride l’avait brutalisé jusqu’au traumatisme, et qu’il lui avait ainsi prouvé que les hybrides étaient dangereux. Ainsi, pour les actes d’un seul, elle en condamna sept à la mort … Elle n’avait rien de mauvais en elle. Rien de plus que la peur de l’inconnu. Rien de plus que la faiblesse que chaque homme porte en lui, celle qui vous donne la farouche envie de vaincre ses peurs au lieu de les accepter comme partie intégrante de sois-même...
Ainsi donc, j’obtins la preuve de ce que savais depuis longtemps : les comportements puérils d’une poignée des nôtres pouvait générer une haine assez puissante pour que nombre des miens périssent injustement…
Je ne vous ferais pas l’affront de vous préciser que je suis Maximus, successeur d’Octopus, au rang d’ancien aquatique, car, je me doute que cette information est votre depuis notre première rencontre … Depuis ce temps, vous savez quelle responsabilité est la mienne…
Comme je sais aussi que vous êtes de ces femmes humaines qui pensent se battre de notre côté. Comme je sais que le meurtre est votre métier, que vos mains si fines et d’apparence douce, portent l’usure des assassins…
Vous parlez de jeu, mais sachez que ma venue ici n’en est pas un. La notion d’amusement, me semble même … Totalement inappropriée en votre compagnie. Vous êtes l’une de celle qui condamne mon peuple. Vous êtes l’une de celle qui fait couler le sang, et appelle les ténèbres.
Vous êtes de celle qui déchire les rangs des chasseurs, et qui creusent leur haine à notre égard. Vous êtes l’une de celle qui alimente leur folie.

Et pour cela, je devrais vous haïr. Désirer vous faire disparaître. Et pourtant … Je suis là, simplement assis, à vous regarder, en essayant de voir au-delà de ces troubles apparences.
Je ne vous demande ni de vous justifier, ni même de vous excusez… Je vous demande simplement, de m’accorder le respect que je m’efforce de vous donner. Je vous demande de ne pas jouer avec moi comme si j’étais l’une de vos vulgaires « cibles », comme vous devez les nommer. Quittez cette air espiègle, défaites vous de votre orgueil, rejetez vos traces de force, car je ne suis pas votre ennemi, ni une figure d’autorité à laquelle vous devez confronter votre volonté, et encore moins, un jouet. Je suis simplement l’homme qui devra réparer, redresser, et corriger les affres que votre attitude prétentieuse aura causé sur le sang des miens, pour des siècles durant.

Vous trouvez mes réponses flottantes ? Leur netteté pourrait en condamner cent des miens, si elles tombaient aux mains des ennemis.
Si ma question vous a offensé, je m’en excuse. Ce nom m’est revenu lorsque vous vous êtes présenté… Je tenais simplement à éclaircir un point de ma mémoire, et non pas à me lancer dans un jeu de devinette. Il y a longtemps que je ne joue plus. Des années que cela ne m’est plus permis. Alors ne vous méprenez pas… Si je veux savoir quelque chose sur vous, j’ai bien assez de moyen pour l’obtenir. Mais je suis venu ici ce soir pour vous le demander en face, et vous laisser la liberté et le droit de conserver ce que vous juger être du « privé ». Je n’irais pas plus loin si vous ne le désirez pas. Ce qui est-il me semble … généreux de ma part.

Enfin il marqua une pause. Puis, après une simple inspiration continua.

-Je vous repose donc la question, mais reformulé si cela peut vous apaiser : désirez-vous m’éclairer sur le fait que Frederic est un de vos parents proches ?
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Sam 21 Juil - 23:21

    Roxane avait écouté sans sourciller. Juste essayer à travers les mots déversés en un flot qui semblait intarissable de voir ce que cachait cet homme mais elle se reprit. Il n'y avait pas besoin de chercher plus loin, il était là, en face d'elle et ne se cachait pas du monde. Pas comme elle. Son sourire avait disparu remplacé par un regard sérieux signe qu'elle lui accordait une entière crédibilité. Qu’il n’était plus ni jouet, ni carte, ni inconnu. Il avait obtenu une toute autre place. Une place de choix, méritée. Celle que personne n'avait jamais eue venant d'elle. Il avait obtenu en l'espace de sa réponse plus que personne n'avait obtenu d'elle après l'avoir côtoyé des années durant. Ce n'était pas de l'admiration ou de la soumission qui se reflétait dans son regard à présent mais juste un profond respect.

    La jeune femme ne se sentait pas offensée par ses paroles pas plus qu’elle n’en fut irrémédiablement touchée. Elle était concernée certes. Il avait raison pour certaines choses. Il avait tord pour d’autres. Et elle ne pouvait plus revenir en arrière. Regretter ces actes, sa façon d’être ou ce qu’elle est n’y changera rien. S’apitoyer sur le passé ne sert à rien. Elle ne le craignait pas malgré que les menaces fussent à peine voiler. Au contraire, à son contact, elle sentait une étrange paix et sécurité la gagner. Et pourtant, elle se savait plus en danger que n’importe quand auparavant. Elle avait vu sa forme hybride et elle savait pertinemment qu’il pouvait briser sa nuque aussi facilement que l’on casse une brindille. Mais bizarrement, il y avait longtemps qu’elle ne sentait pas sentie aussi sereine. La mascarade était finie. Elle n’avait plus besoin de faire semblant car il voyait à travers. S’était comme ci elle avait attendu tout ce temps que quelqu’un ne cherche pas à voir qu’une facette d’elle-même mais tout ce qu’elle était. Les bons comme très certainement les mauvais. La froideur l’entoura s’envola en éclat. Son masque tomba. Sa posture si fière se fit plus douce, plus fragile. Elle se recroquevilla sur son canapé et son regard se posa sur Paris éclairé de milles feux en l’écoutant jusqu’au bout tout en état absente mais quand il eu fini, elle posa sa tasse vide sur la table basse et elle se tourna vers lui. Son regard plongea dans le sien, nu de toutes traces de défi, d’arrogance ou toute autre chose qui l’avait jusque là accompagné. Juste la lassitude s’y reflétait et une étrange détermination. Il y eu un court silence avant que sa voix le brisa sans pitié :


    - Très bien. Vous m’avez convaincu. Vous aurez les réponses que vous souhaitez mais avant ça, je veux vous corriger sur certains points. Je ne me bats pas pour vous. Ce ne sont pas mes objectifs. Mon seul objectif est la vengeance et ma propre forme de justice qu’elle vous plaise ou non. Ne me pointez pas comme étant une fautive. Vous ne savez pas en quelle mesure j’ai agi et quels ont été mes actes. Ne prenez pas le beau rôle du justicier. Vous savez tout comme moi que ce n’est qu’une façon de s’auto-justifier. Vous avez un objectif et vous ferrez ce qu’il faudra pour l’atteindre, qu’importe le prix à payer si votre volonté est assez forte. Tout n’est pas blanc sur blanc ou noir sur noir. Vous n’avez jamais dit ça, je sais mais vous l’insinuez en disant redresser les tords des autres. Quels sont vraiment nos tords ? Vous devez vraiment nous haïr, nous, les humains. Du dégoût pour ses êtres si fragiles qui disent vous aider mais attire la haine des chasseurs. Les chasseurs eux même qui part le passé était humain et s’en parler des millions d’être qui n’en ont rien à faire de votre situation. Quoi que nous façon, nous sommes fautifs à vos yeux alors ? Mais regardez la chose autrement, en tuant un chasseur combien, sauve-t-on des vôtres par ailleurs ? Combien en avons-nous condamné d’autres ? Les comptes ne sont pas aussi faciles que ça à compter. Mais vous avez raison. La haine ne cessera jamais si les vies sont enlevées des deux côtés. Mais peut-on arrêter quelque chose qui ne tient ni à nous, ni à notre volonté ? Il y aura toujours un fou pour ranimer les braises. Ou alors il faut que vous vous imposiez au lieu de vous cacher. Que vous soyez fort au lieu de vous soumettre comme des faibles. Vous êtes une minorité ? Vous avez toutes les clés pour réussir. La preuve, une hybride est maire. Enfin qu’importe. Je vais vous révéler deux choses. D’une, je n’ai tué que trois personnes de mes propres mains. Cela vous importe certes peu mais deux était des chasseurs s’en prenant à une hybride sans défense qui n’avait rien demandé. Je ne pouvais pas les laisser faire sans me porter coupable de n’avoir justement rien fait. Et puis je ne voulais pas revoir cette scène une deuxième fois. La troisième personne, je dois admettre que celle-ci était pour ma propre vengeance mais méritait amplement la mort pour tous les crimes commis de sa main. De deux, je ne décide pas de leurs sorts. Je les traques, je les appâte et je les vends. Voilà mon réel rôle. Et vous connaissez certainement l’hybride qui juge s’ils doivent vivre ou mourir. S’ils sont dignes d’intérêt ou non. Je ne vous révélerais pas son identité, c’est inutile. Vous la connaissez déjà et je n’ai aucun droit de la révéler. Pour finir, je ne vous considère pas comme une cible mais comme une carte.

    Elle montra du menton son ordinateur et le plaça de sorte qu’il puisse avoir une vue sur chacun des profils qu’elle avait soigneusement dressé. Dont la première personne était évidemment lui mais ensuite la nouvelle maire. Elle le laissa regarder à sa guise scrutant son visage avant de continuer plus lentement mais où on sentait un vent de dégoût soufflé ainsi qu’une froideur non dissimulée:

    - Pour votre question. Frédéric de Mylessie, illustre dirigeant d’une très grande lignée ainsi qu’hybride aquatique, est mon géniteur. En d’autre terme, je suis sa fille. Unique héritière de tous leurs biens et de leur vanité. Fruit de leur espoir brisé. Vilain canard de cette famille. Mouton noir de ce tableau. Est-ce la réponse que vous attendiez ? Et ne me parlez pas de générosité. Ce n’est pas ceci qui vous a amené ici. Ce n’est point de la générosité. Vous souhaitez quelque chose. Nous ne faisons rien sans intérêt, n’est ce pas ? Sinon vous ne seriez pas là. Vous ne m’auriez pas confié votre chat. La question est … Qu’attendez vous de moi ?

    Son sourire revient soudainement, par habitude et elle reprit une allure plus digne en croisant les bras.

    - En attendant, vous me surprenez. Sachez que j’apprécie votre façon de penser et dire les choses quand vous êtes plus directes dans les réponses. Vous êtes différents des autres.

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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Lun 23 Juil - 1:23

Elle était si jeune… Voilà la réflexion qu’il ne pu s’empêcher de formuler en l’écoutant lui répondre. Elle devait avoir … La vingtaine. Pas plus.

Une fleure… Elle aurait dût être une fleure, qui s’épanouit, aux couleurs vives, et aux racines profondes… Et pourtant, pourtant lorsqu’il l’a regardait, il ne voyait rien de ça…
Il fouilla sa mémoire, et lui, à 20 ans quel homme avait-il été ?
Ambitieux, prometteur, doué… Et seul.

Et aujourd’hui ? Quel homme était-il ?

Il rejeta cette question se concentra sur elle. Juste sur elle. Elle n’était pas si immature que cela à présent… D’ailleurs, pour être immature, il faut avoir été un enfant. Avait-elle eut le temps de l’être ? Si Frédéric était son père, sûrement pas.
Elle avait été élevé pour être une femme de la haute… Ce genre d’éducation ne laissait pas la place à l’amusement. Elle n’avait pas eut ce luxe, car elle devait être parfaite, irréprochable, fille de bonne famille, fille de bonnes manières.
On ne l’avait pas laissé joué dans la boue, se crotter les vêtements, et courir sous la pluie par un orage d’été. A la place, il était plus probable qu’elle avait eut le droit à des poupées de porcelaines, qu’il ne fallait pas briser, et ce, sans oublier le petit service à thé pour faire « comme maman »…

Et voilà donc où cela avait mené ; Une femme orgueilleuse, persuadée qu’elle n’avait de leçon à recevoir de personne, car elle était une grande fille. Comme celle qu’on lui avait apprit à être, et ce dès son plus jeune âge…

Il laissa son regard plongé dans le sien, et murmura d’une voix patiente :


-Non … je ne prends pas la place du justicier. De nous deux, ce n’est pas moi qui ai parlé de justice, mais vous … c’est vous la justicière. Moi, je ne suis là que pour … Maintenir l’équilibre.

Le chat contre lui, venait de s’endormir. Il se leva doucement, et marcha vers la baie, ignorant les dossiers qu’elle avait sur son ordinateur. Un silence s’en suivit, puis il se tourna vers elle ;

-On a sûrement dut déjà vous le dire mais … Vous êtes trop présomptueuse. Je vous l’ai dit, je ne suis pas votre père, et nos points de vus sur les chasseurs sont aux antipodes. Je n’attends rien de vous… Je vous ai confié mon chat, pour qu’Isis ne vous tourne pas trop autour, et ce soir… Je suis simplement venu vous payer. Voilà tout.

Un sourire presque désolé caressa ses lèvres. Puis, il pencha la tête et lui fit un geste de la main.

-Approchez …

Lui intima-t-il.

-Venez me regarder de plus près, et répondez à cette question … Pensez vous que soit un homme qui ignore ce que l’on est près à faire lorsque tout ce ligue contre nous ? Pensez que j’ignore ce que la guerre peut pousser à faire ? Regardez-moi, bien, dans les yeux, et dites moi si j’ai l’air plus heureux que vous.

Peut être ne comprendrait-elle pas pourquoi il l’a poussé à un tel acte. Mais il serait patient. Il savait où il venait en venir, et comme il pouvait y parvenir.

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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Jeu 26 Juil - 23:57

    Roxane balaya ses propos d’un simple geste de main et se leva à son tour. Elle prit doucement les tasses et les rapporta dans la cuisine adjacente avant de lancer une casserole d’eau chaude pour son repas étant donné qu’elle n’avait pas eu le temps de manger avec tout ça.

    - Avez-vous déjà mangé ? Et si oui, avez-vous encore faim ? Il reste également du café si vous le souhaitez.

    Elle prenait son temps pour lui répondre, tout comme exécuter son presque ordre. Quand arrêtera-t-on de croire qu’elle est stupide. Un homme qui a pourtant tous les informations possibles pour la prévenir préfère s’introduire chez elle à l’improviste et en plus par effraction, à bien trouver son chat, aurait pu juste laisser l’argent et disparaître or ce n’était pas le cas. Cela ne peut signifier qu’une chose : Il veut ou cherche quelque chose. Tout comme il n’aurait pas fait le voyage juste pour connaître un lien de parenté. Et toujours à la contredire en plus. Il n’avait pas besoin de préciser qu’il n’était pas son père, ça, s’était visible mais alors qu’il arrête de chercher tout le temps à argumenter contre ce qu’elle disait.

    En attendant, la serveuse lui tournait obstinément le dos et ne semblait pas se décider à répondre. Puis, tout en cuisinant d’une main habile finit par se lancer :


    - Je ne vais point m’évertuer à répondre vu que nos points de vu sont opposés. Et ne prenez pas mon attitude pour de la présomption, ça en a certes l’apparence mais je connais mes limites et je ne me surestime pas. Mais je pense qu’il est logique que vous cherchiez ou attendiez quelque chose de ma part sinon pourquoi vous être introduit chez moi sans prévenir et pas effraction ? Vous auriez pu tout aussi bien prendre votre chat, poser l’argent sur la table et repartir comme vous étiez venu. Or ce n’est pas le cas. Tout comme je ne pense pas qu’on se donne la peine de se déplacer personnellement pour savoir juste un lien de parenté. Quand à Isis, je vous remercie pour ce geste même si je doute que se soit que pour ma seul personne que vous l’eu fait. Mais si vous le prenez ainsi et bien poser l’argent sur la table et vous savez déjà où est la sortie. Quand à quel homme vous êtes. Vous êtes un ancien donc vous connaissez forcément quelle folie nous pousse à l’irréparable. Et il n’y a que les simples d’esprits qui sont heureux. Le reste doit se contenter de quelques moments volés. Mais cela n’a rien à voir avec vos précédentes paroles. Donc, je me répète mais où voulez vous en venir.

    Elle dressa la table pour deux personnes dans la cuisinez, à nouveau enfermer dans son mutisme. S’était étrange que de préparer un repas pour deux. Pas dans le sens romantique ou sentimentale de la chose. Plus le fait de ce dire qu’elle allait manger avec quelqu’un d’autre et non pas avec juste sa conscience. Cela faisait combien de temps maintenant qu’elle s’était isolée du monde ? Elle chassa cette question sans importance de son esprit avant d’annoncer :

    - Se sera près dans une dizaine de minutes .

    Et en attendant, elle n'avait toujours pas obéit à son ordre d'approche. En fait, implicitement, s'était l'inverse vu qu'elle s'est rendue dans la cuisine.



Dernière édition par Roxane de Mylessie le Mar 28 Aoû - 21:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Lun 13 Aoû - 2:21

Maximus, il devait se l’avouer, n’avait pas prévu qu’elle se dérobe à son « invitation ».
Mais il était forcé de l’admettre ; elle continuait à vouloir lui échapper. Elle ne daignait ni se montrer amicale, ni accueillante. Figée derrière de lourds remparts de glace, elle se tenait hors de porté… Pour l’éviter ? Pour le tester ?
Encore des questions qui s’ajoutaient à une liste déjà lourde et pesante dans l’analyse de l’ancien.

Quelque chose n’allait pas. Leurs dissemblances étaient évidentes… Leurs approches communes n’était ni plus ni moins qu’un dialogue de sourd.
Maximus ne comprenait pas… Il avait sentit qu’il devait venir. C’était ce ces intuitions qui ne l’avaient jamais trompés … La coïncidence était trop grande… Cette humaine, qui l’avait « repêchée », fille d’un aquatique, et tueuse de chasseurs ne pouvait pas avoir croisé sa route par simple hasard.

Le hasard n’existe que pour les hommes libres. Maximus était un ancien. Il n’avait pas ce privilège …

Et pourtant, il avait beau « suivre la piste », rien ne se dégageait. Il se trouvait en face d’elle et la seule chose que cela lui inspirait était … De la haine.
Oui tapis, dissimulé quelque part sous son indifférence il y avait un fond de haine. Comme un arrière goût amer qu’aucun verre d’eau n’arriverait à faire passer.
Il détourna le regard, la mâchoire crispée.

A quoi cela rimait donc ? Qu’était-il sensé faire ou comprendre ? Etait-ce là un test ? Devait-il voir en cette femme, la personne qu’il aurait pu être ? La personne qu’il était ? Devait-il avoir pitié ? Etait-elle la personne qui devait lui ouvrir les yeux ?

Il prit une profonde inspiration.

-Mes excuses, vous n’êtes en effet pas présomptueuse. Vous possédez juste un orgueil narcissique.

Sa voix claqua dans l’air comme un fouet. Sa main alla chercher dans sa poche l’enveloppe qui contenait la paye. Il la fit tomber sur la table, d’un geste dénué de douceur.

-Ce qu’il m’amène ici, ce n’est pas vous. Vous n’êtes rien pour moi. Qu’une humaine parmi tant d’autre. Une humaine comme j’en ai vu mille. Vous mourrez avant même qu’une seule ride ne me soit poussé en travers le front. Vous n’avez rien d’exceptionnel et je vous oublierais. Ce qu’il m’amène est ce que je suis et ce que vous représentez. Je suis un ancien, alors que vous … Vous vous excitez les chasseurs en leur donnant une raison de redoubler d’ardeur. Vous dites qu’il n’y a pas de blanc et pas de noir. C’est vrai.
Il y a seulement du gris. L’un comme l’autre, ne connaissons pas le bonheur. A la différence près que vous l’interdisez, et que moi … Il ne m’est pas tout à fait permis. A cause des personnes comme vous.
Vous dites que vous me trouvez différent ? C’est le cas. Un ancien doit prendre des décisions que personne n’est capable de prendre. Faire ce que personne n’a le cran de faire. Il se doit d’être différent. Pas parce qu’il le veut, mais parce qu’il le faut.


Sous ses prunelles d’antimoine brûlait une souffrance muselée. Son cœur battait. Mais son esprit devait garder le contrôle…
Il se souvient alors du froid … Du froid de la chambre froide. Des chaines qui l’avaient entravé. Avec précision, il se rappela à quel instant ses illusions s’étaient fracassées…
C’était lorsque « la dame torture » lui avait pulvérisé la tête à l’aide une balle de pistolet.
Pour ensuite le ressusciter. Ho oui on le prendrait pour fou, si jamais il parlait de cette résurrection… Mais il savait lui. Il ne pourrait jamais oublier…De cette sensation … De L’os qui se fend…De la balle qui déchire tout sur son passage…Et enfin les abymes de la mort.
Une mort qui ne lui avait pas été accordé. Même cela on lui avait arraché. Sûrement parce que ce n’était pas le moment pour lui. Parce qu’il était l’ancien du peuple aquatique. Son heure se devait d’être retardée.

Mais ce que cela lui avait apprit était que la mort était froide. Comme le regard et l’attitude de Roxane.

Peut être que c’était pour cela qu’il avait été poussé ici. Pour se souvenir de la mort. De sa mort. De celle d’Octopus. De celle de son peuple.

Son regard se fit plus perçant que jamais. Comme si il parvenait à voir au-delà des barrières qu’elle lui imposait. Il la regarda longuement, lui imposant par la froideur de ses prunelles un silence religieux.


-J’avoue être déçu … J’ai cu voir en votre parenté la trace d’une réponse d’une question que j’ignore encore ... Je pensais que cette rencontre pourrait m’apporter un élément … Mais non.
Vous n’avez décidément rien à m’apporter. A vrai dire, si je n’avais pas l’éternité j’oserais presque dire que … Je perds mon temps en votre compagnie.


Le repas était prés, mais il se contenta de pousser l’enveloppe vers elle. Apparemment décidé à la quitter pour de bon. A ne plus s’imposer sa compagnie …
Et c’est alors qu’il le vit : le collier qu’elle portait au cou. Modeste mais subtil. Impossible qu’il soit un présent de son père … Impossible aussi qu’il soit une simple parure destinée à attirer les hommes. Non … Il avait de quelque chose de plus intime… De plus secret.
Cela ce voyait à la façon dont elle le portait : à hauteur de cœur.
Le souffle de Maximus se suspendit, alors que son regard s’abîma dans les reflets que formaient le pendentif… Il venait enfin de comprendre ce qu’il était venu chercher …


-D'où vient ce collier ?

Il s'en souvenait... Le jour où elle l'avait retrouvé... Au moment où il avait réussit à percer une brèche dans sa coquille ... C'était à ce qu'elle s'était rattrapé.
Le journal intime n'avait rien à caché avait-elle dit. C'était sûrement vrai. Mais pas pour ce collier.
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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Mar 28 Aoû - 21:55

  • La jeune femme apporta le plat de pâte sur la table et sans attendre de réponses ou autres invitations, le servit. S'était aussi un habile moyen pour le retenir. N'était-il pas censé être lui aussi de bonne famille ? Si tel était le cas, il ne pouvait se lever et s'en aller ainsi en laissant une assiette pleine. Mais Roxane n'était toujours pas accueillante et ne faisait plus l'effort de sourire. A quoi bon ? Elle ne cherchait ni à le flouer ni à le séduire, ce n'était pas un chasseur et surtout, il avait une aussi grande volonté qu'elle, qui d'ailleurs, se heurtait violemment à la sienne donc elle n'avait rien à faire avec lui à part trouver la véritable raison de sa visite.

    La serveuse se servit à son tour et leur servit un verre de vin avant de s'asseoir, silencieuse, attendant d'entendre la réplique qui allait arriver sous peu.


    -Mes excuses, vous n’êtes en effet pas présomptueuse. Vous possédez juste un orgueil narcissique.

    Elle releva les yeux sur lui et ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser filtrer un "soit" sans émotion. Elle n'était point impressionnée ni par voix ni par l'enveloppe qui venait de tomber devant son plat. Elle la repoussa sans un mot. Roxane ne sembla pas plus s'émouvoir de sa conclusion. Finalement, il n'était plus si diplomate que ça et encore moins gentleman. Elle ne s'interdisait pas le bonheur. Il n'existait plus. Son bonheur avait été enterré en même temps qu'Alex et aux yeux de beaucoup, sa raison aussi. Non. Elle n'était pas folle. Juste endeuillé, juste seule sans lui. Son bonheur à lui n'était point possible par sa faute ? Et bien le sien n'était plus possible à cause des chasseurs. Aurait il seulement été possible à cause de ses parents ? Non. Les décisions, elle les prenait pour elle. Les chasseurs n'avaient pensé qu'à éliminer un "monstre". Elle ne cherchait qu'à éliminer les "tueurs". Si elle pouvait sauver un ou deux Hybrides, et bien s'était toujours ça de pris. Si 5 autres mourraient par sa faute, et bien ils avaient qu'à être plus prudent.

    La jeune femme l'écoutait à peine. Mangeant tranquillement en relevant de temps en temps son regard sur lui. Elle ne prendrait plus la peine de répondre. Ils n'avaient plus rien à se dire. Pour elle, il appartenait déjà à un autre monde. S'était parfait. Il ne serait rien. Il n'avait jamais rien été à ses yeux. Sa parenté. Tsss. Elle l'avait bien dit qu'elle n'avait plus rien avoir avec ses parents. S'il perdait sont temps et bien qu'il part. Elle ne l'avait jamais obligé à venir ni rester ni à la payer.

    Il se leva. Elle l'observa, encore plus impénétrable et encore moins accueillante -si se fut possible- ne se levant même pas pour le raccompagner jusqu'à la porte. Un frisson l'a parcouru soudain alors que le regard de l'ancien était soudainement tombé sur son pendentif. Et ce regard restait bien trop longtemps posé dessus. Tellement que Roxane, dans un geste intuitif, cacha de sa main le bijou comme pour couper l'ensorcellement qu'il semblait exercer sur l'homme.

    -D'où vient ce collier ?


    Son souffle resta coincer dans sa poitrine et son cœur rata un battement avant de s'emballer. Elle était tel un voleur qui sait que l'on connaît son crime. Mais également craintive et bizarrement, elle donnait une impression de fragilité tout d'un coup, comme si on allait lui retiré une dernière fois son âme soeur. Qu'on allait retiré le dernier lien l'unissant à lui. Oui. Il était mort mais à travers ce pendentif, à travers son journal, s'était comme s'il était à son côté. Elle pouvait encore imaginer son visage dans les moindres détails. Sa présence était encore partout. Et surtout dans son coeur. Ceci expliquait cela. Personne ne pouvait, non, ne devait le remplacer. La jeune femme ne pouvait s'en empêcher. Ses mains tremblaient et une sueur froide la glaça jusqu'au sang alors qu'elle se releva brutalement, renversant son verre de vin sur la table alors qu'elle se récria :

    - De nul part ! Sortez !!

    Elle lui tourna le dos, agrippant l'évier comme si elle allait vomir. S'était surtout pour qu'il ne voit pas sa faiblesse, sa peur. Ne l'avait elle pas toujours su ? Si. Du premier regard, la serveuse avait senti le danger. Elle avait vu sa différence. Mais le défi l'avait emporté sur la raison. Et maintenant ? Et maintenant il devait partir. Loin. Très loin. Ne plus jamais le revoir serait la meilleur des solutions. Voilà. Inspiré. Expiré.
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Mar 28 Aoû - 23:38

Sa question vibra dans l’air. Sur le visage de l’humaine, l’assurance fondit comme neige au soleil… Alors, il perçu l’infime changement qu’il avait opéré dans les rouages du temps, dans le flottement… La situation venait de tournait à son avantage …

Nulle attitude hardiesse ne vient répliquer à son interrogation. A rebours, il vit ses ambles prunelles ambrer se dilater, et ses fines narines s’ouvrir comme les naseaux d’un cheval anxieux. Il connaissait cette attitude… Ce petit cœur palpitant, emprisonnait dans sa cage thoracique, qui tambourinait comme un diable, délivrant au corps des messages d’alarme …
Bientôt ça serait les sueurs froides … Peut être même les larmes si elle ne tenait pas le choc.

Maximus ne s’en ému pas plus que cela. Il avait trouvé ce qu’il était venu chercher.
Et elle ne pourrait pas de dresser face à lui … Elle devait le savoir ; que lorsque qu’apparait l’aileron ténébreux de l’épaulard, c’est qu’il est déjà trop tard.

« De nul part ! Sortez !! »


Sa voix monta dans les aigües …

¤Comme un cris de souris, pas vrai humain ? ¤

La pensée de chat caressa l’esprit de Maximus, et il lui trouvait du vrai. L’humaine se raccrochait à ce collier, comme un enfant à son poupon. Elle était devenue fragile. Assaillie par des fantômes inconnus à l’ancien, mais qu’il pouvait voir danser dans la profondeur de son regard apeuré… Voilà qu’elle lui tournait le dos. Grave erreur.

¤ Il faut lui briser la nuque … Comme ça, la souris ne bouge plus, et on peut prendre ce que l'on veut tranquillement ¤

Conseilla le chat, pragmatique.

Maximus se redressa. Il marcha vers elle. Ses chausseurs grincèrent sur le carrelage. Il s’arrêta à distance raisonnable. Les yeux rivés sur sa nuque. Sur la fine chaine qui lui zébrait la peau…

-De nulle part … Offert par personne alors ? Alors si vous n’y tenez pas … Vous pouvez me le donner. En … Dédommagement. Je vous l’ai dit … Vous avez fait beaucoup de mal à mon peuple… Et le mal se paye … Un jour ou l’autre.

Susurra-t-il alors que lentement il tendait une main vers elle. Paume ouverte, prête à recevoir … Ou peut être à arracher de force.

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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Mer 29 Aoû - 15:43

    Son sang se glaça. Un froid immense l’envahit. Comme ce jour là. Encore une fois, Il voulait le lui retirer. Cette fois encore creusé un peu plus le trou béant dans sa poitrine comme pour mieux lui rappeler sa condition de mortelle. Mais elle ne le laisserait pas faire. Pas une seconde fois. Plus jamais cette douleur à vous rendre fou. Elle le sentit s’approcher. Elle sentait sa main tout proche et toute prête à lui arracher sa vie. Roxane avisa le couteau de cuisine. En une fraction de seconde, elle s’en était emparée et le menaçait avec. Sa main tremblait, comme pour témoigner que ce geste n’était nul autre que de l’auto-défense et que celle-ci tenait l’arme qu’avec la force du désespoir et de l’adrénaline. La jeune femme recula, mettant cette distance si rassurante entre eux. Qu’avait-elle fait ?! Que faisait-elle ?! Qu’allait-elle faire ?! Où était passée sa superbe et son assurance ? De son autre main, elle serrait le pendentif, le protégeant plus que sa vie. Qu’importe le masque, qu’importe ce qu’elle ferait tant qu’il était là. Tout irait bien. Pourtant sa voix trembla quand elle tenta vainement de l’en dissuader :

    - Non ! Vous ne me l’arracherez pas une seconde fois !! Je le défendrais quitte à y passer ! Cette fois ci, vous ne m’aurez pas en traite !


    Roxane semblait au bord de la crise, les larmes aux yeux. Une même s’échappa et roula sur sa joue, silencieuse. Quel étrange changement chez cette femme si terre à terre quelques minutes plus tôt. Si dur. Si froide. Et à présent ? Brisé. Et folle, peut être. Mais n’y avait elle pas qu’un pas entre le deuil et la folie ? Impossible de savoir si elle s’adressait à Maximilien ou bien aux fantômes du passé. Si elle parlait de son collier ou bien de « l’âme » d’Alex. Oh non ! Il ne le lui retirerait pas ou du moins, pas si elle fut encore consciente. Elle avait des griffes et savait sans servir. Elle avait déjà tué, elle pourrait le refaire sans état d’âme. Sa conscience, d’ailleurs, sembla revenir un instant dans son esprit :

    - Je vous ai demandé de partir. Reprenez votre argent et sortez avant que je commette un acte irréparable.

    Mais sa main, pourtant si ferme à l’ordinaire était parcourue de spasme. Son regard d’acier avait quelque chose d’enfantin, de fragile. Elle ? Fragile ? Et bien quelque part oui. Depuis ce jour là. Tout n’avait été que pour le protéger de tout. Lui ou Elle ? Qu’importe, elle avait besoin de lui … Et personne ne lui retirerait. Pas même un ancien. Pas même un hybride. Tss. Et dire qu’elle aurait pu lui faire confiance. Qu’elle avait cru à sa différence. Comme quoi, elle avait eu raison de s’attacher à rien et surtout à personne.

    - Et que les choses soit clair. Les hybrides ne sont pas non plus des sains. Je n'ai pas à répondre de mes actes devant eux.

    Ses mots étaient tremblants. S'entrechoquant. La serveuse cherchait à reprendre le contrôle, à lutter pour retrouver de l'air mais tout la trahissait.
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Maximus
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Sam 1 Sep - 11:09

La lame était brillante. Ton tranchant d'une étincelante couleur d'argent pointait la poitrine de Maximus, et bien que la main qui le tenait tremblât, il n'en était pas moins menaçant.

¤Voilà, tu n'as pas brisé la nuque alors la souris c'est défendu. ¤

Critiqua le chat avec exaspération. Mais Maximus ne l'écoutait pas... Ses prunelles antimoines s'étaient plantées dans le regard troublé de la jeune femme... Il sentait sa détresse. Elle fleurissait autour d'elle comme un bouquet de ronce dévorant une façade.

*Je peux la détruire*

Comprit-il. Pas la tuer ... La détruire. Briser son âme en laissant sa chair intact. Oui il avait ce pouvoir là... Il hésita alors. Était-ce cela qu'on attendait de lui ? Il ne comprenait pas ... Détruire, il l'avait fait une fois. Il en avait payé le prix fort... Cela ne lui avait rien apporté, et tout arraché.
Son souffle se suspendit. Etait-ce un test ? Avait-il apprit de ses erreurs passées ?

Sa main se baissa lentement. Il n'avait pas quitté la jeune femme du regard, et soigneusement écouté le flot de parole qu'elle lui avait jeté...

-Une seconde fois ? Je ne comprend pas Mlle de Mylessie ... Que voulez vous dire ?

Murmura-t-il d'une voix suave et devenue presque amicale.

-De qui parlez vous, qui vous l'a prit ... Insista-t-il. Sentant que la coquille s'était effritée. Il avança alors, ignorant la lame qui les séparait.

Posa sa main sur son poignet, et l'écarta doucement. Il était serein, calme et posé. Au contraire de la jeune femme qui tremblait... Il en avait presque oublié le pendentif. Ce n'était peut être pas ça qu'il était venu cherché...

-Allons, allons calmez vous ... Je ne suis pas votre ennemi.

Murmura-t-il. Il n'était pas nécessaire de parler plus fort, leur corps étaient à présent assez proches pour ne pas avoir à hausser le ton.

-Ne me forçez pas à le devenir ... Expliquez moi.

Ajouta-t-il avec une douceur quasi parternel.




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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Lun 4 Fév - 0:32

    Elle ne quittait plus cette main bien qu'elle se soit baissé. La lame toujours devant elle, elle savait qu'elle n'hésiterait pas à s'en servir, encore et encore s'il le fallait. Pour Alex. Personne ne le lui prendrait. Elle pouvait encore entendre l'angoisse de la voix de son amant quand il venait se réfugier chez elle, terroriser. Il ne l'avait pas mérité ! Il n'avait jamais levé la main contre personne ! Pourtant, on avait lâché des chiens sur lui. Ils ne lui avaient laissé aucune chance.

    -Une seconde fois ? Je ne comprend pas Mlle de Mylessie ... Que voulez vous dire ?

    Son murmure et son brusque changement de comportement accrurent son angoisse. Elle connaissait ce ton. Caressant. Doux. Gentil. Mais tellement faux. Il était de ce qui n'hésitait pas à tuer quand un obstacle se dresse. Elle était cette obstacle. Son cœur battait à ses tempes. La peur s'insinuait dans ses veines. Elle voulait le tuer mais ce poison l'en empêchait.

    -De qui parlez vous, qui vous l'a prit ...

    Il s'approcha sans se soucier de l'arme braqué sur lui. Celle ci en trembla d'autant plus alors que la voix de la jeune femme se brisa alors qu'elle souffla :

    - N'approchez plus !

    Le contact de sa main l'électrisa. Elle n'en pouvait plus. Elle ne pouvait plus vivre ainsi avec ce trou béant. Serait-ce plus simple de retourner la lame vers elle ? Peut être. Elle le rejoindrait. Ou pas. Mais au moins, elle serait en paix n'est ce pas. Roxanne était perdue mais refusait toujours de lâcher la lame. Un geste, un seul, et elle le tuait. Elle quitterait le continent. On n'entendrait plus jamais parler d'elle. Et alors quoi ? La douleur serait toujours là. La solitude également.

    -Allons, allons calmez vous ... Je ne suis pas votre ennemi. Ne me forcez pas à le devenir ... Expliquez moi.

    Se calmer ?! Comment le pourrait elle alors qu'il la menaçait quasi ouvertement. Expliquez quoi ? Pourquoi ?

    Et pourtant, elle désirait s'exprimer. Mettre des mots sur sa souffrance, son impuissance. Ses jambes cédèrent sous elle et elle s'entailla profondément la paume mais elle ne sembla pas s'en rendre compte. Des larmes de détresse se remirent à couler. Oublier sa fierté. Oublier sa froideur :


    - L-les chasseurs ont … ont tué la seule personne que j'aimais. Ils l'ont traqué, pendant des jours et des nuits entières. J-je n'ai rien pu faire. Il n'a eu aucune chance face aux chiens lancés à sa poursuite. Il a tellement, tellement souffert … Il ne méritait pas ça … Personne n'était aussi bon et honnête que lui. Il aimait la vie plus que n'importe qui alors que celle ci ne lui a jamais de cadeau … Je Je l'aimais tellement … Ils n'avaient pas le droit de me l'arracher. C-ce médaillon lui appartenait … C'est la seule chose qui me rattache à lui. C'était sa seule possession. C-c'est comme si on m'avait arraché une partie de moi. Il y a un trou béant dans ma poitrine …

    Elle releva ses grands yeux embués sur lui :


    - Pouvez vous comprendre ça … ? Si quelqu'un devait être tué ce jour là, cela aurait du être moi. Il ne méritait pas ça ! Il ne le méritait pas … Il m'a offert la liberté … Il m'a apprit la tolérance et l'amour … A survivre aussi … Cela n'aurait pas du se passer ainsi.

    Bien sur elle ne savait toujours pas que ses propres parents étaient derrière cet assassinat. Le liquide rougeâtre glissa lentement sur son poignet puis sur son bras avant de former une goutte pourpre qui alla s'écraser sur le parquet, bien vite suivit d'une autre tout comme le faisait les larmes salées de la jeune femme alors que le silence se réinstallait.
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Maximus
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MessageSujet: Re: Zone d'ombre. PV Roxanne    Mar 19 Fév - 23:54

Il la vit tomber. S'échouer à ses pieds comme une poupée désarticulée. Cette vision manqua presque de le surprendre, et de l'émouvoir.
Pourtant, son visage resta impassible. Il attendait. Qu'elle parle, qu'elle l'éclaire. Peut être allait elle une nouvelle fois le chasser, et il ne se sentait pas de refuser cette offre. Cette histoire le travaillait trop, il désirait presque s'en détourner, et oublier cette humaine. Cette simple humaine.

Mais lorsqu'elle ouvre les lèvres, Maximus peut enfin sentir la douleur de la jeune femme. La faiblesse qui fait trembler sa voix, sa tristesse qui tire les traits de son visage, et perler ses yeux de lourdes larmes grises...
Et alors qu'elle parle, qu'elle explique, il sait déjà tout savoir. Son histoire, cette histoire, il l'a connait. Elle raisonne comme la sienne, comme celle de tant d'autres.
" Pouvez vous comprendre ça … ? "

La question le fait froncer des sourcils. Elle le regarde, pleurant, et lui est rester debout. Il plonge son regard dans le sien ;

-Il était le centre de votre monde. Un point fixe, d'encrage. Quelque chose qui vous faisait avancer, car la vie avait un sens à ses côtés. Vous pouviez vous lever le matin, en songeant que les heures passées seront utilisées pour lui plus que pour vous. Et puis ... On vous l'a arraché. Et votre monde c'est écroulé.
Car les choses ne pouvaient pas être changées, et que même si vous l'avez souhaité, prier chaque jour toujours plus fort, il n'est jamais revenu. Vous vous leviez chaque jour face au vide. Votre corps continuait inlassablement à vivre, alors que votre esprit n'aspirait qu'à le rejoindre. La douleur c'est écoulée en vous sans que vous puissiez y changer quoi que ce soit. Elle vous martelait la tête, et déchirait le coeur. Alors vous avez décidé de changer. De vous venger, pour la faire taire. Pour donner un sens à votre vie, un sens à ce qui s'était passé. Pour que cette vie serve, puisqu'elle n'avait pas été sacrifiée au bon moment, pour sauver la bonne personne. Et alors ... Vous avez plongé entière dans les ténèbres pour vous dissoudre en elles.


Lance-t-il d'un voix unie. Puis après un silence il ajouta :

-Vous étiez persuadée d'être seule. Que personne ne pouvait comprendre... Que cette peine était votre condamnation, qu'elle était méritée, amplement justifié... Vous n'avez jamais chercher à vous en débarrasser, car c'est la seule qu'il vous reste de lui. Sa profondeur est à vos yeux aussi intense que l'amour que vous lui portiez. Elle n'est autre que le cadavre de votre passion dont vous ne pouvez vous défaire.

Un nouveau silence. Puis il s’agenouille. Son regard toujours plongé dans le sien.

-Mais vous n'êtes pas seule.

Glissa-t-il dans un murmure.

-Etes vous prêtes a accepter cela ? Demanda-t-il toujours aussi doucement, la tête légèrement penchée.


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