Forum RPG futuriste se déroulant dans la ville de Paris.
 
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 Baleine échouée loin de chez elle

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Maximus
Ancien aquatique - Hybride Orque

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MessageSujet: Baleine échouée loin de chez elle    Lun 30 Avr 2012 - 23:37

    D’abord le noir. Puis le froid, une douleur au crâne, lancinant, et enfin l’odeur âpre du bitume. Son corps est allongé face contre terre, et Maximus bougea légèrement.

    Etait-ce un rêve ? Cette lame qui lui avait caressé la joue ? Cette démone, tantôt brusque, tantôt douce mais toujours précise qui lui avait hotté sa couche de barbe, comme on décape une façade ? Elle avait parlé, avec franchise, mais froideur. Qu’avait-elle dit déjà ?
    Ciel qu’il avait mal au crâne …

    Il avait écarté les mains. Elle s’était invité sur ses genoux, et il n’avait rien fait pour l’en empêcher. Il s’était soumit à son pouvoir, et accepté l’humiliation…

    Leurs regards s’étaient une ultime fois accrochés, alors qu’elle lui avait appliqué l’after-shave. Une lueur grise et sans d’éclat qui face au flamboiement guerrier qui avait embrasé les prunelles de la Dame torture. Il avait pourtant était attentif, assez du moins pour que ses souvenirs soient les premiers à remonter à ce douloureux réveil…

    Il cligna des paupières, stabilisa sa vision, et respira un grand coup. Le parfum pollué de la ville lui sauta aux narines, et il en fut glacé. Il ouvrit plus grands les yeux, chercha à voir où elle l’avait transféré… Alors, c’était quoi après la chambre froide, et la cellule close ? A quoi devait-il s’attendre de pire ?

    Brusquement, il reconnu son environnement, et la peur lui sauta à la gorge. Il se trouvait en ville. Complètement délié. C’était impossible !
    Cela ne pouvait être qu’un stratagème perfide ! Il ne pouvait pas être libre. Pas comme ça ! Ca n’avait aucun sens ! A moi que …

    Il roula sur le dos, et il vit le ciel.

    Un rire grave et nerveux le secoua, alors qu’il tendait les bras vers l’entendu de sa cage dénoué de barreau.

    Sa voix s’éleva dans un murmure ;


    -Ho ciel, ton regard est plus dur que les chaines qui ont enserré ma chair… Moi qui ne pensais plus jamais te revoir … Moi qui ne devais jamais te revoir …

    Il respira plusieurs fois. Enfin lentement, il se mit en mouvement. Il actionna ces muscles, et ce squelette qui ne l’avait pas abandonné durant son périple, et se leva titubant.
    Sur lui, il portait des vêtements propres… Oui il s’en souvenait, cela allait de paire avec le rasage. Elle avait voulut « lui redonner de l’allure » … Mais pourquoi donc ?

    Il se passa la main sur la nuque, il avait mal, mais il saurait faire abstraction… Il devait aller quelque par. Mais ou ?

    Il était près du Mid. Il le savait. Etait-ce là qu’elle avait voulut qu’il se rende ? Raphaël était sa prochaine cible ?
    Ou peut être le Q-G ?
    Elle s’attendait forcement à ce qu’il se rende là, où elle le voulait… Il devait réfléchir, déjouer encore une fois ces plans… Hô, ciel quelle douleur !
    Ses deux mains agrippèrent sa tête, et il respira à grandes goulées… Mais où étaient donc les fils qui l’avaient jusque là retenu ?
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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mer 2 Mai 2012 - 22:18

    Quelle heure était-il ? Elle n’en avait aucune idée alors qu’elle marchait tranquillement, le regard fixé droit devant elle avec pour une fois, un sourire discret aux lèvres à la place d’une perpétuelle mine impénétrable. Cette journée avait été prometteuse, très prometteuse mais de là à s’imaginer qu’elle allait démasquer un de ses rats de gouttière ! La jeune femme en éprouvait une grande joie personnelle. Ô évidemment, se n’était pas certain, il n’avait pas claironné qu’il en était un mais pour elle s’était tout comme. Et en plus, elle avait pu finir son service bien plus tôt qu’à l’accoutumer étant donner qu’il y avait eu très peu de client. Ah dieu, que la vie pouvait être douce de temps à autre. Et que les hommes étaient faibles et stupides. Son sourire s’agrandi rien qu’à la pensée de comment elle l’avait piégé si facilement. Tout d’abord, elle avait engagé la conversation comme ça, comme si elle était intéressée par cette charmante personne … Ce qui n’était pas totalement faux mais pas dans le sens qu’avait pu imaginer son cher client. Elle lui avait offert un verre, histoire de le mettre un peu plus en confiance avec un sourire engageant puis, doucement mais surement, avait commencé à l’emmener sur un terrain glissant … Qui s’était avéré certainement trop glissant pour lui …

    *Ah ! Alex ! Si tu avais été là, tu aurais certainement secoué la tête en souriant avant de dire qu’on ne pouvait me résister bien longtemps. *

    Maintenant, restait plus savoir ce qu’allait en dire le patron. Bah, ça, se n’était plus de son ressort mais elle se ferait une joie d’achever elle-même la vermine si elle se décidait à recroiser son chemin. En attendant, elle avait donc quitté plus tôt son lieu de travail et s’était décidée à une petite promenade dans les rues illuminés de paris. Ce n’était certes pas recommandé mais elle ressentait toujours ce besoin nostalgique de revivre la vie dangereuse et pleine de surprise de la rue. On ne savait jamais ce qu’on pouvait croiser au détour du chemin. On se laissait juste porter sur les routes du hasard. Roxane se laissa donc guider par les grands de ce monde qui tirait les ficelles des mortels. Etait elle loin de chez elle ou proche ? Qu’importe, il lui suffirait de prendre un taxi au retour et de lui donner son adresse. Le chauffeur se ferait certainement une joie de la raccompagner chez elle et elle, elle éviterait de se perdre dans la ville hybride. Cela commençait à faire d’ailleurs un moment qu’elle habitait à Paris, il serait peut être temps de se fournir un plan avant de se perdre. D’ailleurs, elle ignorait encore beaucoup de chose par rapport à ce qui courrait les rues de la capitale. Bien sur, elle connaissait l’existence des vampires bien qu’elle n’eut jamais eu à faire à un de ses suceurs de sang et qu’elle n’allait pas s’en plaindre mais elle ignorait par exemple qu’il y avait un lieu où tous se rencontraient en toute punîtes. Bah, on ne pouvait pas tous savoir et puis, elle avait encore le temps pour apprendre.

    En tout cas, si elle l’avait su, elle ne serait pas trop allée traîner de ce côté-là car elle n’avait pas tellement envie de fricoter avec les gens surnaturelles. S’était jamais bon d’être une humaine parmi des hybrides ou des sangsues … Il avait tendance à vous confondre trop rapidement avec la vermine. Heureusement, se n’était pas peint en grosse lettre sur son visage et elle ne risquait pas de se faire embobiner au point de dire qu’elle était toute à fait normal. Pouvait-on seulement parler de normalité d’ailleurs ? Question philosophique après tout car, si les humains étaient normaux alors les hybrides non, ou les vampires d’ailleurs mais l’inverse était également vrai. La normalité avait des limites trop flou pour définir qu’il l’était ou ne l’était pas. Enfin, arrêtons-nous là pour les débats éthiques. Ses pas l’avaient donc menée devant un grand porche illuminé par une douce et bienveillante clarté dont une personne pas du tout accueillante gardait l’entrée. Les quelques passants avaient un sourire heureux aux lèvres et semblaient totalement détendus ce qui paraissait assez étrange aux yeux de Roxane qui remarqua alors un écrito « Le midnight ». Elle haussa un sourcil, il ne faisait aucun doute que ses personnes sortaient de cet endroit et devait avoir un peu but. Elle en déduisit que ça devait être un bar. La jeune femme remarqua alors qu’elle s’était arrêtée et regardait avec curiosité l’entrée avec une envie démangeant d’aller voir ce qui en retournait … Le regard du « garde » l’en dissuada. Et puis, elle se disait que se n’était pas de sa classe que de fréquenter ce genre d’endroit. Elle passa donc tranquillement son chemin. Elle atterrit alors elle ne savait où mais en tout cas, pas dans un endroit où elle n’allait pas s’éterniser. Il était grand tant de mettre fin à sa petite expédition surtout qu’elle n’avait rien de passionnante. Elle s’apprêtait à faire demi-tour quand une silhouette attira son regard. Une silhouette pliée en deux qui ne semblait pas dans son assiette. La serveuse se figea alors. Ombre parmi les ombres, elle observa silencieuse. Pourquoi se faire aussi discrète ? Elle n’avait guère envie de gâcher sa soirée par manque de précaution.

    L’homme respirait fortement. Il semblait flotter dans ses vêtements et il avait les joues creusés ainsi que des poches sous les yeux, signe qu’il était arasé et surtout qu’il n’avait pas pris un bon repas depuis un moment pourtant, ce qui la mit en garde mais qui en même temps éveilla une vive curiosité, s’était qu’il n’avait pas l’air d’un mendiant. Au contraire. Bien rasé, propre malgré qu’elle remarqua de là où elle se tenait qu’il avait du s’écrouler par terre car sa chemise n’était pas d’une propreté irréprochable. Voilà ce qu’elle pu apprendre à la lueur terne d’un lampadaire. Silencieuse, elle fit quelques pas, pour s’arrêter à quelques mètres à peine de lui. Roxane remarqua alors qu’il avait l’attitude d’un homme perdu, légèrement agar comme s’il venait de se réveiller d’un long cauchemar et qu’il cherchait à se rappeler que se n’était qu’un rêve. Et puis, il y avait quelque chose qui se dégageait de cet homme. Quelque chose qu’elle n’appréciait pas du tout mais qu’elle devait admettre, cet homme lui inspirait un certain respect mêlé de crainte. Le genre de personne qu’on ne cherche pas à contester ou à provoquer et encore moins à arnaquer. Elle croisa alors son regard et un frisson qu’elle ne pu réprimer la parcourue … Ce regard … Vide, hagard. S’était différent du regard des ivrognes ou des gens de la rue … S’était peut être un peu un mélange des deux … Non … Non s’était autre chose, de plus profond, qu’elle n’arrivait pas à discerner. D’accord, Roxane n’était pas une personnalité très engageant qui allait aider les gens dans le besoin mais cela ne voulait pas dire qu’elle était insensible. Au contraire. Mais elle était surtout sur ses gardes. On ne sait jamais ce qui se cache derrière un masque et elle savait elle-même très bien joué la comédie. C’est donc dans cet état d’esprit qu’elle s’avança dans la clarté qu’offrait le lampadaire à une distance raisonnable de l’homme.


    - Avez-vous besoin d’aide ?


    Sa voix raisonna, claquante comme si ainsi, elle lui faisait comprendre que se n’était pas la pitié, la compassion qui l’animait. Aucune main secourable. Aucun sourire engageant. Si l’homme avait vraiment besoin d’aide, il répondrait affirmativement, si s’était du bluff il préfèrera quelqu’un de plus « faible ». En attendant, elle resta de marbre. Droite et fière. Le regard et le visage totalement fermé. Pourtant, se n’était pas ce que trahissait son cœur mais après tout, personne ne savait ce qu’il pouvait lui murmurer et personne ne le saurait.



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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mer 2 Mai 2012 - 23:10

    Ses jambes le portaient difficilement, et les lumières vacillantes dessinaient sur le sol les contours de son ombre incertaine.
    Quelqu’un arriva. Et avant qu’elle n’ait eut le temps de parler, il avait pivoté vers elle ; ses prunelles ombrageuses, telles deux écorchures sans fond déchirant le blanc de ses yeux, la fixèrent avec intensité.

    Elle eut pour elle, le courage de n’avoir qu’un faible frisson. Et même lorsqu’il prit une longue inspiration comme pour humer son parfum, elle n’eut pas de mouvement de recul.
    Et pourtant, avec cette peau qui se tendait sur les os de sa mâchoire sans que le muscle ne semble faire l’interface, et ses yeux profonds qui l’épiaient comme ceux d’un rapace, elle aurait pu le penser fou. Elle aurait pu la savoir fou.

    Elle avança. Quand à lui, il ne recula pas, mais se redressa légèrement, comme un serpent prêt à mordre. Avait elle sentit la tension qui régnait ? Elle s’arrêta à bonne distance.
    Sa voix forte et portante déchira le silence. Elle n’avait pas bégayé. Elle l’avait juste regardé, et presque défié.

    Une question, encore une question. Il était las des questions. On lui en avait trop posé. Quelqu’un n’était-il pas la pour lui offrir des réponses ?

    Il ne lui répondit pas. Du moins pas tout de suite. Un seul instant, il la quitta des yeux pour se regarder lui-même, presque comme si il se voyait pour la première fois.
    Il crispa et décrispa les mains, puis s’arrêta. Comme pour garder ses forces. Il releva les yeux vers elle ;


    -Tout vient à point qui sait attendre, disait mon père. Voilà qu’arrive ce que j’attendais. Mais voilà qu’il est trop tard.

    Déclara-t-il, après une inspiration.

    -De l’aide ?

    Il souriait presque. Du bout de ses doigts effilés il caressa le milieu de son front. Il marqua une pause. L’avait-il oublié ? Apparemment pas, il lui demanda en reportant son attention sur elle;

    -Qu’êtes vous ?

    Alors, il fit un pas vers elle. S’arrêta, et pencha la tête.

    -Qu’êtes vous, pour ne pas me craindre ? Et savez vous qui suis-je ?

    Il lui avait parlé presque avec amitié… Comme si … Comme si il s’adressait à quelqu’un d’autre. Pourtant, c’était bien elle qu’il regardait. C’était bien à elle de répondre.
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Jeu 3 Mai 2012 - 23:29

    *Ce regard. Non … Ne pas y penser. Ne rien trahir. Un frisson ne veut rien dire. Se reprendre. Souffler. Relever la tête. Imprimer cet air presque hautain sur le visage. Voilà. Ne pas se laisser impressionner. Tu as vu pire ma grande … Ton père te l'a pourtant dit ... Même si cet imbécile n'était pas capable de créer entièrement un proverbe, il n'a pas tord en disant : "Ne montre rien à tes ennemis et montres en encore moins à tes amis. Allez, ressaisie toi.*

    Non, s’était faux. Un mensonge éhonté. S’était bien la première personne à lui donner ainsi envie de baisser les yeux et se plier à sa volonté. Ce regard, bon dieu. Elle avait l’impression qu’il la sondait jusqu’à l’âme. Qu’il pouvait voir tout d’elle et de son masque. Qu’il savait tout. Devinait tout. Inspirer. Expirer. Sa main se glissa distraitement au niveau de sa cuisse. Là, voilà. Le contact rassurant de ses armes. Elles étaient là ? Tout ne pouvait se passer que bien malgré qu’il était entrain humer l’air … Humer l’air ?! Elle serra discrètement les dents, expirant doucement. S’était quoi ? Un loup garou ? Un vampire ? En tout cas … un prédateur pour ainsi humer son parfum …

    * Calme-toi ! Tu as apprivoisé plus d’un homme. Il ne résistera pas non plus. Si ça se trouve, c’est juste qu’il trouve qu’il aime ton parfum. Ça t’est déjà arrivé qu’un homme en devienne accro. Bon alors ne te fait pas des idées en pensant que c’est ta chair qui réclame. *

    Et ce regard … N’était ce pas l’ombre de la folie qu’elle discernait ? Après tout, ce n’était pas impossible. Il se redressa alors. Elle s’arrêta. Ils se jaugèrent du regard. Il n’y avait pas que cette lueur dans son regard mais bien quelque chose d’autre, plus profond. Oui, oui … C’était de la peur ? Non pas de la peur, de la confusion … Et … et de la douleur. Une douleur muette et profonde. Se trompait-elle ? Après tout, ça ne pouvait être que les reflets de la folie. Ceux qui vont de paires et qui l’accompagnent. En attendant, il était également la première personne à la regarder ainsi. A soutenir son regard sans broncher, sans même sourciller et surtout sans cette lueur presque bestiale qui indique qu’elle était devenue une proie à conquérir pour assouvir ses pulsions. C’était étrange. C’était gênant. Mais ce n’était pas le pire.

    Non, le pire était la tension. A celui qui craquerait le premier. A l’instar de deux animaux sur le même territoire. Celui qui ne pouvait soutenir la domination de l’autre devait partir ou combattre. Mais Roxane tenait bon. Toute son attention posée sur lui pour ne rien montrer de ce qu’il lui inspirait. Elle ne cèderait pas. Ses parents n’avaient pas réussi à la dompter, ce n’était pas un inconnu qui allait le faire. Surtout un inconnu qui semblait cruellement sous-nourri.

    Et puis soudainement, le regard de l’homme se baissa l’espace d’une seconde. La jeune femme en lâcha un discret soupir en se rendant compte que tout son corps était crispé comme lors d’une attente. Elle ne bougea pas, l’observant toujours. Immobile. Statue baigné par la faible clarté. Avait-elle gagné ? Avait-elle fait vacillé la volonté de l’homme pour lui faire admette qu’elle en avait une plus forte ? Mais, alors qu’elle le détaillait ainsi, elle remarqua que lui-même semblait surpris … Surpris de se découvrir lui-même. Un schizophrène ? Elle commençait à pencher pour cette possibilité … Mais quelque chose lui disait que ne s’était pas encore ça. Non, pas encore fou. Pas schizophrène ? Alors quoi ?


    -Tout vient à point qui sait attendre, disait mon père. Voilà qu’arrive ce que j’attendais. Mais voilà qu’il est trop tard.

    Elle fronça les sourcils de façon imperceptible. Ou pas fut l’intensité du regard qu’ils se portaient mutuellement. La serveuse comprenant le sens de la phrase, évidemment. Mais que voulait-elle dire ? La confondait-il avec quelqu’un ? Comment ça trop tard ? C’était un pur hasard leur rencontre. Un concours de circonstance. Savait-il qu’elle viendrait ? Non. Non, impossible. Il fallait vraiment qu’elle arrêta de se poser autant de question.

    -De l’aide ?

    Ses lèvres s’étiraient. Flippant. Sur son visage, ça devenait vraiment terrifiant. Mais elle ne broncha toujours pas, restant de marbre. Il semblait chercher. Chercher quoi ? Un nom ? Un mot ? Un souvenir ?

    -Qu’êtes vous ?

    La question la prise de cours. Un haussement de sourcil trahit sa vive émotion. Cette question. Non, elle avait mal entendu. Il avait dit « qui êtes vous » et non pas qu’ «êtes-vous ». Se détendre. Il fit alors un pas vers elle. La distance minimum de sécurité requise disparu et elle fit un suprême effort pour ne pas reculer et rester imperturbable.

    -Qu’êtes vous, pour ne pas me craindre ? Et savez-vous qui suis-je ?

    Finalement. Elle retirait ce qu’elle avait pu penser. Il était potentiellement un danger pour elle malgré son air amaigri. Au contraire, son visage tiré, fatigué et marqué par la vie lui donnait un air encore plus impressionnant. Bon dieu. Elle avait commis une erreur en s’aventurant ici. Une terrible erreur. Pourtant, il lui avait presque parlé avec amitié. Était ce pour la mettre à l’aise ? La connaissait-il ? Le connaissait-elle ? Les questions se bousculaient dans sa tête. Elle baissa finalement la tête pour réfléchir et remettre ses idées en place et faire le point. Surtout que … elle frissonna à nouveau … elle avait presque l’impression d’être une enfant face à lui. Il avait en plus quasiment une demi-tête de plus qu’elle ce qui renforçait cette image de supériorité. Lui mentir ? A proscrire. Elle savait bien mentir, mieux que quiconque mais elle ne mentait pas sur ce qu’elle était. Inspiration. Expiration. Elle releva son regard d’ambre sur lui, le défiant presque de la contredire et répondit d’une voix sans appel :

    - Et bien excusez moi de vous avoir fait attendre mais je peux très bien repartir également si ça ne vous convient pas.

    Elle marqua une courte de pause. Pleine d’assurance à présent, elle le regardait dans le blanc des yeux :

    - Et ce que je suis ne vous regarde pas. Soit vous prenez mon aide, soit je vous laisse ici. Je n’ai rien à vous dire sur moi ou de moi. Je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que vous voulez, ni ce que vous attendez ou attendiez. Je ne veux pas le savoir. Vous êtes un inconnu, j’en suis une également à vous yeux, restons là. Quand à vous craindre … Je ne crains rien, ni personne. Je suis une grande fille. Je sais me défendre. J’ai ce qu’il faut sur moi pour et je sais m’en servir. Contentez vous de ce que je vous propose avant que je ne change d’avis. Voulez-vous oui ou non de mon aide ? Mais … Si vous, vous me craigniez, sachez que tant que vous ne chercherez pas à atteindre à ma vie ou à celle d’autrui d’une quelconque manière, je ne ferai rien qui chercherait à vous nuire.

    Elle lui avait parlé avec franchise sans cacher le fait qu’elle était armée. D'ailleurs, elle remonta sa robe le long de sa cuisse, la dévoilant avec sensualité et alors la lame scintillante du poignard apparue et de l'autre elle avait son arme à feu. Roxane laissa retomber sa robe avec presque un sourire. Le faire aussi tomber dans ses filets étaient un but également. Surtout que l’idée que se fut un chasseur la titillait sauvagement. Et lui demander ça, sans préavis. Qui était-il ? Finalement, si, elle avait très envie de savoir mais … elle trouverait bien un moyen de le faire parler sans pour autant elle-même se dévoiler.

    En attendant, elle se passa distraitement une main dans les cheveux et finit par détourner le regard pour le fixer sur un couple qui venait de s’arrêter à l’embouchure de la ruelle et semblait intéresser. Un profond soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle croisa ses bras contre sa poitrine, la température ayant chuté de un ou deux degrés. D’ailleurs il n’y avait pas que la température qui avait chuté car son masque d’impassibilité semblait également s’effriter pour laisser place à une certaine impatience et exaspération alors qu’elle reportait son regard sur l’homme. Elle finit même par demander avec une moue assez craquante et pour détendre l’atmosphère :

    - Vous savez que c’est impoli de laisser ainsi une dame dans la rue, la nuit, dans le froid dans sans répondre à sa question ? Et je dois vous dire en toute franchise que votre père est un peu arriéré. Une chose que l'on a perdu ne peut revenir qu'importe le temps que vous attendrez ... Et croyez mon expérience, c'est vrai ...

    Sa main passa discrètement sur le pendentif qu'elle portait à son cou ... Une pierre d'ambre. Objet symbolique surtout à ses yeux.


Dernière édition par Roxane de Mylessie le Ven 4 Mai 2012 - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Ven 4 Mai 2012 - 12:16

    Il redressa la tête lentement. Sur son visage, un instant, la surprise se dessina par la courbure interrogative que prirent ses sourcils, alors que dans un geste provoquant, elle avait relevé sa robe, dévoilant sa jambe, coquettement décorée de lames.

    Elle avait prononcé tellement de paroles. Tout un flot. Comme il n’en avait pas entendu depuis longtemps. C’était presque difficile de tout écouter. De tout comprendre. Et ces mots… Ces mots qui se bousculent, et cognent contre le silence… Ces mots, lancés comme des javelots visant le cœur tendre d’une cible… Ils sont la plus grande arme du monde. Un poignard peut tuer, mais un poignard n’est rien sans son propriétaire. Il n’est rien sans les paroles de son porteur qui vous vous promet la mort par sa morsure. Les mots peuvent manipuler. Les mots peuvent détruire.
    Les plus grands maux de l’humanité ne sont que la résultante de lettre judicieusement agencées, et de phrases méticuleusement prononcées...

    Pourtant, sous les paroles vibrantes de la jeune inconnue, Il se détendit. Ses épaules se relâchèrent, et ses prunelles allèrent s’attarder sur la pénombre inquiétante de la rue. D’un geste vague de la main, il chassa ses dires, comme si ils n’étaient pas plus importants que le murmure du vent.

    -Repartir ? Vous le pouvez. Il ne me semble pas vous retenir de force.

    Lâcha-t-il simplement. Pourtant, il était faible. Et rien, pas même le port altier qu’il conservait ne masquait cette fragilité physique, cette silhouette anormalement fine et cette peau dont l’absence de pigmentation, le faisait presque luire sous les rayons lunaires …

    D’un pas méticuleux il recula, et sous son poids sa jambe trembla. Il la regarda se stabiliser avant d’y appuyer l’entièreté de sa masse, puis reprit :


    -Je pensais que … Il semblerait que je me sois trompé. Qu’importe … C’est peut être mieux ainsi.

    Un soupir de regret souleva sa poitrine, et il détourna les yeux vers le ciel et parla avec calme.

    -Craindre rien ni personne ? Mensonge .Vous me mentez. Ou vous vous mentez. Mais il n’y a pas de vérité dans ses mots. Vous dites que vous ne craignez rien ni personne … Pourtant, vous m’assurez savoir vous défendre. Or pour avoir la fougue de défendre sa vie, il faut craindre de la perdre. Qui n’a rien à craindre, n’a rien à perdre. Et ce n’est pas votre cas.
    Il y a donc une chose qui vous fait peur… La mort. Peut être pas de ceux qui prétendent vous l’offrir, je vous le concède … Mais, la mort … La mort elle-même c’est différent. Vous avez peur d’elle pour ce qu’elle représente… Parce que vous savez que face à elle, vous n’êtes rien de plus qu’une autre… Et ca, ca vous faire peur ; d’être l’égale des autres face à un même danger. Voilà donc ce que vous êtes… Quelqu’un de sain d’esprit qui sait avoir peur de qu’il faut.

    Sa voix se tue. Il baissa les yeux un instant, puis glissa ses prunelles vers elle, et alors… Il lui sourit. Un sourire des plus étranges, car seules ses lèvres s’étaient légèrement incurvées, alors ses prunelles, à contrario, n’expriment rien s’apparentant à la joie. Lentement, ses paupières se fermèrent.

    -Quand à ce que mon père disait… Vous, vous trompez. Il ne parlait pas de choses matérielles. Ce qui a était prit, ne revient pas, c’est un fait. Mais ce qui doit arriver, arrive. Il ne parlait pas de passé… Il parlait d’avenir. Il n’était pas homme à parler du passé…

    Cette fois, sa voix, sembla s’enrouer… D’une main, il caressa sa nuque.

    Une douleur. Son visage se crispa. Sa respiration se coinça dans le creux de sa gorge. Puis… Tout revint à la normale. La neutralité reprit sa place sur les traits de son visage.

    Sa main glissa vers son colle, et y tapota quelque chose à travers le tissu, dans un geste qui faisait éco à celui de la jeune femme, sans que pour autant il n’en ait conscience.

    -Je ne pense pas que vous puisiez m’aider. A moins que … Pouvez vous me dire quel jour nous sommes ?*




    *Tu peux donner une date de fin septembre Wink
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Ven 4 Mai 2012 - 16:49

    Au fil du temps, la pression s’affaiblit entre les deux jeunes gens. Roxane se détendit finalement même si elle était prête à réagir au moindre signe suspect. Cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle ne le regardait plus en face, bien au contraire, elle notait tous dans un recoin de son esprit. Collecter. Classer. Analyser. Interpréter. Tout son esprit était formaté ainsi. La chose la plus anodine qui soit était ainsi conserver dans un coin de son cerveau et le soir, une fois rentrée chez elle, une fois le calme et le silence revenu, elle écrivait tout, du début à la fin. Impression. Comportement. Information. Comparé ça au débriefing que les soldats doivent faire après chaque mission. S’était certes long, ennuyant et pouvait paraître inutile mais elle n’avait rien de mieux à faire. Pas d’amis avec qui sortir. Pas de famille à visiter. Pas de boulot à pleins temps. Alors autant occuper son temps intelligemment. La courbure que prirent les sourcils de l’homme ne lui échappa donc pas. Collecter. A placer dans comportement. Classer. Vu le moment où elle avait pu détecter cette mimique et la position qu’avait prit ses sourcils, il était surpris. Une surprise qui se mua presque en interrogation. La jeune femme en éprouva presque une certaine satisfaction car, elle l’avait également remarqué, tout comme elle, il en montrait le moins possible.

    L’inconnu sembla également se détendre. Ses épaules s’affaissèrent légèrement et il se concentra sur un autre point qu’elle. Il osa même balayer ses paroles ce qui évidemment ne plu guère à la jeune femme :

    - Repartir ? Vous le pouvez. Il ne me semble pas vous retenir de force.

    Oh, il ne croyait pas si bien dire. Il devrait mieux peser ses paroles avant de les prononcer à vive voix. En tout cas, ses quelques mots étirèrent un sourire mystérieux sur le visage de la serveuse. Alors ainsi elle pouvait repartir ? Pourquoi se gêner dans ce cas là ? Mais elle attendit poliment qu’il continua :

    - Je pensais que … Il semblerait que je me sois trompé. Qu’importe … C’est peut être mieux ainsi.

    Il avait reculé d’un pas. Remettant entre la distance qui les séparait peu de temps avant. Elle n’allait pas sans plaindre car vous remarquerez que la distance physique qui sépare deux corps humains joue aussi sur la distance psychique. N’aller pas me dire que quand vous êtes collés à une demoiselle ou à un jeune homme, vous n’éprouvez pas quelque chose de différent que s’il se tient à un mètre ou s’il se tient à cinquante mètre. Dans le premier cas, vous vous sentiriez intime avec lui, le deuxième en confiance et le dernier, sur vos gardes. C’est un fait. Remettre de la distance signifiait revenir sur un terrain plus incertain et plus sécuritaire pour les deux jeunes gens. Elle nota également que sa jambe avait tremblé un instant alors qu’il s’était appuyé dessus. Soit s’était un très bon acteur, au point de s’amaigrir considérablement, pour piéger ses victimes soit – ce qui était nettement plus vraisemblable- il n’était pas dans son état normal. Un soupir de regret le trahit même. Il attendait bien quelqu’un ou quelque chose d’autre. En attendant il ne répondait toujours pas à sa question et cela commençait réellement à lui taper sur les nerfs, tant et si bien qu’elle était entrain de penser sérieusement à tourner talon et le planter là. Sa patience avait des limites surtout quand elle n’y gagnait rien.

    - Craindre rien ni personne ? Mensonge .Vous me mentez. Ou vous vous mentez. Mais il n’y a pas de vérité dans ses mots. Vous dites que vous ne craignez rien ni personne … Pourtant, vous m’assurez savoir vous défendre. Or pour avoir la fougue de défendre sa vie, il faut craindre de la perdre. Qui n’a rien à craindre, n’a rien à perdre. Et ce n’est pas votre cas.
    Il y a donc une chose qui vous fait peur… La mort. Peut être pas de ceux qui prétendent vous l’offrir, je vous le concède … Mais, la mort … La mort elle-même c’est différent. Vous avez peur d’elle pour ce qu’elle représente… Parce que vous savez que face à elle, vous n’êtes rien de plus qu’une autre… Et ça, ça vous faire peur ; d’être l’égale des autres face à un même danger. Voilà donc ce que vous êtes… Quelqu’un de sain d’esprit qui sait avoir peur de qu’il faut.


    Ce discourt écouté en silence et avec un certain intérêt eut même l’honneur d’arracher un sourire amusé à son destinataire ainsi que calmer légèrement son impatience. Cet homme l’amusait. Au moins, Il avait du répondant et elle ne cachait pas qu’elle aima cela. Mensonge. Qu’en savait-il ? Il est dur de discerner la vérité du mensonge chez une personne dont on ne sait rien. Strictement rien. L’homme lui sourit à nouveau. Qu’il arrête de sourire bon dieu ! Il ne s’était donc jamais regardé dans un miroir ? Non car en toute sincérité, il ferait fuir n’importe quelle femme malgré son physique plutôt avantageux –oui, elle notait également ce genre de détail- quoi qu’un peu sombre. Roxane lui aurait bien accroché une étiquette « je suis un psychopathe » en basant sur son sourire. Vous en croisez tous les jours vous, des gens qui souris sans rien exprimer ? Un sourire ça peut être joyeux, triste, contrit, sadique ! Mais un sourire qui a la forme sans le fond, s’est aussi flippant que celui d’une poupée. Bon d’accord, il était fou. Pourtant, il réfléchissait bien et parlait bien pour un dérangé mental. Non, pas fou. Un raisonnement commença à suivre son chemin dans l’esprit de la jeune femme. Pas fou. Pas malade. Pas dérangé. Il ne restait pas beaucoup de possibilité et celle qui s’approchait le plus de la réalité était qu’il était en état de choc ou quelque chose s’y apparentant.

    *Qu’avez-vous vu … Qu’avez-vous fait …Que cachez-vous … *

    Une vive curiosité s’éveilla en elle. Ce n’était pas bon. Pas bon du tout. Elle savait pertinemment de quoi elle était capable pour la satisfaire. Son visage se referma alors comme une coquille. Son regard, sa position, tout. Tout redevient d’une neutralité et d’une froideur totale. Roxane s’était à nouveau drapée de son bouclier qui la séparait du monde et des autres, l’empêchant comme elle les empêchait de se rapprocher d’elle. Elle semblait à présent lointaine et intouchable malgré qu’elle soit à moins de deux mètres de lui et que son regard restait posé sur lui.


    - Quand à ce que mon père disait… Vous, vous trompez. Il ne parlait pas de choses matérielles. Ce qui a était prit, ne revient pas, c’est un fait. Mais ce qui doit arriver, arrive. Il ne parlait pas de passé… Il parlait d’avenir. Il n’était pas homme à parler du passé…

    Elle ne loupa pas la crispation de douleur –ça, elle savait l’interpréter avec certitude pour l’avoir vu plus d’une fois- ainsi que sa main venant caresser sa nuque et encore moins sa voix qui semblait s’être enrouler. Et son visage redevient normal et imita même le sien. La neutralité, il n’y a que ça de vrai.

    - Je ne pense pas que vous puisiez m’aider. A moins que … Pouvez vous me dire quel jour nous sommes ?

    Elle soupira. Profondément. Il y eu un silence. Silence du au fait qu’elle préféra laisser courir son regard dans la ruelle, s’arrêtant sur les moindres détails. Les murs décrépis. Les poubelles éventrées par des chiens ou chat errant. Le rat filant s’y cacher. Les éclats de voix au loin. L’ampoule du lampadaire qui grésillait et qui ne tarderait pas à rendre l’âme. Enfin si une ampoule à une âme évidemment. Le chat qui venait de pousser un miaulement plaintif avant de s’éloigner et finalement elle reposa son regard sur l’âme. Sa voix froide résonna à nouveau, emplissant le lieu étroit de quelque chose d’étrange dont on ne serait dire ce qu’elle recèle mais dont on peut sentir un sentiment profond que même la froideur employée n’arrivait à cacher :

    - Je ne mens pas pour une chose aussi insignifiante que cela. Comment pouvez-vous juger une fourberie alors que vous ne savez rien, ne connaissez rien de la personne qui l’a prononcé ? Et ce n’est pas par plaisir de vous contredire que je vous reprends sur ce point mais pour que vous ne restiez pas dans cette fausse vérité où vous vous êtes fourré. Je ne crains rien ni personne. Pas même la mort. Je l’attends. Mais je ne vais pas l’invité. Je ne la crains pas. Je la repousse. J’ai encore quelque chose à faire avant de mourir. Non, la mort sera une libération. Je n’ai rien à perdre, même pas ma vie en effet, une fois cette chose faite, je n’aurai plus de raison d’exister. Après j’aviserai si la mort veut bien de moi. La mort n’est pas un danger. Non, c’est l’apogée d’une vie. Le point culminant. Le moment où tout bascule. La révélation ultime. Et je vous apprendrais que celui qui craint les autres, craint de mourir mais celui qui ne craint pas les autres, ne craint pas de mourir car si nous craignions les autres, c’est que nous savons qu’ils sont potentiellement dangereux pour notre vie. Quand à votre dernière question, nous sommes le 21 Septembre de cette année et il doit être approximativement près d'une heure du matin. Oh et une dernière chose. Je n'ai pas "peur" d'être égal aux autres. Au contraire, je suis au courant que je suis plutôt inférieur aux êtres se trouvant dans la capitale.

    Roxane tourna alors talon et s’éloigna sans plus de cérémonie. Après tout, il n’avait souhaité que la date. Il l’avait eu. Plus rien ne la retenait dans cette rue. Il était grand temps qu’elle s’éloigna de cet homme car s’était entrain de devenir malsain pour elle. Peut être se rencontrerait-il dans d’autres circonstances, du moins, l’espérait-elle car elle souhaitait toujours vivement savoir ce que cette personne cachait. Elle le devinait. Il y avait tant de chose enfouit au plus profond de son regard.

    Ses talons s’arrêtèrent soudainement de claquer contre le bitume. Sa silhouette fine et élancer se découpait dans la clarté plus vive de la rue principale. Partir ainsi ? Non. Il faut croire qu’il avait une emprise plus grande qu’elle ne le souhaitait sur elle. Elle se tourna à demi, observant l’imposante forme sombre se tenant toujours droite dans la ruelle et se détachant des ombres et déclara :


    - Vous ne semblez pas avoir besoin de moi donc je vais vous quitter sur ce car « vous ne me retenez pas de force ». Sachez seulement qu’à cette heure ci, je doute qu’il y ai encore beaucoup de bonnes âmes qui trainent encore dans les rues et que même s’il y en avait, je crois qu’elles passeraient leur chemin sans demander leur reste. Par contre, vous devez certainement savoir que minuit est l’heure du crime. Et qui que vous soyez, vous semblez avoir du mal à cacher votre faiblesse, c’est presque une invitation pour ceux armés de mauvaises intentions. Je vous conseille donc d’appeler un taxi et de rentrer chez vous, ça vaudrait mieux. Se serait embêtant pour les fossoyeurs de devoir découvrir un corps en faisant leur tourner. Si ça vous intéresse, il y a un bar à deux pas ou quelque chose du genre. Le garde à l’air peu commande mais je pense que vous trouverez bien quelqu’un pour vous prêter un téléphone si vous n’en avez pas un sur vous. Sur ce …

    Ses talons se remirent à claquer de façon rythmique et ferme sur le bitume.
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Maximus
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Ven 4 Mai 2012 - 18:24

    Elle pivota.

    Claque. Claque. Claque.

    Des talons. Elle portait des talons. Il ferma les yeux. Pouvait-on pâlir plus que lui à cet instant ? C’était peu probable…
    Il tituba jusqu’au lampadaire, et s’y agrippa et son corps fut secoué d’un puissant tremblement.

    Il était resté de marbre, face à tous ces dires. Il avait écouté. Et peu à peu … Dans ces prunelles un éclair noir avait jaillit. Mais pourtant. Il ne l’avait pas coupé. Il s’était forcé à écouter… Ce discours. Ce même discours qui lui avait coûté l’âme… Il se força à l’écouter de la bouche de cette … Enfant. C’était sa punition.

    Enfin, elle avait tourné les talons, et là il avait brutalement faiblit, avait du se rattraper au lampadaire…

    Le monde tournait. Le monde vacillait. Le monde s’écroulait. Non. Le monde était déjà à terre. Avait-il fallut tout ça pour s’en rendre compte ?
    Subitement, il éclata de rire. Un rire profond, qui lui racla la gorge comme une lame de rasoir. Un rire qui s’éleva dans la nuit, comme un vautour déploie ses ailes, et s’envole pour s'en aller planer au dessus du monde, afin de mieux le regarder...
    Enfin, il tourna les yeux vers elle, appuyé pour ne pas tomber, courbé sous le poids de sa faiblesse, il la regarda à travers le filet sombre que dessinaient les mèches fines de sa chevelure corbeau.
    Brusquement son rire s’arrêta, pour laisser place à sa voix. Non celle caverneuse et sans ton qu’il lui avait jusque là desservit, mais la voix de l’homme jeune qu’il avait un jour était. Une voix ferme, et clair. Une voix contre laquelle elle ne pouvait pas résister. Une voix qui attirerait son attention, qui ferait dévier ses pensées pour que vers lui, et exclusivement vers lui, elles se tournent.
    Une voix profonde et dure qui allait imprimer ses mots sur elle, jusqu’au plus profond de son âme… Car quoi qu’elle ne pense, quoi qu’elle eut pu dire, son âme ne pourrait être que bouleversé par ce ton, cette inflexion, et cette assurance.
    Maximus avait mit dans cette voix, l’entièreté de sa sagesse si ardûment acquise… Mais surtout… elle transpirait de mépris.

    -Vous avez raison. Apparemment j’en sais autant sur vous que vous sur la mort… « Mon enfant », car voyez vous, je vous pensais érudite.

    Il attendit qu’elle se tourne vers lui et laissa planer un pesant silence. Puis, il déclara cassant et cinglant.

    -« Des choses à faire? »

    Répéta-il moqueur …

    -Et qu’est ce ? Hein ? Détruire ? N’est ce pas ? L’humanité n’est bonne qu’à ça de toute façon ! Détruire, piétiné… Tuer.

    Sa voix s’était durcit de haine.

    -Pauvre est l’ignorance, mais médiocre est le savoir … Car celui qui ignore mais fait, mérite au moins la pitié… Mais vous … Vous ne méritez rien. Car vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faite. Assassine que vous êtes.

    Ses yeux s’étaient assombrit. Trop même… A vrai dire, ils n’avaient plus rien d’humains…** Et lorsque son excès de faiblesse prit fin et qu’il se redressa, irradiant de haine, il déclara dans un murmure menaçant :

    -Les mains souillées de sang, ne devraient pas se tendre vers ceux qu’elles ont condamnés …




    *Utilisation du pouvoir de charisme accru : Le charisme naturel de l'être activant ce pouvoir se trouve renforcé. Même au milieu d'une foule, on le remarquera, et l'on écoutera ce qu'il a à dire. Mais en aucun cas on ne sera forcé de le suivre dans ses idées.

    ** Transformation partielle : l'hybride est capable de ne changer que certaines parties de son corps, par exemple faire pousser des griffes sous sa forme humaine, des branchies, des yeux humains sous forme animale, etc.

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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Ven 4 Mai 2012 - 20:57

    Elle l’avait observé du coin de l’œil alors qu’elle s’éloignait. Elle l’avait vu vacillé pour se rattraper au lampadaire. Elle avait été spectatrice de sa faiblesse mais elle ne s’était pas arrêtée. Il avait refusé son aide ? Il en payait les conséquences. Qu’importe ce qui pouvait lui arriver maintenant, ce n’était plus son problème. Il était déjà relégué au rang de simple rencontre hasardeuse qui allait finir dans sa banque de donnée personnelle. Simple souvenir d’un présent déjà passé. Mais l’homme ne semblait pas vouloir en finir là. Il ne voulait pas la laisser s’éloigner, l’oublier aussi rapidement qu’elle l’avait rencontré. Décidément, les hommes deviennent vite collants. Sauf que se n’était pas quelqu’un comme les autres et que se n’était pas sa faute si elle ne pouvait faire « comme si de rien n’était ». Quoi que … Un violent frisson la parcouru alors que son rire lugubre s’éleva. Un rire ? Ça ? Non ça s’était l’étiquette du dément. C’est bon, il avait sombré dans la folie et elle n’allait pas retourné dans la ruelle l’aider ! S’était une certitude. Une bête blessée est plus dangereuse car elle est totalement imprévisible. Et que malgré que les grands de ce monde ne cessent de clamer que nous sommes plus que des animaux, ils nous restent encore des comportements primitifs dont celui d’attaquer pour se défendre … La jeune femme ferma les yeux et respira à fond. Plus que quelque pas et cette ruelle aurait disparu. Aller, encore quelques mètres et elle serait en sécurité loin de ce détraqué :

    - Vous avez raison. Apparemment j’en sais autant sur vous que vous sur la mort… « Mon enfant », car voyez vous, je vous pensais érudite.

    Roxane s’arrêta comme si on venait de la poignarder violemment. Elle était droite comme i, les poings serrés. Tout son corps vibrait de colère. Et dire qu’il ne restait qu’une dizaine de pas à peine et cet inconnu n’aurait été qu’un vague souvenir. Elle se sentait prise au piège de sa voix. Sa voix aux inflexions profondes. Une voix qu’elle ne pouvait balayer d’un revers de la main. Une voix qui prit une trop grande place dans son esprit. Trop grande. Elle balaya tout le reste comme le vent s’engouffrant dans une pièce fermé. Une voix contre laquelle elle ne pouvait pas lutter. Elle avait envie de se boucher les oreilles, de s’enfuir en courant, de devenir sourde même. Mais elle ne pouvait rien faire. Que lui avait-il fait ? Elle s’était totalement tétanisée sur place. Une peur sourde l’envahie. Elle remercia sa conscience de ne l’avoir pas poussé à se repousser car ainsi il ne pouvait rien voir de tout cela. Chaque parole allait profondément s’incruster dans les tréfonds de son âme. Chaque mot était un coup. NON ! S’était-elle qui menait le jeu ! Pas l’inverse ! Elle avait l’impression de sombrer dans la même folie que lui. Tout son caractère, tout ce qu’elle était refusait tout ce qu’il lui forçait à admettre de sa voix à laquelle elle ne pouvait s’extraire. Elle voulut lui hurler de se taire, rien ne sortit de sa tête. Elle voulut tomber à terre, ses muscles semblaient verrouiller. Mon enfant !! Elle n’était l’enfant de personne ! Elle n’était plus une enfant ! Elle n’avait rien à entendre de lui !

    - « Des choses à faire? »

    Moqueur. Cinglant. Cassant. Glaciale. Et séduisant. Mais sa voix se durcie. Ses jointures en devinrent blanches. Tout son corps vibrait au sens premier du terme, n'attendant qu'une chose, qu'il puisse vider ce trop plein.

    - Et qu’est ce ? Hein ? Détruire ? N’est ce pas ? L’humanité n’est bonne qu’à ça de toute façon ! Détruire, piétiné… Tuer.

    S’était les paroles de trop. La colère se mua en une rage sourde, bouillonnante et surtout incontrôlable. Ses muscles se remirent en branle. Elle fit volte face, violemment. Sa chevelure prirent des reflets de feux ainsi éclairer par la lumière des lampadaires et vinrent retomber un peu n’importe comment lui conférant l’aspect d’une bête sauvage prêt à bondir. Ce qui était d’ailleurs le cas car tout son corps était tendu dans l’attente d’une confrontation.

    - Pauvre est l’ignorance, mais médiocre est le savoir … Car celui qui ignore mais fait, mérite au moins la pitié… Mais vous … Vous ne méritez rien. Car vous savez ce que vous faites et pourquoi vous le faite. Assassine que vous êtes.


    La haine et la rage se confrontaient. Un duel du regard. Elle tenait bon malgré que ses yeux … Ne pas craquer. Ne pas fuir. Ne Jamais Fuir ! Il en était hors de questions. Comment osait-il ?! Un tel affront ! De telles paroles !

    - Les mains souillées de sang, de devraient pas se tendre vers ceux qu’elles ont condamnés …

    Elle en fut un instant choquée. Son masque n’était plus qu’un vague souvenir. S’était bien Roxane qui ne cachaient plus rien, ne contrôlait plus rien. Cet homme avait réussi une prouesse. Il avait brisé son masque d’un tour de passe-passe mais avait une éveillé un flot indomptable en elle. La jeune femme ne comptait pas en rester là. Elle revient sur ses pas et se planta devant lui, leur corps aurait presque plus se toucher tant il était proche. Elle plongea son regard dans le sien, affrontant son regard sans broncher. Sa rage était telle qu’elle aurait été capable de n’importe quelle folie. La preuve, elle en oubliait toute prudence et se permettait d’ainsi se tenir près de l’animal blessé, d’oser le défier et l’attaquer alors qu’elle était elle-même piégé. Et pourtant, elle arriva un se maitriser assez pour ne pas lui cracher à la figure sa réponse avec les mêmes intonations cinglantes que lui. Elle articula bien toutes ses paroles comme si ainsi, elle pouvait bien lui faire comprendre le message :

    - Et bien excusez moi de ne pas être à la hauteur des apparences. Cela vous apprendra à juger que sur ce qu’une personne laisse voir d’elle. Mais je ne suis PAS une ENFANT. Peut être suis-je moins « cultivée et sage » que vous mais si je suis une enfant vous n’êtes guère plus qu’un adolescent ! Ou alors c’est que vous refusez de voir la vérité dans mes dires. Car c’est bien connu, celui qui ne peut se défendre préfère attaquer. Et oui, ce que je dois faire est bien détruire, détruire pour mieux protéger. L’humanité dites vous … Les humains. Nous ne sommes que des bêtes, et des bêtes avec une conscience sont encore plus dangereuses. Tuer. Oui, je tuerais, autant qu’il le faudra pour mon but. Je ne piétinerais rien. Je détruirais ce qui doit être détruit. Car ceux qu’on qui je me bats ne se sont pas gênés et continuent sans honte. Pour dieu … Il n’y a pas de dieux sur cette terre ou dans ce monde ! Ou alors il ne mérite pas d’être appeler ainsi car se ne serait pas un dieu mais un diable ! Mais et vous ?! Oserez-vous me regarder droit dans les yeux en me disant que vous n’avez atteint à la vie d’autrui d’une quelconque manière ? ! N’avez-vous pas provoqué la perte de quelqu’un ?! Prétendez-vous être un ange aux mains immaculé ?! Mais oui, bien sur, vous êtes supérieur aux autres ! Vous valez certainement mieux qu’eux ! Je me fiche de ce que je mérite ou non ! Je n’attends rien de vous ou des autres ! Bien sur que je sais ce que je fais et le pourquoi je le fais ! Et vous, ne le savez vous pas ? Allez y, montrer moi le masque de l’innocence, de tout façon votre regard parle pour vous. Vous ne savez pas qui je suis et ce que j’ai fait, comment pouvez alors m’accusez de tendre la main à quelqu’un que j’ai condamné ! Si je l’ai condamné, je préfèrerais l’achever sans que ma main ne trembla plutôt que la lui tendre ! Alors taisez-vous ! Vous n’êtes pas en état de me tenir de tels propos. Ce que je vois, moi, c’est que vous êtes perdu, vous cherchez à fuir ou comprendre quelque chose, peut être vous cherchez vous, vous-même. Je n’en sais rien. Je suppose, je tâtonne, je devine. Mais ne portez pas un tel jugement sur une personne dont vous ne connaissez ni la passé ni le futur pas même le présent. De plus vous avez refusé cette main tendue, aussi souillé soit elle, elle aurait pu vous être utile. Si vous êtes trop faible pour l’accepter ou reconnaître que vous avez eu tord de la repoussé, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. Maintenant laissez moi vu que vous me soutenez ne pas avoir besoin de moi et je vous serez gré de ne plus m’adresser la parole sur ce ton.

    Elle avait finit par se calmer et paraissez soudainement las. Elle en avait trop dit. Ça n’engageait qu’elle mais elle en avait trop dit. Il pouvait aller dire à tout le monde qui elle était. Elle soupira en se passant la main dans les cheveux en reculant de quelques pas, le regard baissé. Il l’avait ébranlé. Sa main quitta sa chevelure pour serrer fermement son pendentif dans ses mains comme s’il pouvait lui être d’un quelconque secours ou soutient. D’ailleurs cela sembla tout de suite aller mieux car la jeune femme releva ses yeux ayant retrouvé un calme temporaire dans ceux de l’inconnu. Après l’acte, les conséquences. Elle les attendait, paraissant bien silencieuse après le long monologue survolté. Elle allait les affronter. Ce qui était fait, était fait. Maintenant, il fallait allait de l’avant et qui sait, peut être cela se sera-t-il pas si dramatique ? Du moins, c’est ce qu’elle espérait. De plus, elle éprouvait un brin de fierté à lui avoir ainsi tenu tête car elle n'avait qu'un mot pour le qualifier. Effrayant. S'était ce que lui inspirait cet homme. En attendant, elle guetta sa réaction avec quand même une certaine appréhension qu'elle cacha derrière le masque qu'elle se reforgeait.


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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Lun 7 Mai 2012 - 18:33

    Combien de fois avait-il vécu cette scène ? Combien de fois avait-il vu ses mots frapper assez juste pour faire ployer le plus hautain des ports de tête ? Combien de dos féminins, comme masculins avait il aperçu ainsi se détourner, et repartir l’égaux boiteux ?
    Le temps qu’il avait vécu lui en avait fait perdre le compte… Mais il semblait bien que certaines choses ne changeaient pas… Que malgré les lambeaux de son âme qu’il avait laissé pourrir contre la froideur de ses chaines, il avait su garder ce qui avait toujours constitué sa plus grande force ; sa rhétorique.

    Son cœur battait fort. Son corps entier se tendit et s’étira, alors qu’elle revenait à la charge. Elle avait ce pas déterminé et gracile qui faisait onduler tout son corps comme si elle eût été une panthère prête à bondir.

    Toujours le claquement régulier de ses maudits talons ! Il serra la mâchoire.

    D’une enjambée furibonde, elle viola l’espace privé du successeur, et, en levant le menton avec toute l’arrogance dont elle était capable, elle ficha son regard impétueux dans le sien… Cherchait-elle à lui prouver qu’elle n’avait pas peur de lui ?

    Mais c’était faux. Il avait touché. Il avait ébranlé. Et la voilà, haussée sur ses hauts talons, partir à la l’assaut d’une guerre verbale qu’elle ne pouvait gagner.

    Il fut un temps, il l’aurait trouvé touchante…Mais aujourd’hui, il se découvrait un cœur sec et froid, incapable d’une telle empathie.

    Il fut un temps, il aurait tenté de la calmer. Il aurait usé de son charme, pour mieux l’amadouer et la séduire. Il aurait feint de s’intéresser à cette parure d’ambre à laquelle elle se raccrochait, comme un enfant à son doudou. Puis… Il l’aurait retourné contre ses propres idéaux. Il l’aurait judicieusement convaincu, et rallié à sa cause. Voilà ce qu’il aurait fait ; reconnaître en elle un atout, un objet, dont il aurait pu se servir.

    Mais aujourd’hui, son œil sombre abordait la chose d’un angle différent. Son cœur, devenu inerte, n’arrivait plus à s’attendrir de l’émoi de camouflé derrière l’étincelle ambré des grands yeux fascinants de la demoiselle.

    Si certaines choses ne changent pas, d’autres se laissent volontiers enterrer à jamais …

    Ses paupières se fermèrent, et ses narines se dilatèrent pour prendre une inspiration profonde. Pour humer son parfum ? S’inciter au calme, ou simplement, par soulagement de retrouver son espace vital, alors qu’elle reculait ?
    Peut être un mélange de tout cela.

    Il avait écouté chaque mot, remarqué comment, à des moments elle s’était enlisée dans une argumentation bancale, mais à d’autre, avait sût effleurer la vérité.
    Il avait constaté que son cœur ne s’était à aucun moment serré, et qu’il avait sut ne rien montrer de ce qu’elle aurait pu éveiller en lui. Son esprit cuirassé avait absorbé les reproches, simplement, comme si ils eussent été phrases sans importance…
    Cette étrange résistance, c’était à « elle » qu’il la devait. « Elle » si redoutable, qui avait réussit à attendre ce que personne n’avait jamais touché en lui… Mais l’esprit comme le corps, n’oubli jamais une invasion. L’esprit comme le corps possède des armes destinées à assurer sa survie... Le sien avait apparemment sut faire ce qu’il fallait, car son visage resta impassible sous les assauts verbales qu’elle lui jetait.

    Après ce cours instant de réflexion son regard, ayant reprit son apparence humaine, semblait plus calme, bien qu’il transpirât toujours d’une austérité sincère. A son tour, il fit un pas en arrière, et alors qu’elle attendait sa réaction, il écarta ses largues paumes et les tourna vers le ciel. Sa tête s’inclina vers l’arrière alors que ses paupières se tenaient mis closes, dans une attitude théâtrale.
    Sa voix s’éleva dans un murmure rauque :


    « Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
    Au fond d’un monument construit en marbre noir,
    Et lorsque tu n’auras pour alcôve et manoir
    Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse creuse ;
    Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
    Et tes flancs qu’assouplit un charmant nonchaloir,
    Empêchera ton cœur de battre et de vouloir,
    Et tes pieds de courir leur course aventureuse,
    Le tombeau, confident de mon rêve infini
    (Car le tombeau toujours comprendra le poète),
    Durant ces grandes nuits d’où le somme est banni,
    Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
    De n’avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
    - Et le ver rongera ta peau comme un remords. »
    *
    Lentement il joignit les mains en signe de prière, et poussa soupir déchirant. Puis brusquement, l'abysse sombre de ses prunelles happât le regard de "celle-qui-avait-tué" .

    -Aventureuse et assassine, qui parle trop … Bien trop. Ces mots que vous avez prononcé « mon enfant », je n’aurais pas dût les entendre… Cette rencontre est de trop. Pour moi … Comme pour vous.

    Annonça-t-il gravement.
    Plus tard, lorsqu’il repenserait à tout ça, il se demanderait si cela n’avait pas était au contraire inévitable et essentiel. Cette rencontre, et l’échange de ses paroles, à l’instant même où on lui avait rendu sa liberté, cela ne pouvait être le fruit du hasard…
    Il songerait à la façon dont son esprit, avait abordait la chose, à la façon dont cela avait conduit à la stabilisation de celui qu’il deviendrait… Il se demanderait, si cette femme, en fin de compte n’avait pas était l’élément indispensable à la construction de son nouveau visage.

    Mais à cet instant son ressentit était autre.


    -Vous vous demandez quel est mon vrai visage ? Laissez-moi vous répondre qui n’est pas plus complexe que celui que je vous présente. Mais peut être, au lieu de vous attarder sur le visage, deviez vous vous inquiéter de l’homme lui-même …? Dans ce cas laissez-moi-vous prévenir que l’homme que je suis, attirera bientôt journalistes et policiers. Si vous pensez que j’aurais remords à vous livrer pour vos aveux, vous vous trompez… Alors laisser moi avoir la clémence de vous conseiller de vous taire. Simple question de bon sens, lorsque l’on veut, et que l’on sait se protéger…

    Un silence. Sa respiration devint presque difficile. Il était … fatigué, et tellement las.
    Un instant, il détourna les yeux, et fixa la rue de l’angle… Subitement, son profil fut celui d’un homme usé, roués par la vie de coups impitoyables. Ses yeux s’étaient perdus ailleurs… Il l’avait oublié...


    -Se taire pour protéger …

    Murmura-t-il, pour lui-même cette fois.


*Poème de Charles Baudelaire
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Isis
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mar 8 Mai 2012 - 0:21

    Il s’était passé quelques jours depuis son entretien avec le vampire. Isis avait dû se résoudre à une évidence, Raphaël ne l’accompagnerait pas cette fois-ci. Elle avait dit qu’elle lui laisserait un peu de temps pour y réfléchir, pour reconsidérer son « offre », mais elle avait fini par lui concéder ce refus. Choix qu’elle respectait et qu’elle comprenait. Certaines affaires d’ordre hybride n’étaient pas du ressort des vampires, surtout lorsqu’il s’agissait de s’opposer clairement aux chasseurs. Elle devrait y aller seule.
    Alors elle avait réfléchi et pensé. Etait-il prudent de partir à la rescousse de Maximus ? Non, évidemment. Cela valait-il la peine qu’elle le cherche alors qu’il était sûrement déjà mort ? Bien sûr que oui. Et si elle finissait par le retrouver, qui plus est en vie, serait-elle capable de mener à bien sa mission sans que leur âme ne périsse entre les mains des hérétiques ? C’était moins certain.

    « Peut-on se permettre de risquer sa vie et d’abandonner son peuple pour un seul homme ? »

    - On ne peut pas, on doit. Si on en abandonne un, on en abandonnera un autre. Et ainsi le peuple se sera éteint, et le roi, esseulé, ne pourra que regretter de n’avoir point agi.

    Elle avait soupiré en croisant le regard du chat. Celui ne devait certainement rien comprendre de ce qu’elle disait. Mais elle, elle savait. Elle savait que, bien que ce soit une folie, elle n’arriverait plus à se regarder en face si elle ne faisait rien. Elle n’oserait plus espérer retrouver son statut officiel, si elle laissait l’un des siens aux mains des moutons de Dieu. Certes, Maximus était seigneur des eaux, mais Isis était Mère des hybrides, en quelque sorte. Elle était certainement la plus vieille hybride encore en vie à ce jour. Bien plus qu’un devoir étatique, bien plus qu’un devoir d’étique, c’était une obligation maternelle. On n’abandonne pas un enfant. On protège sa « famille ».

    - Allez, on y va le chat.

    Ce soir, elle se rendait au Midnight pour révéler son plan d’action à Raphaël. Elle lui laisserait également une lettre rédigée à l’attention de sa chair et de son sang. Allen était en Afrique en ce moment, s’il revenait orphelin d’une mère, il avait le droit de savoir. Elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle l’aurait encore une fois abandonné, même si la première fois elle l’avait fait pour son bien.

    Elle avait embarqué le chat avec elle, car c’est lui qui la mènerait jusqu’à Maximus, puisqu’ils étaient liés par cet étrange pouvoir dont elle avait brisé les liens. Elle était parée à l’attaque. Armée pour foncer au front.

    Elle était entrée dans le quartier à présent sécurisé, elle ne tarderait pas à arriver. C’est là que le chat commença à s’agiter. Il émit de vifs miaulements rauques. Il s’était débattu frénétiquement pour sauter de ses bras jusqu’au sol, avait posé ses yeux verts sur son visage, miaulé une énième fois d’un air autoritaire, et avait filé.

    *Maximilien.*

    Elle s’était mise à courir derrière lui. Le chat avait ressenti la présence de son maître, elle en était certaine à présent. Et bien qu’elle ne croit pas en Dieu, l’égyptienne avait prié du plus profond de son être pour ne pas se retrouver nez à nez avec le cadavre de l’Ancien.

    *Faites qu’il soit en vie…*

    Les battements de son cœur devenaient de plus en plus assourdissants au fil de sa course. Palpitations qui l’empêchaient de respirer convenablement, qui lui laissaient un goût amer de déjà vu. Une tension aussi pesante que lorsque vous vous retrouvez coincés entre deux obstacles. Puis elle y arriva enfin…

    - Maa..

    Elle n’entendit pas ce qu’ils se disaient, comme elle ne termina pas son mot. La réaction fut automatique lorsqu’elle distingua d’entrée de jeu la silhouette d’une femme à trois mètres de l’hybride. Elle fusa jusqu’à leur hauteur, et envoya valser la jeune femme sur le côté avant de la saisir par le cou en la plaquant contre le mur.

    - Toi ! Qu’est-ce que tu lui as fait ?!

    Ses doigts se resserrèrent autour du cou de cette fille, qu’elle prenait à l’évidence pour un agresseur, et peut-être pour celle qui était à l’origine de l’enlèvement de Maximus.
    Mais quelque chose ne collait pas. Elle avait les cheveux beaucoup plus longs que la femme sur la photo.

    Pendant ce temps, le chat avait sauté dans les bras de son maître, et sa joie de le retrouver contrastait avec la colère jaillissante de la femme scorpion.


[HRP : Rappel pour Roxane : Isis a le pouvoir de force accrue.]

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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Lun 14 Mai 2012 - 21:33

    Inspiration. Expiration. Ne jamais sous-estimé son adversaire m’avais-tu appris … Je crains avoir failli à tes conseils malgré que celui-ci soit un de premier que tu eus cherché à m’inculquer car si une personne sous estime son adversaire, elle peut tout aussi bien signer son arrêt de mort. Pourtant Roxanne avait retrouvé son calme et semblait pas soucieuse de son sort. Elle regardait même l’homme avec une certaine curiosité, après tout, ce n’était pas tous les jours – en fait, il était même me premier – à avoir brisé son masque et surtout avec une facilité déconcertante … En fait, cela sembla même plaire à la serveuse, savoir ses faiblesses s’était avoir la possibilité d’y remédier et elle comptait bien le faire. Malgré qu’il y allait y avoir le chapitre conséquence, la jeune femme se savait assez intelligente pour y remédier … Et ce, quelque soit le moyen à employer. Finalement, elle pensa même que cette rencontre avait du bon … Trouver quelqu’un de meilleur qu’elle était rare et malgré sa position d’infériorité, cela ne la frustra pas plus que ça. Elle ne ressentit même pas le besoin de se venger de l’affront, sa colère et haine déjà oublier … Non, cet homme créait une irascible curiosité. Qui était-il ? Que cachait-il ? Elle le voyait un peu comme un défi. Roxanne n’avait qu’une envie, s’était de pousser à bout l’inconnu, tester les limites. Elle voulait voir ses mots chercher les failles, tâtonner du bout de leur lance le mur qu’il avait érigé autour de son cœur. Elle désirait voir ce masque tombé, voir les sentiments fuser dans son regard vide et lointain. Il n’était pas fou. Il n’était pas malade. Il était quelque chose d’autre d’indéfinissable mais il était bel et bien humain enfin ... pas un animal quoi.

    La serveuse avait remarqué à plusieurs reprises que le bruit de ses talons semblait éveiller quelque chose de pénible chez lui. Cela était inscrit sur le front de l’homme. Toujours une observation poussée qui ne loupait aucun détail même insignifiant allant du battement de style aux gestes et aux paroles. D’ailleurs il n’y avait plus aucune trace de crainte dans son regard ni de toutes autres choses pouvant faire penser qu’elle se sentait intimider. Au contraire, elle semblait pour le moins détendu si on pu dire … Le visage impassible avait été mis de côté, à quoi bon garder quelque chose qui était désormais inutile.

    Tient Monsieur se mettait au théâtre ? Un haussement de sourcil indiqua qu’elle se demandait ce qu’il allait encore lui réserver comme surprise. Attention, le messie allait apporter la parole divine, paumes tournées vers les cieux pour recevoir leur message et ainsi pouvoir le transmettre à la pauvre mortelle égarée qu’elle était :


    « Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
    Au fond d’un monument construit en marbre noir,
    Et lorsque tu n’auras pour alcôve et manoir
    Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse creuse ;
    Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
    Et tes flancs qu’assouplit un charmant nonchaloir,
    Empêchera ton cœur de battre et de vouloir,
    Et tes pieds de courir leur course aventureuse,
    Le tombeau, confident de mon rêve infini
    (Car le tombeau toujours comprendra le poète),
    Durant ces grandes nuits d’où le somme est banni,
    Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
    De n’avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
    - Et le ver rongera ta peau comme un remords. »


    Un sourire amusé s’étira sur ses lèvres. Elle était séduite. Monsieur était également cultivé en plus. Voilà quelque chose d’intéressant et de très plaisant. Et qui lui donnait encore plus envie d’en apprendre sur lui … Dommage qu’elle n’avait pas son nom … Elle aurait pu faire des recherches quoi que … Seul une image suffisait de nos jours. Enfin, en attendant, elle le trouvait trop pieux et trop théâtrale. L’idée du chasseur revient la titiller. Se serait vraiment déplaisant d’avoir à se débarrasser de lui. Son regard le sonda alors qu’il avait finalement capté à nouveau ses yeux :

    -Aventureuse et assassine, qui parle trop … Bien trop. Ces mots que vous avez prononcé « mon enfant », je n’aurais pas dût les entendre… Cette rencontre est de trop. Pour moi … Comme pour vous.


    Il avait tord et raison. Une rencontre n’est jamais de trop ou de moins. Elle est juste un concours de circonstance. Elle est ce quelle est et ne peut être évité. Au contraire, Roxanne trouvait que cette rencontre était importante et décisive. Son sourire ne disparut pas. Elle se tenait droite et maîtresse d’elle. Le mot enfant ne la fit pas bondir et encore moins son nouveau rang. Aventureuse, oui. L’adrénaline, le danger, il n’y avait que ça de vrai et assassine, pourquoi se cacher d’un acte que beaucoup avait commis ?

    -Vous vous demandez quel est mon vrai visage ? Laissez-moi vous répondre qui n’est pas plus complexe que celui que je vous présente. Mais peut être, au lieu de vous attarder sur le visage, deviez vous vous inquiéter de l’homme lui-même …? Dans ce cas laissez-moi-vous prévenir que l’homme que je suis, attirera bientôt journalistes et policiers. Si vous pensez que j’aurais remords à vous livrer pour vos aveux, vous vous trompez… Alors laisser moi avoir la clémence de vous conseiller de vous taire. Simple question de bon sens, lorsque l’on veut, et que l’on sait se protéger…

    Oh mais voilà que Monsieur essayait de l’intimidé … Cela fit s’agrandir son sourire. Tout cela l’amusait au plus au point. Il y avait peu de gens qui lui avaient donné du fil à retordre or elle aimait la complexité. En plus, il venait de lui donner un important renseignement pour découvrir son identité alors qu’il ne savait rien de la sienne. Et puis qui avait dit qu’elle avait envie de se protéger ? Bien sur, elle savait le faire, s’était ce qu’elle faisait au quotidien mais en désirant au plus profond jouer avec la mort, sentir la bouffée d’adrénaline faire voler en éclats toutes les barrières qu’elle s’imposait.

    Elle nota alors sa fatigue soudaine. Son visage se mua doucement. Il était devenu comme ses vieux sages dans les lointains villages africains bien qu’il eut quasi-disparus … Son front plissé était comme le vieux papier froissé et laisser à l’abandon des années. Roxanne voyait un homme las, fatigué comme elle en voyait tant au bar le soir à ruminer leurs pensées. Il était soudainement beaucoup moins impressionnant … En fait, elle aurait quasiment eu pitié de lui.

    Enfin, cela dura quelques secondes tout au plus … Juste le temps d’entendre quelque chose ou quelqu’un derrière elle. Roxanne n’eut ni le temps, ni la vivacité d’esprit de faire un bon de côté pour éviter la quoi ? Elle ne savait même pas comment qualifier cette femme qui venait de violemment la plaquer contre le mur de la ruelle. Celle-ci avait une force herculéenne. Sa première pensée fut : « merde, ma robe va être taché ! », la deuxième était « Je suis dans la merde », la troisième était beaucoup moins glorieuse et légèrement vulgaire « Celle là je vais me la faire ! Et elle me doit une robe neuve ! ». Du moins, si elle arrivait à sortir de ce faux pas. Ses pieds ne touchaient plus sol et son visage vira lentement mais surement vers le rouge … Elle ne capta pas les paroles de cette drôle –ou pas- de femme mais ses intentions étaient claires pour qu’elle les devine aisément … Comme elle devina que cette femme n’était pas humaine …


    *Font tous chier avec leurs pouvoirs de merde. Il est grand temps que la science développe un truc pour nous, pauvre être sous développer qui puisse les empêcher de nous piéger comme des lapins*


    Le temps qu’elle en eut la force et surtout l’oxygène pour, la serveuse chercha à attendre violemment l’inconnue en donnant des coups biens placés en se servant de ses talons. Impossible d’attraper son poignard ainsi … Elle nota ce point à régler également si elle devait s’en sortir. Ce dont elle doutait de plus en plus au fur et à mesure que l’air se raréfia … Ses mains vinrent chercher à desserrer l’étau autour de son cou alors que son corps se fit plus lourd, plus lent. Pas une fois l’idée lui vint d’appeler au secours ni même demander de l’aide à l’homme qu’elle savait là, à les regarder. Non, la seule idée qu’elle avait en tête s’était « Toi ma cocotte, tu me lâches et tu vas t’en manger une dont tu t’en souviendras » ce que son regard brûlant de haine traduisait parfaitement.

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Maximus
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Lun 14 Mai 2012 - 23:01

    Il l’avait sentit venir. Même plus … Il l’avait « ressenti ». Ses pattes foulant le bitume. Son petit cœur palpitant. Son souffle cours…

    Le chat était là. Le chat venait.

    Et tout entier, Maximus se tourna vers lui… Et pourtant … Pourtant il lui fallut bien plus que de le voir pour le réaliser. Il lui fallut sentir ses petites griffes percer le tissu de ses vêtements, il lui fallut sentit sa petite masse se hisser de toutes ses force jusqu’à son torse, il lui fallut sentit sa chaleur et son souffle dans son cou, et enfin, le frottement possessif de sa truffe contre l’angle se son menton, pour enfin comprendre qu’il n’était plus seul… Qu’il ne l’avait jamais été …

    Alors seulement, Maximus s’ouvrit au chat, et le lien affaiblit par la distance, se renoua avec plus de force que jamais.

    Il vacilla presque sous le torrent d’affection que l’âme féline déversa en lui. Et, ce fut seulement à cet instant qu’il comprit que l’animal ne l’avait pas quitté. Que l’animal avait souffert comme lui, d’une torture qui ne lui était pas destinée, mais que jusqu’au bout, il serait restait, pour … « Son humain ».

    D’une main tremblante, Maximus caressa son pelage terne, et sentit les os saillants tendre la peau du félin. Il ferma les yeux, alors que son cœur formulait un pardon inaudible, pour ce qu’il avait laissé faire… Pour le mal qu’il lui avait fait. A lui. Son plus fidèle ami, malgré les apparences. Mais aussi un pardon pour les autres… Les autres auxquels il avait peur de penser…


    ¤ Tu es revenu au chat humain. Tu ne repartiras pas. Plus jamais. Tu as voulu mourir, abandonner le chat !! Mais tu es là à présent. Tu es revenu ! ¤

    Les reproches tordirent les trippes de l’ancien, car au-delà des pensées du chat, il avait « sentit » la peur, et la tristesse que le félin avait ressentit à l’idée d’être abandonné encore. Qu’on se détourne ne lui. Qu’on l’ignore. Qu’on le jette à la porte comme si il n’était rien Qu’on le force à rester dehors, dans le froid. Qu’il soit chassé de la maison. Encore, trahis par les humains. Les maudits humains… Ce fut à cet instant que Maximus comprit :

    *Tes anciens maitres … Ils t’ont abandonné. Mit à la rue… C’est pour cela que tu venais gratté à ma fenêtre ?*

    ¤Les humains traitaient le chat avec gentillesse. Ils lui donnaient toujours trop à manger. Lui faisait des gratouilles toujours quand il le voulait. Mais … Ils ont changeaient… Ils se sont mit à l’ignorer. A oublier de lui donner à manger. A lui donner des coups de pieds. Alors … le chat est partit… Et le chat t’a trouvé… ¤

    *Et le chat m’a choisit … *

    Compléta Maximus, abasourdi de ne comprendre que maintenant cette facette du félin …

    ¤ Oui, le chat t’a choisi. Il t’a trouvé digne de lui. Mais le chat a eut peur que toi aussi l’abandonne. ¤

    *Pourquoi alors n’es tu pas partit ? Comme avec tes anciens propriétaires ? Pourquoi avoir maintenu le lien ? *

    ¤ Parce que, humain… Le chat t’a choisit. Tu lui appartiens. Ce n’était pas à toi de décider de l’abandonner. Si le chat ne veut plus de toi, le chat te chassera …¤

    Comme les humains l’avaient fait avec lui, comprit Maximus. Et étrangement… Il ne fut pas amusé de ce despotisme félin. Le chat était resté avec lui. Il avait accepté de souffrir via le lien… Et il l’avait empêché de mourir… Pas plus d’un aspect, le chat l’avait sauvé…

    Le monde disparut pour lui un instant, alors qu’il enfouissait son visage dans le pelage sombre du chat, et qu’il huma son parfum musqué…


    *Qu’il en soit ainsi… J’accepte de t’appartenir le Chat. Comme j’en ai fait sermon pour tellement d’autres qu’ils le méritent moins que toi … Je suis tiens *

    Ses paupières s’ouvrirent, alors que le chat, grimpant sur son épaule ronronnait avec force. Il tourna alors de nouveau son attention sur ce qui l’entourait. Et c’est alors qu’il vit une nouvelle personne… Une personne qu’il ne s’était pas attendu à voir. Son expression se figea dans l’impassibilité, et pourtant, ses prunelles la fixaient avec une insistance dévorante.

    Il resta là, un instant à la regarder. A les regarder. Sans esquissait le moindre mouvement. Sa respiration devenait profonde à mesure que celle de Roxane s’amenuisait.


    ¤ Ce sont les mâles qui doivent se battent pour les femelles, pas l’inverse. Tu devrais peut être leur dire humain. Elles n’ont pas l’air de le savoir ¤

    Proposa le chat, tout en fixant lui aussi les deux femmes. Une nouvelle fois, Maximus sembla rester sourd. Son regard allait de l’une à l’autre, sans rien ne transparaisse sur son visage. Et enfin, son corps se mit en mouvement. Lentement, il marcha vers elle, ses yeux sombres fixaient la main qu’Isis avait refermée sur la gorge de « celle-qui-avait-tué » comme si le spectacle l’hypnotisait.

    Sa main se leva, et se posa sur le bras d’Isis. Il tourna son regard vers elle. Cligna des paupières, et se décida à affronter son regard azuré.

    -Assez.

    Dit-il simplement, mais fermement.
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Isis
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mer 16 Mai 2012 - 23:22

    Elle fixait les prunelles de la fille aux cheveux bouclés d’un air plein de rage. Et ses mains se resserraient au fur et à mesure qu’elle voyait son visage changer de couleur. Si elle avait espéré obtenir une réponse, elle aurait dû lui laisser la force pour émettre un quelque mot, mais voilà, la reine scorpion était si enragée qu’elle ne dépendait plus de sa raison.
    Quand sa victime chercha à lui asséner des coups de pieds avec les talons de ses chaussures, elle lui bloqua les jambes avec sa main libre. Rien de bien difficile pour elle.
    Mais cette garce avait quand même réussi à laisser une belle griffure sur l’une de ses cuisses mises à nues de part sa position.

    Isis avait, à ce moment-là, de nombreuses idées néfastes quant à l’avenir qu’elle lui réservait. Elle commencerait par lui arracher les yeux, ces yeux qui la défiaient de la lâcher pour se venger. Elle lui raserait ensuite la tête, et lui ferait avaler ses cheveux. Puis elle entaillerait plusieurs parties de son corps en guise de représailles à celle dont elle avait hérité. Ensuite ? Elle hésitait entre plusieurs choses. Mais il faudrait avant tout qu’elle sache pourquoi elle se trouvait auprès de Maximus. S’il s’avérait qu’elle était dans le coup des chasseurs, elle lui promettait une mort d’autant plus lente et douloureuse.

    Et alors que la femme tentait en vain d’atténuer l’emprise de l’hybride autour de son cou, le roi des eaux, qu’elle croyait mort, vint poser sa main sur son bras, laissant émaner de sa bouche un simple mot. Un seul mot, qui pourtant ne laissait d’autre choix de réaction. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle raisonne à nouveau. Boucles d’or ne lui servirait à rien en état cadavérique. Alors, difficilement mais sûrement, Isis finit par desserrer ses doigts autour de son cou, la fixant dans les yeux. Elle ne lâcha pas pour autant tout de suite. Non, avant, elle avait un message à l’attention de celle qui semblait déterminée à vouloir lui rendre sa monnaie de sa pièce.

    °Je vais te lâcher, mais tente quoi que ce soit, et tu pourras te trouver un bon chirurgien plasticien pour te refaire le portrait.°

    Puis elle lâcha d’un coup, la regardant s’effondrer un instant sur le sol, sans une once de désolation dans le regard. Elle se fichait bien de ce qu’il pouvait lui arriver, tant qu’elle n’était pas une hybride ou un vampire. Si elle était chasseresse, elle lui arracherait la tête. Et humaine, elle pouvait bien retourner déambuler dans les rues à la recherche de nouvelles sensations fortes lui faisant oublier les aléas plats et ennuyeux de sa misérable vie de simple être commun.

    C’est à ce moment, une fois sa victime toisée une dernière fois, qu’elle fit face à l’Ancien. Son regard d’eau croisa le sien, sombre, terne, et inexpressif. Elle l’examina de haut en bas, prenant un peu plus conscience de la chance qu’il avait d’être en vie. Où était-il pendant tout ce temps ? Qui était l’auteur de sa torture ? Jusqu’à quel point l’avaient-ils détruit ?...
    Car malgré tout le masque immobile qu’arborait Maximus, Isis remarqua un trait qu’elle n’avait jusque là jamais vu sur son visage. L’impassibilité.

    Dès lors, elle n’osa pas bouger, et ne fit donc aucun mouvement à son égard. Il faut dire qu’elle était aussi partagée entre l’envie d’exploser et de lui demander de l’emmener vers ses agresseurs pour les châtier, l’envie d’abaisser sa muraille d’acier pour fondre en larmes et de relâcher la pression qu’elle avait accumulé, et l’envie de fuir par crainte qu’il lui reproche de ne pas avoir agi assez vite.

    Elle resta là à le fixer pendant quelques instants. Est-ce que c’était vraiment lui ?...

    - …Je craignais de ne jamais te revoir vivant, murmura-t-elle.

    - J’imagine que cette fille n’y est pour rien, n’est-ce pas ? Se tournant vers la fille en question : Je suis désolée, je t’ai malencontreusement confondue, ajouta-t-elle du mieux qu’elle en fut capable.

    Et maintenant ? Qu’est-ce qu’elle était censée faire ? Elle voulait lui tendre la main, mais elle sentait qu’elle n’aurait droit qu’à un déni, qu’il refuserait de la saisir, parce que pendant tout ce temps, il avait été seul. Seul à faire face à des maux dont elle ignorait tout. Seul face à une souffrance qu’elle ne pouvait pas ressentir. Seul avec lui-même, se confondant certainement avec un autre lui plus profondément encré.

    - J’allais venir te chercher tu sais… avoua-t-elle en baissant un peu les yeux.

    °Maximus… Que s’est-il passé…°


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Maximus
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Dim 20 Mai 2012 - 15:48

mp: bon c'est franchement nul à chier, mais après de nombreuses reprise de mon post j'ai pas réussit à faire mieux U.U. J'ai posté avant Roxanne parce que elle avait pas assez à dire sinon^^.
Et aussi quand Mus s'adresse à Isis, il est passé au "tu" contrairement à nos ancien rp, c'est fait exprès ;p



    Il n’avait pas bougé. Il n’avait pas sourit. Il n’avait pas sourcillé. Il l’avait juste libéré de son étreinte pour laisser retomber, mollement, son bras contre son flanc.
    Le silence avait fait le reste à sa place. Il s’était glissé entre eux, le temps des observations, puis s’était laissé briser par les paroles émues de l’ancienne… C’est lui qui avait beaucoup à raconter, mais c’est elle qui parla, et ce, sans qu’à aucun instant il ne semble vouloir la couper.
    Il semblait impassible. Intouchable. Oui intouchable, jusqu’à ce qu’elle vienne s’adresser à lui, esprit contre esprit… Il l’avait à peine sentit venir… Elle s’était glissée « en lui », furtivement, pour aller chercher les réponses à l’endroit même où elles se trouvaient : dans les abymes de sa conscience… Dans l’intimité de son âme.

    Ses traits se crispèrent. Le contact avait beau être léger, à peine une caresse il n’en était pas moins insupportable.
    Il sentit tout son corps échapper à son contrôle, pour se dresser contre l’intrusion.
    Sur son épaule, il sentait le chat partager sa frayeur, et ses petites griffes s’enfoncer dans sa chaire à travers le maigre tissu de son vêtement. Il ferma les yeux et un imperceptiblement tremblement manqua de le faire vaciller.

    Par de nombreuses fois la reine des sables avait provoqué la colère du successeur. Mais … Aujourd’hui, il n’en fut pas ainsi.
    Il inspira profondément : C’était finit. Plus de chaine. Plus de question. Tout ça était finit. Personne n’essaierait de s’en prendre à lui. Personne ne voulait disséquer son esprit pour en extraire des informations. Il pouvait le faire : l’empêcher de voir ce qu’il avait découvert… De voir comment il avait découvert…
    Il raffermit son esprit. Musela ses démons. Et s’adressa à elle par la pensée :

    *Non Isis. Ne fait pas ça. Ne reste pas ici. Ce qu’il c’est passé là bas est mon histoire. Mon fardeau. Ne t’en incombe pas. Tout est finit. *

    Si ses paupières étaient closes, celles du chat ne l’étaient pas… Et ses grandes prunelles d’émeraude la fixaient d’un œil accusateur.

    L’instant de faiblesse était passé… Enfin presque, car il sentait ses limites physique approcher un peu plus chaque seconde.

    -Venir me chercher ? Cela n’aurait rien changé Isis. Lorsque le moineau s’envole, le chat part à la pêche… C’est dans l’ordre des choses… Tu as beaucoup de pouvoirs… Certes. Mais sûrement pas celui de tout orchestrer. De tout changer.

    Dit-il simplement, en se détournant d’elle, pour mieux reposer son attention sur l’humaine. Quoi était-elle ? Une espionne peut être. Une chasseresse se faisant passer pour moins que ça afin de l’espionner. C’était probable. Fort même. On ne l’avait sûrement pas relâché sans pouvoir être sûr de le rattraper quand le moment viendrait.

    Il n’était pas en vie grâce à un excès de compassion…

    Quoi qu’il en soit. Il espérait que si l’humaine était en fait une traitre, on l’avait bien choisit. Qu’elle saurait mentir. Car, il n’aurait pas la force ce soir de la protéger de la mère terrestre et destructrice.

    Mais au fond … Peut être était-elle vraiment ce qu’elle prétendait être … Il ajouta pensif :


    -Quand à notre invitée, il me surprend que son visage ne te soit pas familier… Je la pensais travaillant pour toi. Vos « intentions » à l’égard des hommes qui se disent d’églises semblent se rejoindre… Mais, peut être ai-je mal ouï, mon enfant.

    Il marqua un silence, et un sourire à l’ombre moqueuse courba la finesse de ses lèvres .

    - Vous prétendiez bien, attend comment l’avez vous énoncé déjà ? Ha oui … « Détruire ce qui doit être détruit. Car ceux qu’on qui vous vous battez ne s’étaient pas gênés et continuaient sans honte. Pour dieu …Alors qu’il n’y a pas de dieux sur cette terre ou dans ce monde ».
    Alors, si ses dires sont vrais… Pour qui travaillez-vous ? Etes vous simple mercenaire … Ou plus que ça ?

    Debout, face à elle, une main dans une poche, il la dominait. Son regard, était aussi perçant que celui du chat...
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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Lun 11 Juin 2012 - 20:56

    L’air lui manquait. S'était un fait. Elle ne pouvait ni le nier, ni l'ignorer comme elle aurait pu le faire pour tant d'autre chose. Peu à peu, tout devenait étrangement flou. Les couleurs déjà ternes de sa vie devinrent totalement fades et bientôt des points noirs apparurent dans ses yeux. Certains dise que l’on voit défiler la vie que nous avons vécu lorsque nous frôlons la mort … Soit elle n’était pas en train de mourir -et quand quelqu’un d’une force herculéenne vous étrangle, cela semble improbable- soit il n’y avait tout simplement rien à voir. Au moins, elle n’aurait aucun regret à partir ici et maintenant. Enfin, ici, peut être un peu. La jeune femme aurait souhaité quitter ce monde avec un peu plus de dignité. Bon, elle n’était peut être pas honnête en disant qu’elle n’aurait « aucun regret » mais qui n’en a pas quand vient le moment de tout abandonner sans avoir la sensation d’avoir accompli le but d’une vie. Quoi qu’il en soit, les ténèbres n’allaient pas tarder à l’engloutir vers son repos éternel. Un mot résonna soudainement dans son esprit. D’un seul mot, il lui avait sauvé la vie. Voilà la détestable pensée qui clignotait désagréablement alors que la pression se réduisit. Voilà maintenant qu’elle lui était redevable. Comment de simple ombre dans la nuit, il était devenu un sauveur ?

    Elle ne pu réfléchir plus longtemps à cette question qu’une étrange voix s’infiltra dans son cerveau, de quel droit, on se demande, mais elle était bien là. Ben voyons … Maintenant on ne pouvait même plus se venger en paix ? Et puis qui a dit qu’elle aurait le temps de lui en replacer une après sa vengeance. Enfin bref, la pression disparut soudainement. Elle serait surement retombée tel un chat sur ses "pattes" si seulement ses jambes n’avaient pas été privées de toute force du fait du manque d’air et c’est comme une noyée enfin sortie des eaux qu’elle chercha à récupérer ce qui lui avait tant manqué ces quelques dernières minutes ? Secondes ? Récapitulatif. Un gars sortit de nulle part avec l’aspect d’un cadavre ambulant ayant toute sa tête mais sans l’avoir entièrement et une folle furieuse à la force surhumaine qui était télépathe ou ventriloque qui sait … Quoi d’autre maintenant ?


    « …Je craignais de ne jamais te revoir vivant »

    Oh nooon. On n’allait tout de même pas tombé dans un roman à l’eau de rose tout de même ? N’empêche que ça devenait intéressant. Son cerveau tournait à pleine vapeur pour essayer de compléter et comprendre le puzzle qui se formait peu à peu devant ses yeux. L’état de l’homme indiquait qu’il n’avait pas eu un repas depuis longtemps et son regard … Oui, maintenant elle se rappelait à quoi cela lui faisait penser … A ceux détenus trop longtemps dans des conditions dont on ne peut deviner que les contours sans jamais comprendre le fond et encore moins imaginer la douleur.


    - J’imagine que cette fille n’y est pour rien, n’est-ce pas ? Je suis désolée, je t’ai malencontreusement confondue.

    Mais oui, bien sur, elle allait la croire… ça transperçait tellement de sincérité. Et puis elle pouvait s'adresser à elle directement car si elle avait vraiment commis un crime, elle n'aurait pas chercher à le nier. Confondu de plus ? A moins d’avoir une sœur jumelle cachée, elle avait du mal à s’imaginer qu’on puisse la confondre avec quelqu’un d’autre. Et non, elle n’y était pour rien et puis de tout façon, si cette femme avait deux sous de cervelles, elle aurait bien vite compris qu’en général, on traîne pas longtemps près de sa victime si on ne tient pas à ce que quelqu’un nous fasse la peau ou nous enferme.

    - J’allais venir te chercher tu sais…


    Un jour, viendrait, une pieuse femme partit à la recherche de son amant disparu qu'elle ne pouvait effacer d'un claquement de doigt de ses pensées ... Non, franchement, soyons sérieux. Roxane finit par se redresser en s’époussetant tranquillement, maitrisant ses pulsions assassines. Ah au moins, l’homme restait un minimum gentleman bien qu’il revenait sur le terrain glissant des questions. Maintenant, la serveuse n’était plus impressionnée par cet homme. Elle en connaissait les contours, cela était suffisant. S’était un fin joueur mais cela ne prenait plus à présent. Elle lui sourit poliment comme elle savait si bien faire :

    - Que de questions pour quelqu’un qui me conseille de me taire … Quels étaient vos mots exacts déjà … Ah oui … « Si vous pensez que j’aurais remords à vous livrer pour vos aveux, vous vous trompez… Alors laisser moi avoir la clémence de vous conseiller de vous taire. Simple question de bon sens, lorsque l’on veut, et que l’on sait se protéger… »

    Un sourire désobligeant illumina un peu plus ses traits :


    - De plus, si c’est pour me faire agresser à nouveau par une folle furieuse qui ne sait pas rentrer ses griffes, autant suivre votre conseil et ne rien dire pour me protéger … A moins que vous vouliez jouer au jeu questions/réponses. Je pose une question, vous y répondez, puis vous me posez une question et j’y réponds. Bien sur, rien ne nous assure de la franchise de l’autre et vu que vous semblez déjà douter de ma parole, je ne peux rien pour vous.

    Elle planta son regard droit dans le sien, son sourire disparu alors pour laisser place à un visage neutre et indifférent. Elle ajouta :

    - Et de plus, je ne crois pas me tromper en disant que vous détestez ce jeu à présent. Vous êtes échecs et mat. Mais, étant donné que vous m’avez aidé, je peux au moins vous donnez un indice, un certain homme dit souvent que je suis « une potentielle chasseuse donc on ne peut pas me faire confiance ». Si ça peut vous rassurez, si on ne me donne pas une raison de tuer, je ne vois pas de raisons valables pour le faire …


    Elle lança un regard appuyé vers la tueuse sanguinaire qui se tenait en retrait et qu’elle avait jusque là ignoré. Les dernières pièces du puzzle se mirent en place. Un journaliste, n’était ce pas ce qu’il disait être ? Et Isis ? Oui, voilà que tout était clair. Son regard s’illumina un instant, triomphant. Elle savait maintenant … Un journaliste qui d’un mouvement pouvait faire débarquer n’importe qui devait avoir beaucoup de crédibilité or qui était mieux placé pour cela que Maximilien Chevalerie, ancien directeur de TF1. Homme très respecter dans le milieu et même ailleurs. Elle se souvenait même que son père lui avait plusieurs fois parlé de cette personne. De plus, elle savait par expérience ce qu’il était lui-même. Cela expliquait ce pouvoir d’attraction qu’il exerçait autour de lui et auquel rien ni personne ne résistait … Ou pas. La jeune femme ne se doutait juste pas de l’étendu de ses pouvoirs ni même de sa place au sein des hybrides … mais cela ne saura tarder. Et cette femme qui se faisait appeler Isis. Cela ne pouvait être qu’ELLE. Cette fameuse hybride dont le nom était revenu dans plusieurs conversations dont elle n’avait pu attraper que des morceaux en pleins vol. Une ancienne. Ses parents, en bons hybrides, lui avaient également enseigné aussi certaine chose sur leurs coutumes. Elle n’ignorait donc pas leur existence. Et pour qu’elle obéisse ainsi à cet homme et lui parle aussi respectueusement, presque craintivement, c’est qu’il en était lui-même un.

    Voici où s’arrêtèrent toutes ses suppositions. Et maintenant ? Si cela se révélait juste, comment devait-elle réagir ? Ils étaient hors de question de courber l’échine en signe de soumission mais elle n’irait pas non plus chercher les ennuis, de tout façon, s’était pas contre eux qu’elle avait une dent quoi qu’un peu pour cette Isis. Elle savait son espérance courte, pas besoin de l’écourter un peu plus. Cela devenait de plus intéressant mais également plus dangereux … Il était peut être temps de s’éclipser discrètement … Mais elle ne voulait en aucun cas paraître fuir. Raaah, que s’était compliqué. Et bien, la jeune femme allait faire comme elle l’avait toujours fait. Laisser le hasard guider ses pas mais il y avait une dernière chose à régler :


    - Et cette fille, comme vous dîtes, a tout de même un nom. Roxane De Mylessie. Ainsi vous aurez tout le loisir de faire toutes les recherches que vous voudrez pour satisfaire votre besoin de vous rassurer. Vous pouvez vous présenter si cela vous semble nécessaire maintenant que le voile sur mon identité est levé mais je pense savoir à présent qui vous êtes.


    Et son sourire amusé revient s’installer au coin de la commissure de ses lèvres, concluant ainsi son tour de jeu. A qui le tour ?
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mar 26 Juin 2012 - 2:18

    ‹‹… Tu as beaucoup de pouvoirs… Certes. Mais sûrement pas celui de tout orchestrer. De tout changer. ››

    Tir en A3. Touché.

    Elle écoutait le flot de paroles que débitait Maximilien. Elle avait cessé d’entraver son esprit quand elle avait compris que cela semblait être une torture pour lui. Elle ignorait les maux dont il avait été la victime, elle ignorait l’identité de leur auteur, mais elle savait qu’elle se confrontait à présent à une sorte d’inconnu. Elle avait l’étrange sensation de faire face à une autre personne.

    Cette fille, travaillant pour elle ? Allons, elle était loin d’en avoir le charisme. Peut-être la volonté intérieure, mais ce n’était pas suffisant. Dans le grand théâtre de la vie, chacun joue un rôle, et l’acteur, détenteur de scénarios infinis, peut changer de masque quand bon lui semble.

    Elle, elle ne dérogeait pas à la règle. Si Isis avait coupé les liens spirituels avec l’Ancien aquatique, elle n’avait pas pour autant cessé d’espionner les pensées de la jeune femme qu’elle avait agressée.
    Ses pensées défilaient au fil des mots qu’elle prononçait. Et lorsque son regard se porta sur elle, elle eut une nouvelle envie de la soulever par le cou. Seul son poing droit craqua sous la pression qu’elle exerça sur ce dernier.

    La situation devenait dangereuse. Comment une simple humaine pouvait déduire autant de choses en si peu de temps sans en avoir été informée au préalable ?

    Roxane venait d’abattre ses cartes. En situation de poker, on aurait assimilé son tour de jeu avec une paire de sept en main, alors que le flop délie ses premières cartes en affichant un as, un roi et un cinq. Les joueurs adverses pensent alors maîtriser la partie, et pourtant, au tour suivant, un nouveau sept apparaît. Celui a priori le plus faible devient alors celui qui a le plus haut taux de réussite. Brelan.

    Ce fut au tour du scorpion.

    Il m’est d’avis que si vous étiez aussi forte que vous voulez le faire paraître, vous auriez réfléchi à deux fois avant de penser en notre présence. Et surtout en la mienne. Voyez-vous, chère Roxane, il ne suffit pas d’élucider une énigme pour lever le voile sur un mystère. Au contraire, on a tendance à se surestimer après cela. Mais bien souvent un nouveau problème se lève. A présent, à quoi servirait-il de se présenter puisque vous croyez déjà savoir qui l’on est ? Seulement, vous n’avez que des noms et des suppositions, et vous ignorez jusqu’où peut s’étendre le vice.

    Elle avait parlé sans prendre la peine de la regarder. En même temps, elle avait pianoté sur les touches de son portable pour envoyer un SMS à l’attention d’une de ses recrues, lui demandant d’appeler les urgences pour envoyer une ambulance à l’adresse où ils se trouvaient. Il fallait que Maximus aille à l’hôpital, et nul doute qu’il aurait été réticent à cette idée s’il avait su qu’elle prévoyait de l’y envoyer. Elle prévint aussi Raphaël, l'informant qu'elle partait à l'hôpital.
    Elle reprit, la regardant cette fois-ci.

    Libre à vous de passer plus vaillante que vous ne l'êtes face à des êtres auxquels vous ne pouvez rien comprendre. A trop vouloir manger de sucreries, on finit par avoir des caries. Et bien souvent l’on s’échoue à s’aventurer en territoire hostile.

    Elle avait alors porté son regard sur l’orque.

    Sais-tu ce qu’il arrive à celui qui veut porter le monde seul ? Il se retrouve égaré sous l’existence d’autrui, sans jamais pouvoir se défaire du poids qu’il a sur les épaules.

    Les sirènes de l’ambulance retentirent alors, et bientôt, le véhicule urgentiste se garait dans l’intersection, où surgirent deux infirmiers poussant un brancard.

    Tout mammifère a besoin de retrouver la surface pour survivre, comme tout ours a besoin d’hiberner pour son salut. Ce soir tu t’incomberas d’un repos salvateur avant de tomber à bout de force et de traîner ta carcasse au détour d’une nouvelle ruelle à l’aventure d’une prochaine âme perdue qui viendra à ta rencontre.

    Et se tournant vers Roxane à la moitié de sa seconde phrase :

    Toi, tu viens aussi.

    Game over.



[HRP : Bon, je sais pas si les paroles ont beaucoup de sens, mais ça m'a fait triper. xD]

_________________

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Maximus
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Mar 26 Juin 2012 - 20:01

«Que de questions pour quelqu’un qui me conseille de me taire … Quels étaient vos mots exacts déjà … Ah oui … « Si vous pensez que j’aurais remords à vous livrer pour vos aveux, vous vous trompez… Alors laisser moi avoir la clémence de vous conseiller de vous taire. Simple question de bon sens, lorsque l’on veut, et que l’on sait se protéger… »

Les prunelles sombres de l’ancien restèrent impassibles. Et pourtant … Il avait ressentit quelque chose. Elle venait de lui « offrir une résistance », de lui exposer un argument enfin solide. Quelque chose de logique, et de « bien trouvé ». Il avait ouvert une brèche dans son approche, et elle avait su s’y glisser et prendre le dessus. Elle avait su marquer un point. Malgré lui, il n’avait pas éprouvé de blessure face à cette défaite, mais juste … Un certain intérêt.

Jeune elle l’était. Rebelle sans aucun doute. Extrémiste, s’était fort probable. Il aurait dû la mépriser pour tout ça. Pour ses grands airs, et ses lèvres qui lui parlaient comme si elle en savait plus que lui. Il aurait du, d’une bonne gifle la remettre à sa place. Et pourtant il n’arrivait plus à s’abandonner à cette attitude…

Et si Isis persistait à vouloir la faire taire, il n’en était plus de même pour Maximus. Malgré la fatigue, et l’épuisement, son esprit refusait d’ignorait toutes les aspects de cette étrange rencontre. Il aurait dû vouloir se reposer, oublier, se retirer… Mais pendant un court instant sa faculté de raisonnement reprit le dessus…

« De Mylessie » ce nom fusa dans son esprit comme une décharge électrique. Les pièces s’assemblèrent, comme celle d’un puzzle… Il connaissait cette famille. Ou plus précisément il en avait déjà rencontré un. Un homme qu’il était sûr de ne jamais oublier… Car, lorsqu’il l’avait rencontré, lorsqu’il lui parlé, il avait cru faire fasse à une réincarnation de son propre père… Les valeurs archaïques de cette vieille famille française, avaient trouvé un éco chez Maximus à l’époque…
Impossible de dire si cette Roxanne avait le moindre lien de parenté avec ce Fréderic De Mylessie qu’il avait rencontré au Q-G des aquatiques des années plutôt… mais la coïncidence était trop grande. Et Maximus ne croyait pas aux coïncidences. Son intérêt ne s’en retrouva que plus accru.

Et pendant qu’il pensait, Isis, elle avait agit. Les sirènes d’une ambulance le ramenèrent à la réalité. Il comprit aux attitudes autoritaires de la dame des sables qu’elle n’attendait pas de lui le moindre avis sur la question… Il plongea son regard dans le sien et répondit avec calme :


-Je suis flatté de l’importance que tu me donnes Isis. Pourtant … Il ne me semble pas que je sois le nombril du monde, et en cela je ne vois pas en quoi mes « péripéties » en prendraient la masse.

L’ambulance venait de s’arrêter. Il ne la quittait pas du regard.

-Autre évidence ; j’ai beaucoup de respect pour toi… Mais cela n’inclus pas le fait que cela me rend incapable d’agir et penser par moi-même. Je n’ai nulle besoin de tes commandements pour exister, et prendre soin de moi. Seule Octopus pouvait prétendre à de telles attentions à mon égard. Sa mort ma rendu responsable de moi-même, et de bien plus même …
Que tu me considères ou non apte à être un ancien, ne change rien au fait que je le sois.


Il marqua une pause.

-Quand à Roxanne… Elle n’est pas l’une des nôtres, et n’est donc pas non plus soumise à tes ordres.

Ayant presque reprit l’assurance de son ancienne vie il se tourna vers l’humaine et s’adressa à elle avec beaucoup plus de douceur.

-Recevez mes remerciements, Mlle de Mylessie, pour l’aide que vous m’avez apporté.

Etrangement il y avait de la sincérité dans ces mots. Il s’était pourtant montré méprisant en apprenant sa nature de tueuse… Mais quelque chose avait fait basculer son attitude…

-J’aurais cependant encore une chose à vous demander… Un service, gracieusement payé évidemment. Les chats ne sont pas acceptés dans les hôpitaux… Si vous n’éprouver nul réticence envers ces animaux, j’aimerais que vous preniez soin de lui durant ma convalescence … Si vous savez qui je suis, alors vous savez que je suis homme de principe et d’honneur.

Acheva-t-il alors que les médecins s’avançaient vers lui
¤Le chat peut s’occuper de lui-même humain … le chat ne veut plus être loin de toi Humain ¤

*Je le sais mon ami… Mais j’ai besoin d’en savoir plus sur elle… Et ils ne te laisseront pas venir avec moi … Nous ne seront pas séparé longtemps. Je t’en fais la promesse *

L’animal émit un miaulement désapprobateur, mais il perçu la sincérité de son humain, et la vague de confiance qu’il lui prodiguât abattit ses dernières resistances à une condition près :

¤Si elle prend pas bien soin du chat, le chat viendra te retrouver.¤

Contrairement à ce qu’Isis avait cru, il accepta sans résistance les premiers examens auxquelles il fut soumit, bien qu’il resta plus qu’évasif quand aux raisons qu’il l’avait mit dans cet état

-Bien on va vous transférer à l’hôpital. Rien ne semble alarmant, mais vous souffert sûrement de carences nutritives multiples.

L’informa le médecin, avant de se tourner vers le chauffeur pour lui indiquer qu’ils allaient repartir sous peu.

-Ces jeunes femmes viennent avec vous ?
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Roxane de Mylessie
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MessageSujet: Re: Baleine échouée loin de chez elle    Ven 29 Juin 2012 - 23:20

    La jeune femme resta de marbre devant ce discours. Impassible, elle écoutait patiemment ce qu’avait à lui dire cette pseudo joueuse.

    Et oui, malheureusement, quand une personne pense tout savoir et se lance dans de grandes phrases compliquées dont elle ne comprend elle-même pas les tenants et les aboutissants, nous ne pouvons plus l’arrêter et comme nous ne pouvons rien y faire, il ne nous reste plus qu’à écouter – ceci n’est d'ailleurs même pas obligé- le flot de parole en attendant patiemment la fin. A quoi bon répliquer si ce n’est que pour entendre ensuite un autre torrent ? Ou alors il vous faut trouver les mots qui créeront un barrage … Mais il n’empêche que ça reste agaçant d’entre une personne parlée de choses dont elle ne sait rien …

    Alors ainsi, Roxane ne comprenait rien aux hybrides ? Pourtant, elle avait été élevée par une très ancienne famille aquatique qui avait encore dans l’espoir que son animal se révèlerait malgré l’évidence qu’elle n’était certes pas comme eux. Elle en savait donc bien plus que n’importe quel autre humain sur ce sujet. Et plus vaillante qu’elle ne l’est ? Que pouvait savoir cette femme de ses craintes ? Aucune peur, angoisse ne se glissait vicieusement dans ses veines alors qu’elle savait qu’elle avait deux hybrides puissants face à elle. Elle ne craignait pas la mort. Elle ne craignait pas les chasseurs comme eux, ni les hybrides et les vampires restaient un point sans importance pour le moment. Ce n’était pas comme si tous sentiments l’avaient quitté mais plutôt que depuis que les tueurs avaient arrachés sa moitié, tous lui étaient égaux. Vivre. Mourir. Rire. Pleurer. Sentir. Toucher. Aimer.

    Et puis, n’était ce pas plutôt cette ancienne qui se croyaient plus forte qu’autrui, après tout, si elle réfléchissait un peu plus avant de parler, elle ne dévoilerait pas ainsi ses cartes. Car du fait de sa phrase à double sens, la serveuse avait compris que ses pensées n’étaient plus un secret pour la femme. Maintenant, il lui suffisait juste de faire attention aux choses lui venant à l’esprit quoi qu'elle n'eut rien d’extravagant à lui cacher. S’était aussi simple que cela. Non, s'était même encore car si elle pouvait humilier autant qu'elle voulait l'ancienne sans que celle si puisse rien y avoir à redire. En fait, la jeune femme songeait même à chercher un moyen de la faire enrager au possible si ce n'était pas déjà le cas Et tout comme le reste, l’ancienne était dans le faux à son sujet. Bien sur qu’elle n’avait pas encore saisi le mystère bien qu’un voile s’était envolé sinon, pourquoi serait-elle encore là si cela n’avait plus d’intérêt ?

    Et pourquoi se présenter ? Peut être par un souci de politesse futile car après tout, nous sommes toujours entre hommes civilisés et ils convient de se présenter pour mieux faire connaissance. A priori, même ceci, la dite ancienne ne connaissait pas les règles les plus élémentaires de bienséance. Quand à s’échouer en territoire hostile … laissé moi rire … Pour le moment, l’aventureuse était toujours bien debout et en pleine forme, avançant toujours un peu plus dans le territoire dit hostile qui pour le moment, ne l’était pas tant que ça venant d’Isis.

    Pour le reste, elle laissa s’en incomber M.Chevalerie. La jeune femme se permit même un haussement de sourcils inquisiteurs quand il répliqua à sa compagne qu’elle n’avait pas à lui donner d’ordre – qui n’aurait de tout façon, pas été exécuté surtout sur le ton employé- . Roxane ne pu d’ailleurs pas retenir un sourire angélique voulant sans aucun doute dire : Prend toi ça dans les dents, ça t’apprendra peut être à te taire. Mais elle retrouva bien vite un comportement plus neutre pour ne pas mettre plus d'eau dans le gaz bien que se fut tentant.

    Elle se montra même polie et écouta sans broncher ce qu’avait à lui dire l’ancien directeur de TF1. Après tout, quand on ne lui donnait pas de raison pour répliquer, elle savait se tenir à sa place et rester courtoise. Par habitude, elle dissimula parfaitement sa surprise de l’entendre faire une telle proposition bien qu’elle devina parfaitement ce qui l’y avait amené. Décidément, le destin était bien étrange avec elle mais si s’était ainsi, alors pourquoi refuser ? Et puis, ils y gagneraient tout deux, n’est ce pas ? De plus, s’occuper d’un chat n’était pas déplaisant. Elle aimait les animaux qu’elle qui soit, seuls choses au monde auxquelles elle portait une sorte d’affection et un réel intérêt.

    La jeune femme s’accroupit face au félin et lui tendit sa main pour qu’il puisse la sentir aussi longtemps que nécessaire pour la juger. Elle ne doutait pas non plus que celui sentirait l’odeur femelle sur ses mains ayant elle-même un chat dans son appartement. Mais de ce simple fait, elle insinuait aussi autre chose car à présent, l’homme la surplombait totalement. Si les hommes se considéraient encore un peu comme des animaux, cela montrerait quelque part un signe de soumission et d’acceptation. Roxane savait qu’elle n’aurait jamais le dessus sur cette personne alors autant en faire un allié plutôt qu’un ennemi, non ?

    Mais … Car il y avait quand même un mais comme on pouvait s’y attendre de sa part, elle releva les yeux sur lui, un sourire à la fois ironique mais poli, elle répondit sur le ton de plaisanterie :


    - Comme quoi, même une enfant peut aider un vieil homme. J’ai moi-même un chat chez moi. Je ne vois donc d’aucune objection à faire à ce sujet surtout que j’apprécie les maîtres intentionnés.

    Elle avait à apprivoiser un tant soit peur le félin pour, à présent, lui prodiguer quelques grattouilles en connaisseuse … Bon certes, sa chatte n’était pas arrivée là par hasard …

    - Flash Back On -


    Il pleuvait à verse ce jour là. Cela ne faisait même pas un mois que j’étais arrivée ici. Cette ville me déprimait. Ce pays me déprimait. Ce monde me déprimait. Pourquoi étais-je encore là avec cette douleur dont je n’arrivais toujours pas à faire abstraction ? Je marchais sans regarder où j’allais. J’étais trempée jusqu’à l’os mais cela n’avait pas d’importance. Rien n’avait plus d’importance. Et alors un miaulement m’avait fait relever la tête et mon cœur loupa un battement. Si je croyais à la réincarnation alors se tenait devant moi la personne que j’avais tant aimée. Ce chat si efflanquer et ce regard vert mélancolique. Certes Alex était une biche mais ce chat aurait été son portrait craché d’hybride alors j’avais décidé de le ramener chez moi le temps qu’il reprenne des forces. Au final, personne n’est venue le récupérer malgré les annonces et les recherches. S’était de plus une femelle mais même malgré ça, je voyais en cette boule de poil chétive, l’être que j’avais tant chéri. Elle était donc restée chez moi …

    - Flash Back Off -

    La jeune femme s’était tue pendant un long moment d’absence pour final se redresser lentement et annoncer :

    - Pour le moment, je pense qu’il vaut mieux que votre chat vienne chez moi à moins qu’il ait des besoins particuliers …


    Elle griffonna son nom, son adresse et son numéro de téléphone de son écriture soignée avant de le lui tendre :

    - Voici mes coordonnées, histoire d’éviter des peines à vos subalternes afin d’en savoir plus sur moi. Je pense que vous n’avez plus besoin de moi pour le moment, je saisis donc ma chance pour me retirer à présent. Je pense que ça vaudra mieux pour tout le monde.

    Malgré qu’elle n’adressa ni un signe, ni un regard, ni même une parole, cette phrase était bien destinée à l’ancienne restée en retraite. Il était grand temps que le rideau se ferme et que les acteurs fassent leur révérence.

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